avait travaillé dans la ville de Man
ut centre de Manchaug, où Elodie T. elle-
‘de L'emploi, en COHIpAaLnu d'une de ses sœurs,
utes deux avaient quitté PAnge-Gardien quelques mois auparavant, à
ssuite d'un de leurs oncles, N., de la mème paroisse, que les agents des
andes manufactures avaient réussi à embaucher avec toute sa famille.
sitôt aprés leur mariage à PAnge-Gardien, Pierre Z. et sa femme
tournent aux Etats-Unis e{ v travaillent encore quelques mois dans les
nes: puis, ils reviennent au Canada et v font l'acquisition d'un terrain
forèt, dans Lu paroissi de Saint-Alphonse de Granbv. encore plus ee GE InoIns défri hée que celle de | \nge-Gardien.!
L'Anee-Gardien n'occupe pas dans Ta vallée une situation aussi
Dll'oisses bol t |: riviere ï | 5 ! n° ost
leuse, on v
dans la zone sablonneuse confinant à Fi montagne. Les terres y sont
« rocheuses et difficiles de culture, Mais vers 1855 ou 1860, ces terres
traient aux colons une produetion spontanée de nature à leur faciliter
istence durant la période pénible du défrichement: le bois. Au début,
s le meilleur bois de construction enlevé, et faute de moyens suf-
nte de communication, on se born à brûler les arbres et à en tirer
à potasse, produit mar ui d'ut ez crande valeur sous un faible
me, Mais à la euite de la construetion dés voies ferrées. les colons
vèrent plus avantageux de disposer des produits de la forêt sous
1 1 } ÿ di: 1 nr r nmhiuce ne de bois de chauffage, i40S ÿ£ ont vendait be Iucoup de ee combus-
leurs terres de FAnge-Gardien et de Saint-Alphonse.
récolté sur Mais finalement c'est de la vente d'écorce de “ pruche qu'ils ont obtenu eunnlémentaires los plus importantes. T'Tfahitant danna
m de “pruche ” à un arbre de la famille des conifères, le sapin du
1L'Ange-Gardien est indiqué sur Ja carte par la lettre “4”
PE
{ til hi } | { { L LL [AE 1 li { } i ul l ‘ irait ol qua { i } Î i } { Cu l l {
pri Hit ul { 1 | i l'an {
! | | | 1 mt { l { | | i dl cu 1 cuitu
\l j il we broudu «ar { { +
i 4 ins où do ( Ma 1 2, y était cta Le bot nié S : do à ; ! LIEN { ! { lun | L ) n Suint-\ln CG cl on i di l clu des {4 it D'autt al { ] nes L | en plus portés à 4 \ Etats-Unis. Mathieu Z ne | rl } nr quelqu ali co el l { { ni s { l ë | 1 eétablhit Ji COIF I est il ifants, cinq filles et ciny garcons: mais 11 se trou
‘ t ittit et l eo l? lomet à \ cioire, Lux 18: puis vent tt us, Edmon lhomas, Honoré, qui n'étaient encore qu'ado
u, les quatre derniers, Emma, Théodore, Louis, Marie, étai
nu dk Aats- Unis avec sa femme, et qui sans doute :cra mi ! ' | de tirer parti du bien par le travail de ses br et | reres et Sœurs, et d'assurer ainsi le maintien du fo fam Mais cette proposition se heurte de part et d'autre à des o jections qui nous font voir à quel point déjà les traditions communa
taires étaient battues en brèche par l'influence des conditions nouvell
et notamment celle du voisinage des centres industriels des Etats-Un Les frères et sœurs de Picrre Z. verraient d'un mauvais œil le bien pa nel passer aux mains de Jeur frère aîné, et d'un autre côté, la 1 femme de Pierre Z. verrait d'un mauvais ail celui se charger du ment d'une rente viagére, en retour du simple droit de ca r que arpents d'une terre rocheuse et difficile d'exploitation.
Ce premier projet n'avant pas abouti, Pierre Z. quitte sa terre de Qeint'AT. L pans s ES + OT UT à
tandis que, de son côté, Mathieu Z. afferme à un étranger la ter
avait voulu donner à son fil: aîné, et ne tarde pas à aller avec sa femn
et ses dix enfants retrouver aux Etats-Unis ce fils aîné. Or hientit
erre Z., dont lu femme, grosse de son deuxième enfant, n’est plus ruère
tat de l'aider à gagner de l'argent dans les manufac tures, concoit Le
ein de retourner au Canad WU Îl'ccaclut ave son pere un marché en
eriu duquel il se substitue dès le printemps suivant au locatair etranger
hd à ferme le bien paternel de l'Ange-Gardien. le pére restant en
Emps aux Etats-Unis avec toute sa famille, Il paraîtruit que ce
pas lune opération très brillante de la part du fils: c'est à partir ce moment, et en vue d’acquitter ce formage exigé par son père, que D À AUFAIL commence 5 soc issor le cou £
C'était dans une ville manufacturière du New-Hampshire que Pierre avait travaillé quelque temps à la suite de ses voyages à [laverstraw, vew York et Panama: c'était dans un petit centre du Massachusetts que ; femme avait séjourné avant leur marie: et c'est à North-Grosvenor.
