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XI. — La révocation de Changarnier, « L’empire est fait

La haute situation du général Changarnier investi du double commandement de l’armée de Paris et des gardes nationales de la Seine, son glorieux passé militaire gênait le président de la

République ; il lui était importun de sentir près de lui un homme qui s'était fait à lui-même sa propre gloire. Changarnier était-il d’ailleurs capable de jouer un rôle politique ? c’est un point qui reste douteux. Cependant plusieurs indices témoignant d’une ambition prête à agir éveillaient la juste méfiance du président de la République : il résolut, coûte que coûte, de faire disparaitre Changarnier. Le journal La Patrie, feuille de l'Elysée, publia, pour compromettre le général Changarnier, des instructions données aux troupes sous ses ordres, et d'après lesquelles, l’armée ne devait obéir à aucune réquisition qu'après avoir reçu les ordres du commandant en chef. — Le 3 janvier 1851, Napoléon Bonaparte, fils de Jérôme, demanda à interpeller le ministre de la Guerre sur ces instructions. Le général Schramm, ministre de la Guerre, déclare, que n’ayant pu trouver dans les bureaux du ministère le document dont il s’agit, il demande l’ajournement de linterpellation au lundi suivant afin de pouvoir donner des renseignements exacts sur l’objet de l'interpellation. — L'Assemblée repousse tout ajournement. Le général Changarnier prend alors la parole et explique que dans cette instruction vieille déjà de 27 mois, il prend « toutes les précautions nécessaires pour l’exacte transmission des ordres et pour maintenir l'unité de commandement durant le combat ». L’orateur descend de la tribune au milieu de vifs applaudissements. L'Assemblée, malgré l'opposition de Napoléon Bonaparte, prononce la clôture de la discussion,

et se lève presque tout entière pour voter l’ordre du jour pur et simple. Trois membres seulement se lèvent contre, au milieu de l’hilarité générale. L'Assemblée donnait ainsi au général Changarnier un éclatant témoignage de confiance et de satisfaction : c'était pour le Président une raison de plus de l'enlever de son poste. Le soir même, il demanda aux ministres sa révocation. Quelques ministres, d’abord, puis tous donnèrent leur démission : les uns pour ne pas s’associer à la politique du Président qu’ils blâmaient, les autres, au contraire, pour lui laisser toute sa liberté. — C'était donc encore un ministère qui se retirait à propos d’une question sur laquelle il était d'accord avec l’Assemblée, en désaccord avec le président de la République.

La crise ministérielle a duré jusqu’au 9 janvier 1851, 1e Moniteur du lendemain publie les décrets nommant ministres MM. Drouyn de Lhuys, le général Regnaud de Saint-Jean d’Angély, Théodore Ducos, Magne et Bonjean. Une note de la partie non officielle disait que les démissions de MM. Baroche, Achille Fould, Rouher et de Parieu n'avaient pas été acceptées.

Un décret du même jour (10 janvier 1851), révoquait le général Changarnier de ses fonctions de commandant en chef des gardes nationales de la Seine et de l’armée de Paris. Le jour même où ce décret paraissait au Monileur, M. de Rémusat interpellait le ministère sur les circonstances qui ont amené les modifications ministérielles du 9 janvier et la révocalion du général

Marcombes . 10

Changarnier. « À défaut de ces explications, il faut que l'Assemblée parle. Les circonstances auxquelles je viens de faire allusion lui imposent une conduile au niveau même de la gravité de ces circonstances ; je suis sûr d'avance qu’elle se montrera digne de toute sa mission. Celte Assemblée a sauvé la France; elle n’a laissé à d’autres que l'honneur de la suivre. Je demande donc aux ministres de vouloir bien monter à cette tribune pour expliquer leur politique et l'acte si mémorable qui la caractérise aujourd’hui. »

Le ministre de l'Intérieur, M. Baroche, répond que le gouvernement estsurpris d'être interpellé sur sa politique générale : il continuera celle

qu'il suivait avant le 9 janvier avec le concours de la majorité de l’Assemblée.

