‹ Deux copians. Réplique à MM. Fréchette et SauvalleChapitre 3 sur 32 · UNE REPLIQUE · texte numérisé non relu

UNE REPLIQUE

Aux (lélis <|iie j'ai portés clans l'article qui précède, publié d'abord dans la Vérité, M. Fréch3tto s'est contenté de répondre par un ntnt pour rirr rpii a passé par tous les almanaclis de la France, de la Belgique et du Canada et à Taide d'un mensonge qui ne pouvait passer [)ar d'autre bouche ([Ue la sienne.

11 faut être bien à court de ressources pour recourir il d'aussi [)iëtres moyens, et l'honorable M.Chai»ais a éc-rit dans le Cciirùr iln Cninfiln^ à pi-opos de cette réplique du lauri'at, h's lio-nes (•i-des>i)u> :

'•Voici comment MM. Fréchette, tSauvallc, Koullau<l et Cie répondent aux (h'tis accablants (pic M. C/hapman leur laiu r dans la Vérit'^ :

Le i)()('tr (tnlinairc de la l»arilarir(M-i(\ lo pauvre Cliapman. I)uis(|u"il l'aut ra|»|)('l(>r jiar smi nom. n'est |>as un ehaiieanl.

.liKstiu'aux t\ p(».i:;ra})hes dr lu \i'ri(( «[ui lui j.m. m .1.^ mauvais tours ; e'est l)icMi le coinMe do ludéveine.

Honteux comme un renard qu'une poule aurait pris (ceci est un plagiat éhonté), il se débat comme un diable dans l'eau bénite de Tardivel, sous les cuissons des petites vérités que nous lui avons dites.

Or il écrit : " la suite au prochain numéro ", et le typographe, né malin, lui fait dire : " la faite au prochain numéro".

" A supposer que cette coquille serait authentique, en voilà une forte riposte aux coups droits que M. Chapman porte au Lauréat ci à ses paravents î

" Mais il n'y a pas de coquille. On ne lit au bas de l'article de M. Chapman ni '' la suite,'' ni '' la fuite au prochain numéro." On y lit purement et simplement les mots : " à suivre," imprimés très correctement.

" Faut-il être réduit à qu((( pour descendre à d'aussi pitoyables blagues ?"

M. Tardivel ne fut pas moins sévère relativement à la prétendue coquille.

Qu'on en juge :

" Dans son premier article en réponse à M. Fréchette, publié dans le dernier numéro de la Vérité, M. Chapman porte à l'ami de Sarah et à son paravent Sauvalle plusieurs défis très sérieux qui demandent à être sérieusement relevés si M. Fréchette a quelque souci de sa réputation. Or voici intégrale-

UNK IJÉI'IJQUK 10

ment la réplique des deux copiiins <|iie nous apporte la ]*ntrk de samedi dernier :

Le poMc ()nlinuir(3 de J;i haillargerio, le i-auvri- Chapinan, puisqu'il faut raj)pck'r par sou uoni, n'est j'as un clianrard.

Jusqu'aux typograj lies de Ja l't'//// <|ui lui jouent de mauvais tours ; c'est Iden le eonilde de la d(!;vcine.

Honteux connue un renard qu'une poule aurait pris (ceci est un pla<»iat éhonté), il se débat comme un diaMe dans l'eau bénite de Turdivel, sous les cuisions «les petites vir'dtH que u(ais lui avons dites.

Or il écrit : " Ia,.sNi<V au procliain nunu'ro," et le typogrn- ])lie, né malin, lui fait dire : " la fnilr. au procliain numéro.''