‘6, dans l'état du Conneeti. ut, que toute a famille émigre en dernier
On sait que le Connecticut est un des états de l'Union américaine 1 la fabrication en grand atelier a pris le plus d'extension depuis cinnte où soixante ans. Eu égard au chiffre de Sa population, le Conteticut est au deuxième rang des cinquante-deux états de l'Union par valeur de l’ensemble des articles fabriqués, ans sa partie nord-est, est traversé par une rivière à cascades, la Quinebaus, le long de lale s'échelonnent plusieurs centres de fabrication d'importance vable: North-Grosvenordale, Grosvenordale, Putnam. Danielson. Brookn, ete.
Nous allons voir que cette vallée de la Quinebaug a tenu beaucoun ice dans la vie de la famille Z. Pierro 2. retou:ic done à l'Angerdien avec sa femme et s’installe sur la terre paternelle, tandis que thieu Z., son père, s'arrange pour gagner le plus d'argent possible e ses enfants à North-Grosvenordale. Naguère sa fille aînée Philo-
était douée d’une force musculaire remarquable, et le père en avait tout le profit possible dans l'exploitation de la ferme. Elle maniait hache du bûcheron avec autant d'aise que ses frères. Au reste, c'était pratique chez les Z. d'exiger des filles à peu près le même travail que hommes, et notamment un frère de Mathieu Z. exploitant une scierie ns PAnge Gardien, mettait ses massives filles à conduire les bœufs qui naient les troncs d'arbres à la scierie, Mais arrivé À North-Grosverdale, Mathieu Z. s’aperçut que sa fille aînée, pour avoir trop travaillé
ferme, était épuisée avant l’âge. Pnie lo travail dans las : res répugnait à Edmond, le deuxième fils. Le père le renvoie chez re 2. à l’Ange-Gardien, ainsi que Philomè: 2, et avec l’aide des huit tres enfants et de sa femme (lui-même et Thomas sur la terre de la "pagnie manufacturière, les autres dans la filature), il réussit à
Éd
se ot
aide 2e LR dé
diese can ban
1,500 dollars
un établissement priéetaire à
bent
.300 ouvrier
la conduite
par semaith
25 chacun par semaine, (| ja filature, La compagnie ava
des logements {teni à l'usage ses emplovés. Ceux-ci
bien libres de se loger aill S ls n'ava pas intérêt à le
les lowements mis à leur disposition par la compagnie étant mieux 4! nawés et se louant moins cher que ceux offerts par de simples particulier comme V. beau-frère de
maison de rapport
n'étaient pas tous sem!
ou contremaitre des simples tisseurs.
Les relations entre tion. dans ces petits een bauv. paraissent avoir été assez cordiales, où du moins ,
cv eet pas produit do sœrèves, comme à F:
Les ouvriers ne SA SONT et Puis, rot api de ceux de centres plus inportants, OFLaHises pour la defense * leurs inter ts, et cela en dépit des efforts tentés dans but par d uents venus tout exprès de Fall River. La population, qui comprend un nombreux groupe de Canadiens
français, S'est 2Toësie récetar nt d'un fort appoint d’émigrants polonais.
es consocutives à Danielson, Pierre Z
Après un séjour (
t sa fanille se déplac
et vont se fixer à Putnain, à &« pt
où huit milles de Dai emior tant le cours de la Quinébausr
Cette année méme, la lai o\ait privée d'un de ses membres les plus
iCULS, par suite du mariage de Joseph, Faiîné des enfants. Mais la mère
filles les plus âgées travaillèrent courageusement à l'usine, tandis que le père, de son CoÛe, t miplovait inen la temps, soit à l'usine, soit dans
DOIS, OÙ 11 EXCTGAIT Son ancien métier de bücheron. A partir de » commencement x dispersion des jeunes, la far ble éprouver nr ficulté à
\ lexpiration d'un an, la famille quitte North-Grosvenordale.
Putnam
un pou plus haut sur la Quinebausg,
la deuxième de es, épouse un ouvrier de fabrique,
ilature de North-Grosvenordale, plus importante
l'emploi à 1.S00 ouvriers, avait en