‹ Deux copians. Réplique à MM. Fréchette et SauvalleChapitre 26 sur 32 · FAUSSAI BK · texte numérisé non relu

FAUSSAI BK

Pour nie faire trouver en faute, le linrénf., oubliant qu'il avait déjà eité le dernier vers en le nioditiant, vient de le tran.serire exactement tel "[u'il se trouve dans la Voix (Tmi Krilé^ et l'adverbe "lors qui remplace l'adverbe yarfont (|u'on a vu tout à l'heure, le condamne, une fois de plus, comme fîdsificateur imbécile.

Au surplus, qu'on jette un co;i[) d'<ril aux [)-i^'os -1 et 26 du L lAiréat m ut que, et l'on y constatera Toubli stupidc dont je veux parler.

Mais revenons aux com[)araisons faites par ^^a^(• Sauvalle pour M. Frécliette ou [>ar M. Frécbetto pour Marc Sauvalle :

niAl'MAX

XoiH longions des rochers do Iciiillagos couverts ; J)evant iKr.is s'onfuvîiient des ailes éclatantes ; VA les arhrcs. penchés sur les va;j:iics ch:intant(\'<, Senibhiient nous sahicr (K- leurs éventails verts.

VUVTWKVTK

Rasant les ilols \ (u-ts et les dunes <r.>i)al(s,

Dc% vols d'ois(^aux marins s'élrvaitMit d(\s roseaux,

Kt, i)()ur montrer la rt»ute à la pin»uMH> l'nle,

S'enfuyaient en avant

On aui-ait dit <|u'au loin les arhres dr la rive, Va\ ar('(>au.\ parfumés penchés sur sen ehi'inin. Saluaient le lu'i-os.

^^. Fréebelte a [iris U)\\s les \ ers (ju'oii \ient «le lire dans trois strophes d«' la Dcconvcrtiiln Mississipi;

il les a groupés en une seule stanec, pour la comparer avec une des miennes, et l'on peut voir dans le texte originaire du poète national que le premier alexandrin qu'il a cité n'est pas suivi des vers qu'on a vus, mais de ceux-ci :

De méandre en méandre, au fil de l'onde pâle,

Suivre le cours des flots errants.

A son aspect, du sein des iiottantes ramures Montait comme un concert de chants et de murmures, etc.

Maintenant, qu'on relise les vers de la dernière citation que Sauvalle iit pour M. Frécliette ou que M. Frécliette fit pour Sauvalle, et l'on découvrira qu'il n'y a pas là deux désinences qui riment ensemble, ce qui est très rare dans les vers français.

Est-ce assez canaille et assez idiot ?

M. Frécliette a pourtant agi encore plus hardiment et plus sottement pour faire la comparaison

suivante :

CIIAPMAX

On a fait un palais avec des blocs de glace. Son portail est orné (X' étranger floraisons. Du sommet transparent de sa tour l'œil embrasse De séduisants aspects, d'immenses horizons.

Le givre à ses flancs met de folles dentelures ; L'aurore de rubis étoile son cristal ; Et, lorsque le couchant rougit ses crénelurcs, On dirait un tal)leau de conte oriental.

FAUSSAI lŒ 12.')

FEECIIEITK

Des Irimas cristallins rctran.j:e.^/om/<on Dans le cadrj idéal d'ui conte (l'Oiieuf.

Comme on l'a vu, il y a un instant, M. Fréeliette m'a fait écrire dans ma premic're strophe floraisons \)onv Jrondaison s j et, non content de cette falsification, il a [)ris, à la page 167 de la dernière édition de ses Fleurs Borénle^i^ ce vers :

Des IViinas eristallins l\'lran,ue ll.irnison,

et l'a accolé à cet autre :

Dnns le cadre idéal d"nn (•••ut»' d'( )rient,

copiant le dernier vers dans la pièce IjC Saint- Laurrnt^ à la page 41 de sa Lét/c/flc <V an Peuple.

Il a, en puisant dans deux volumes, réussi à former un distiipie ; le disti(pie fait, il Ta falsitié, puis Ta comparé avec deux vers presipie voisins «limon Pdliiis i/r (jlave^ où se ti'ouvent lc\s stroj^lies (pi'on \ient de lire.

Va remart[nez (pic le dernier alexandrin de M. Fréchctte a él(' [)uldi(' ([natrr ans après l'apparition de mon Pnbiis (/<■ (Jlt/rc, (pii t'ul lu [icjnr la preinièi'iî lois dans la P'/lrir de 1SS4, el (pie le Co»irrier if<' CiiiHitlii réédita, l'hiver dernier, à l'occasion du carnaval.

Encore une lois, pe;il-on r\vr plus niaist'inciit ainlaeienx ?

Si toutes ces comparaisons, faites par M. Frécliette pour Sauvalle ou par Sauvalle pour M. Frécliettc, n'étaient pas si fastidieuses, je pourrais continuer à vous démontrer jusqu'où l'on a, dans le LaiiréAt nuinqué, poussé l'audace du faussaire.

Mais je crois en avoir fait plus que suffisamment voir pour établir que j'ai été en butte à une machination plus déshonorante, si c'est possible, que le vol de la Bastille Rouge.

Et c'est avec de pareils moyens que le hiaréat a cru pouvoir refaire sa réputation d'écrivain !

Quoi qu'il en soit, que Af. Fréchette emploie tous les moyens qu'il voudra pour tacher de blaguer le public, il est irrémédiablement coulé.

Il n'y a, il ne peut y avoir qu'une opinion là-dessus dans tout le pays ; et je ne saurais, à ce propos, résister à la tentation de publier une lettre et une fable qu'un de ses anciens admirateurs vient de m'adresser et qui toutes deux interprètent bien, j'en suis sûr, le sentiment public à son égard.

Voici d'abord la lettre :

Ottawa, 3 juillet 1894.

" Monsieur,

" Vous aviez blessé mortellement Fréchettte dans votre livre. Vous êtes en train de l'achever, ou

Page 1