" Se raceroelier à une faute typographique, en pareille circonstance, ce serait déjà un aveu compromettant pour M. Frécliette, car ce serait [U'oclamer qu'il est dans Timpossibilité de relever les défis de son adversaire. Que dire alors du procédé de MM. Fréchette et Sauvalle, qui, n'ayant jias (U^ faute typograpliicpie à laquelle ils puissent se raccrocher, /'// inventent nue; ou plutAt — ear ces gens-là ne peuvent rii'u inventer — on rééditent une (pii traîne dan»; les mois pour rire depuis des années I

'' C'est à peine croyahic, MM. Fivchetlc et Sauvalle ont tout >inii)lenu^nt menti. ^[. CMiapman avait écrit, à la tin de son article, iu)n pas : " L<i suite ^iii prochain ))iiniéro^^^ mais : n i^nivrr. Kt notre tv]io-

ii^raphe a mis à suivre, tel que M. Chapinan l'avait écrit. Chacun peut s'en convaincre en consultant la

Vérité de la semaine dernière, première colonne, cinquième page.

'' En être réduit à mentir pour se faire une contenance ! Pauvre M. Frécliette, que vous êtes bien vide, et surtout que vous êtes bien vidé I "

Oui, M. Frécliette est bien vidé, et il ne reste plus maintenant qu'à empailler cet aigle littéraire dont le vol, naguère encore, le portait si haut, si haut.

Pour taire croire que ce n'était pas lui qui écrivait contre moi les articles que signait Sauvalle, M. Fréchette — quel farceur ! — s'est fait intervieic* r \yàY le paravent numéro deux, tout comme il se fit interviewer par le bon Marc quand <'elui-ci signa l'autobiographie du poète ihf'io/nil dans les 7/o ;/?/// r5 <h( Jour.

Seulement, M. Fréchette avait oul)lié, au moment où il écrivait l'entrevue qu'on lira plus loin, (pie dans son autobiographie il laissait Sauvalle le tutoyer et lui taper sur le ventre, comme le prouvent les lignes suivantes empruntées aux Ifonnitts >l>i Jour :

— Snis-tu ce (iui lu'jiinciic, l''i\'clK>tlt> ? Tu nv d» vim ms. jnniîiis. 11 l'niit (|U<\jo Inssc ton portrait.

— CumnuMit ? Ks tu (1( vciui pliotogrnphc ?

— Non, ce n'est j)as cela : je suis elinrgé par la «linction

des Hommes du Jour d'écrire ta nionographio ; on m'a même demandé ta vie.

— Ilein ?

— Disons ta biographie, mais je n'ai consenti qu'à essayer ton portiait ; veux-tu poser ?

— Ce n'est guère dans mes habitudes.

— Je le sais ; aussi, je n'insiste pas ; seulement tu vas i-iie laisser toute liberté de saisir mes lignes, de guetter mes nuances, et pour cela de te faire parler un peu^ de parler beaucoup moi-même, et aussi de circuler à loisir dans toute la maison, de la cave au grenier, en véritable inquisiteur.

— Mais cela n'intéressera personne.

— Tu te trompes. As-tu la de Goncourt et sa Maison tVnn A rilste f C'est lui-même qui passe en revue ses bibelots et qui dit : '"'En co temps où les choses dont le poète latin a signalé la mélancolique vie latente sont associées si largeinsnt p ir la description littéraire moier.ie à l'histoire de l'humanité, pourquoi n'écrirait-on pas les mémoires des choses au milieu desquelles s'est écoulée une existence d'homme ?

— C'est bon, tu m'as convaincu, j'y consens, mais tu m'es témoin que c'est à mon corps défendant.

Sauvalle avait convaincu M. Fréchette !

Le compëre était à son corps défendant !

Kon, il n'y a rien qui approche pour le cocasse une pareille fumisterie.

Aussi, faudrait-il être revêtu d'une triple cuirasse

IN'TKI.VIEW

do sottise- pour nv pas s'apercevoir (pic tout ce que disent là Sauvalle et son ami a été écrit de la propre main de M. Frécliette, que l'entrevue de l'autobiographie et celle des articles du [»aravent numéro deux ont été inventées l'une et l'autre par le poète n((tional pour tacher de hlaguer mieux le })uljlic.