M. de Rémusat demande alors que « l’Assemblée se retire immédiatement dans ses bureaux pour nommer une Commission qui propose les résolutions que les circonstances pourraient exiger ». Le ministre de l'Intérieur combat cette proposition comme « portant une souveraine atteinte à la division des pouvoirs qui a été organisée par la Constitution ».

Malgré l’opposition du cabinet, l’Assemblée vole l’urgence sur la proposilion de M. de Rémusat et par trois cent trente voix contre deux cent soixante-treize, son renvoi immédiat dans les bureaux. L'Assemblée, dans ses bureaux, forme une commission dont M. de Broglie est nommé président et M. de Lanjuinais rapporteur. Quelles étaient les mesures que commandait la situation,

et que devait proposer cette commission? L’Assemblée qui était le premier pouvoir de lEtat pouvait en prendre deux : 1° réintégrer le général Changarnier dans son double commandement ; 2° faire retomber sur le président de la République la responsabilité de sa destitution, qui, suivant immédiatement le témoignage éclatant de confiance donné par l’Assemblée au général Changarnier, élait une insolente provocation. La Consüitution proclamait le président de la République responsable, il fallait le metire en accusation; mais les partis réaclionnaires de l’Assemblée, dont les représentants formaient la majorité de la commission, se laissèrent aveugler par leurs convictions monarchiques : ils persistaient malgré tout à voir dans le Président un roi conslitulionnel irresponsable, ils s’acharnèrent contre les ministres, simples agents du président de la République, qui cachait encore sous des apparences de flegme et d'indolence une volonté ferme et persistante qui devait éclater plus tard. Ainsi le président de la République agissait personnellement en invoquant sa responsabilité, et en fait à cause de l'inerlie de l'Assemblée et des traditions monarchiques vivant dans son sein, il était irresponsable. À Paction que lui permeltait la responsabilité de droit, il joignait la sécurité que lui assurait l'irresponsabilité de fait.

Le 14 janvier, M. de Lanjuinais donne lecture de son rapport qu'il termine en proposant à l’Assemblée de prendre la résolution suivante

« L'Assemblée nationale, tout en reconnaissant

que le pouvoir exécutif a le droit incontestable de disposer des commandements militaires, blâme l'usage que le ministère à fait de ce droit et déclare que l’ancien général en chef de l’armée de Paris conserve tous ses titres au témoignage de confiance que l’Assemblée lui a donné dans sa séance du 3 janvier ». Un débat solennel et oraseux s'ouvrit sur ce rapport; il dura quatre jours. Les premiers orateurs de l’Assemblée y prirent la parole : Berryer, Thiers, de Broglie, Cavaignac, Changarnier, Crémieux, Dufaure, de Lanjuinais. Ces orateurs révèlentles prétentions monarchiques du Président; le ministre de l'Intérieur, M. Baroche, riposta en accusant l’Assemblée de conspirations anti-républicaines.

Les discours les plus remarqués, les plus éloquents, les plus incisifs furent ceux de Dufaure et surtout de Thiers. « Que faisait le Président? s’écrie ce dernier, après avoir, dans un de ces élincelants résumés dont il avait le secret, décrit les relations de l’Assemblée avec le Président. Que faisait le Président, lorsqu'il se faisait acclamer par les troupes comme autrefois César par les légions romaines : il destituait le général Changarnier, il divisait les deux pouvoirs, il empiétait sur les droits de l’Assemblée... 11 n’y a que deux pouvoirs au- Jourd’hui dans l'Etat, disait-il en terminant : le pouvoir exécutif et le pouvoir législatif. Si l’Assemblée cède aujourd’hui, il n’y en aura plus qu’un, la forme sera changée; le mot et la forme viendront... quand? cela importe peu; mais ce que vous dites ne pas vouloir, si l’Assemblée