Au surplus, deux expressions typiques, le cfr<ir (jrand ouvert ()\\ birgfiinnt oniert^ bi nnin largement ouverte ou hirgcmcut toi'/ ne, deux expressions que M. Fréchette ne lâche jamais, avec lesquelles il est, comme on dit, en amour, vont prouver surabondamment mon assertion à ceux qui savent par mon Ij'iiiré((t que le poète notionol est toujours à bout de ressources et ne cesse de rabâcher.

Dans sa première lettre à M. l'ai»!);' l>aillai"gé le hdiréiif disait :

C'est nu moins co «iiio M. l'abbé NaïUd a p:»ru ('(tiuprcn- (Irc, et je ne lui ai pas nihiajê (sic) tine uuiin I nf /entent (Hicei'le.

Dans hi biographie <k' Thonorable M. Laurier, ([ue M. Fréchette a publiée, quelque temps awmt hi sienne, dans le- /fonini' s du J<>>ii\ on lit :

Dans ses relations soeiales J-. lurier n(> pn-.l litMi île son prestijie. Allable et liospitali(M- chez lui. «run eojnnierco elinrniant cliez les autres, la }ieiin v[ Iv rrnr hn/ement oiiirrts à tnus, etc.

Au eonnneneemeiil d'iin artiele «pie l'auteur

iVOn'(j/'nffu.r et Détraqués publia dans la P^'^ /'^ du 17 mars de cette année:

L'éclat de rii\^ qui jaillit clair et sonore des lèvres largonent ouvertes ne peut monter que d'un cœur vibrant et> lui aussi, largement ouvert.

A la tin de la préface écrite par le poète vatlonal pour les Refraiits de Jeu n esse de M. J.-W. l^oitras :

Je salue les Ilefrains (Je Jeunesse, et tends une main largement ouverte à leur très sympathique auteur.

Dans la notice nécrologique de M Jos. Duhamel, publiée dans la Pairie du 27 octobre dernier :

Obligeant â l'extrême, doué d'une charité inépuisable, jamais ami ne fut plus sincère et n' eut ]e couir pi us largement ouvert.

Voyons maintenant si les choses qu'on trouve dans la biographie de M. Fréchette, publiée dans les Honiiiics du Jour, ne sont pas suiiisantes pour établir que c'est lui-même qui a écrit cette biographie :

J'escalade lestement les deux étages, et sur le palier je trouve mon excellent compagnon d'autrefois, qui me tend 'une main largement ouverte.

Son émoticn, comme sa gaieté, est communicative ; le cœur toujours ouvert, la main promptement tendue, etc.

Louifï, le lils aîné, si délicat et si bien élevé; Jeanne,

isrERvitw i.'.>

l'aînée des filles, déjà grandclcttc. jiux yeux hinjenient onverlu, etc.

Mais ce sont les étoiles fran(;ais(*s qu'on y accueille le plus somptueusement et à raur plus /'n-ffemnit ourcrt, etc.

Une autre citation — prise CMicore dans la première lettre (le M. Frécliette à M. l'abbo Baillargv :

Si les coups — et par malheur il ne peut guère en être autrement — ricochent un peu sur certains dr vus confrères. ceu.\-ci ne devront pas s'en prendre A moi. ni:u.s A la i-orneillf qui s'est mriéc d'ahattre des noix. rie.

Comparons à présent les lignes suivantes, détachées de la biographie du l">fré'it, signée, pour la tViine, par Mare Sauvallo :

Mais autant il est inilulg<Mit jiour rignoraut involontaire et sans i)rétention, autant il déteste les (aux savants ou les pédants ([ui pataugent <levant lui. au milieu des i»ellcslettres, comme d( s cnrneiiles (tbattant Jrs nui.i', ett*.

Tous ces rahAchages — (|ui n'a[t[tartiennent (pi";\ M. Fréchette — sont, n'est-ce pus, assez probants pour démontrer que le biurcut a fait son j^ropre éUige dans K's Iluniiin's iln .Jmir,

Oui, il est ('vident pour cehii t|ni (-oiniaît le style rocot'o de NTare Sauvalle (pie c'est le poète iiatioind (pli s'est portraitur(' dans l.i publication de M. Louis Tacht', eomine atissi t-'est lui-m^'ine (pli vient de >r d(^]nier un l>re\'el (rihunirteti' eoinnie /'erivain danles deux derniers articles du pai'av'tit niini.'i-o J.mix.

20 DEUX ( OPAIXS

En tout cas, quand Marc Sauvalle parle à M. Frécliette dans la fameuse biographie, il est familier avec lui jusqu'à lui dire qu'il ne se gênera pas de circuler à loisir dans sa maison, delà caveau grenier^ tandis que, dans la dernière conversation qu'il prétend avoir eue avec le lauréat à mon endroit, il lui parle le front bas et l'échiné courbée.

Mais laissons donc parler les deux copains, pour juger de cela :

31. SaUvalle. — Je me suis permis devenir vous demander quelques nouveaux renseignements au sujet du livre de Cbapman. Est-ce qu'un interview vous ennuierait?

31. Fréchette.— Aucunement, mais je ne crois pas avoir rien à ajouter aux documents imprimés que j'ai déjà mis entre les mains de M. Iloullaud et des vôtres relativement au même sujet. Ne sont-ils pas suffisants?

31. Sauvalle. — Suffisants pour démontrer que le Cliapman s'est gavé dans vos livres comme un étourneau dans un boisseau d'avoine, c'est vrai ; mais n'auriez-vouspas un mot A dire des accusations de plagiat portées contre vous-mômc par cet individu et par l'abbé Baillargé ?

31. Frêchelte. — A quoi bon? j'ai fait connaître pour ce qu'il est l'abbé Baillaigé, dont tout le monde rit aujourd'hui. Pauvre agresseur battu, il se venge comme il peut, le saint prêtre ! (^uant à l'autre, si vous étiez du pays, vous sauriez (j[u'il est assez connu à Montréal et à Québec, depuis nombre d'années, pour être tout à fait inoffensif.

Si Sauvalle était du pays, il saurait que je suis

INTKUVIEU' /

assez connu li Qurbec et à ^foiitival pour C'ti'L' tout à fait inottensif î

Mais Marc nie connaît depuis six ans; et, pas plus tard que le deux ou trois avril dernier, nous nous sommes rencontrés, à Montréal, en face des bureaux de la M'ivcrve, et là le compère m'a félicité d'avoir mis M. Frécliette à sa place : il m'a même remercié d'avoir fait (pic depuis (piekpie temps le ^/^/m(^ dégonflé a cessé (['éclabousser — ce fut son mot — les gens qui ont le tort d'avoir nK>ins de tohns que lui.

Mais revenons à nos deux eo[>ains, et [trettais l'oreille à ce charmant duo :

^^. Savralle. — Eli bien, ^Monsieur, c'est j)récis€nient p.arcc que je suis étranger (iiu\je viens vous priei- de parler, ne seniit-ce que pour la satisl'aclion de la eolonie l'ranraise au Canada, qui n'est i^as au courant du pas.-é, et <|ui vous a. vous le savez, en si haute estime.

]\f. Fr/:(-ln'tte.—Ai.n ce cas, Morsieur, vous pouvtz interroger ; malgré mes répugnances î\ m'occupcr d'un pan il sujet et d'un pareil oiseau, je suis |)rrt à vous rcponili(\

}f. Sauvidlr. — l)'al»ord, savez-vous c(M|ui a jui ilétrruuner chez l'individu c<>tlc haiiK» l'én)Ct'?

.1/. Fréc/iettc. — Kieu dt> précis, Monsieur: ce n'est pas nui faute si l'on s'(st mocpié de lui à l'Académie Irant;aise, où j'avais réussi, la dernière l'ois (|uil m'a parlé', il se traînait il genoux...

M. S((((V(illr. — A genoux '.'

Suivent quelques insinuations qui déslionovcnt celui qui les formule et auxquelles un homme bien élevé ne répond pas.

Après s'être ainsi soulagé quelque peu de la bile que mes critiques lui ont fait faire depuis quelque temps, M. Fréchette continue :

Il m'appelait " grand cœur," dans cos circonstances-là, comme il m'appelait " grand poète" dans ses pièces. Et, confiant dans mon indifférence au sujet de mes vers, il ne se gênait point. Chaque fois que je publiais une pièce, on était sûr d'en voir apparaître la doublure, quelque temps après ; c'en était devenu une farce. Il me suivait à la piste — adoptant par derrière moi non seulement mes expressions, mes idées, mais encore mes sujets, mes opinions, mes titres, jusqu'aux rythmes dont je me servais, le cadre, la charpente, tout. Si je divisais mes pièces par des chiffres, il divisait les siennes par des cliiffres. Si je les divisais par des étoiles, il les divisait par des étoiles. Si je faisais des strophes, il faisait des strophes. Si j'écrivais en rimes plates, il écrivait en rimes plates. Vn hiver il me prend envi-j de ciseler des sonnets, voilà mon homme à gâcher des sonnets. Quand j'ébauchais du paysage, il barbouillait du paysage; quand j'abordais l'épître, il se lançait dans l'épître. Et quand j'essayai du récit, il lit comme moi... il essaya.

Il est vrai que j'ai écrit sur des sujets analogues a ceux qu'avait déjà traités M. Fréchette ; mais je n'y ai certainement pas plagié le poète national; et quelques-unes de mes pièces, que je vais mettre en regard des siennes, vont prouver que raccusation

INTKKVIKW -î'

qui vient d'être portée contre moi est al »soln nient fausse.

Qu'on en juge :

LE PRF:M1KK de L'AN

C'est le premier «le l'an ! Allégresse parti »ut ! On s'aiine, on se caresse, on s'embrasse, on se eh<.ii.... Mais le premier de l'an, pour les petits surtout, Kst un jour d'inefffihlejoie.

Pour les enlants la vie est un céleste accord ; Cliaque nouvelle année au bonheur les invite ; A cet Age naïl'on ne sait pas encore

Comme le temps s'envole vite.

Pour eux point de soucis, nul chagrin n'est i)rof')nd : Ces cœurs que rien ne Idesse ont en eux leur dietanu», Et pourtant qui dira ce (jui se passe au l"<»nd Quchiucfois do la petite âme?

Je connais des parents qui, sur leur seuil joyeux, Ayant vu s'arrêter le spectre au Iront livide, J)G8 sanglots plein la vr)ix, des larmes plein les yeux. Se penclient sur un berceau vide.

Le i)auvreangc est parti, par la mort emporté ; — Pores (jui m'enten«lez, Pieu vous garde les vôtres î — Ils ne b!asj)hrment pas, non, eai- <'n sa bc)!ité Le ciel leur en a donut' d'autres.

Tous trois sont là, groupés au miliiMi de monceaux De cadeaux radieux, — bonbons, tandiours. épéos, Clievaux de bois, soldats de plond», frélc^s bi>reeau\ Où dorment de roses poupées.

Oh ' 1rs Ixtns ciis d(> joi(> ' oh ' la iVanclu' gai té !

Doux échappes du ciel, que je voudrais décrire Ce timbre d'innocence et de sérénité

Qui sonne en votre éclat de rire !

Le cœur gonflé, le père ose à peine parler ! Et, tandis qu'autour d'eux le frais essaim se joue, La pauvre mère est là, triste, et qui sent couler Deux grosses larmes sur sa joue.

— Allons, dit le brave homme, en couvrant de baisers Les petits innocents à la voix de mésanges. Ces jouets sont à vous ; prenez et divisez

Entre vous trois, mes petits anges.

Or, comme l'on faisait quatre parts, étonné : — Pour qui, dit le papa, cette autre part entière? — Et, levant ses grands yeux : — C'est, répondit l'aîné, Pour petit frère au cimetière.

Louis Frécpiette.

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