cède, vous l'aurez obtenu aujourd’hui même, il n’y à plus qu'un pouvoir : l'empire est fail (1) ». Ge discours, le mot qui le terminait et qui était pour tous un trait de lumière, produisit une impression profonde. Le lendemain, 18 janvier, la clôture de la discussion était prononcée. Treize ordres du jour sont déposés sur le bureau de l’Assemblée qui accorde la priorité à celui de M. de Sainte- Beuve, qui était un des représentants de la gauche modérée. Pour rallier toutes les voix républicaines, son ordre du jour ne devait pas contenir les regrets que la majorité désirait exprimer en faveur du général Changarnier ; aussi le nom du général n'y était même pas prononcé. Cet ordre du jour était ainsi conçu : « L'Assemblée déclare qu’elle n’a pas confiance dans le ministère et passe à l’ordre du jour ». Get ordre du jour fut adopté par 417 voix contre 278. Le lendemain de ce vote, tous les ministres ont remis leurs démissions entre les mains du président de la République qui les à acceptées (2).

Depuis le 20 décembre 1848, date de l'entrée en fonctions de Louis-Napoléon, c'était le premier ministère qui se retirait devant un vote hostile de l’Assemblée. I fallait former un ministère. Le problème qui se posait pour le Président était celui-ci : Allait-il observer les règles du régime parlementaire, prendre ses ministres dans la majorité devenue hostile, et gouverner, lui responsable, avec

(1) Moniteur du 18 janvier.

(2) Moniteur du 20 janvier 1851.

des ministres hostiles à sa politique, ou bien allait-1l violer les règles du régime parlementaire, prendre ses ministres dans la minorité et de nouveau braver l’Assemblée.

XII. — Le Message du 24 janvier 1851 et le ministère intérimaire.

Le ?4 janvier, le président de la République adressait au président de l’Assemblée nationale le message suivant :

« Monsieur le Président, l'opinion publique, confiante dans la sagesse de l’Assemblée et du gouvernement, ne s’est pas émue des derniers événements. — Néanmoins, la France commence à souffrir d’un désaccord qu’elle déplore. Mon devoir est de faire ce qui dépendra de moi pour en prévenir les résultats fâcheux. L'union des deux pouvoirs est indispensable au repos du pays; mais, comme la Constitulion les a rendus indépendants, la seule condition de cette union est une confiance réciproque. Pénétré de ce sentiment, je respecterai toujours les droits de l’Assemblée en maintenant intactes les prérogatives du pouvoir que je tiens du peuple. Pour ne point prolonger une dissidence pénible, j'ai accepté, après le vote récent de l’Assemblée, la démission d’un ministère qui avait donné au pays et à la cause de l’ordre des gages éclatants de son dévouement. Voulant toutefois reformer un cabinet avec des chances de durée, je ne pouvais prendre ses éléments dans

une majorité née de circonstances exceptionnelles, et je me suis vu, à regret, dans l’impossibilité de trouver une combinaison parmi les membres de la minorité, malgré son importance. Dans cette conjoncture, et après de vaines tentatives, je me suis résolu à former un ministère de transilion, composé d’hommes spéciaux, n’appartenant à aucune fraction de l’Assemblée et décidés à se livrer aux affaires sans préoccupation de parti. Les hommes honorables qui acceptent cette tâche patriotique auront des droits à la reconnaissance du pays... »

Ainsi, le Président déclare : 1° que c’est seulement par esprit de conciliation, par une sorte de concession gracieuse qu'il a accepté la démission d’un ministère contre lequel l'Assemblée avait émis un vote très net de méfiance ; 2° qu’il avait pensé choisir ses nouveaux ministres dans la minorité, et que l’insuccès de ses démarches l'avait seul arrêté ; 3° qu'il constituait un ministère non parlementaire en dehors de la majorité et de la minorité. [Il renonçait donc, d’une manière bien nette, au régime parlementaire, et il en rejetait toute la responsabilité sur l’Assemblée.

Le Moniteur du 25 janvier publie des décrets datés de la veille et nommant ministres MM. de Royer (Justice), Brenier (Affaires étrangères), général Randon (Guerre), contre-amiral Vaillant 4 (Marine et Colonies), Charles Giraud (Instruction publique et Cultes), Schneider (Agriculture et Commerce), de Germiny (Finances), Vaïsse (Intérieur). Seul, de tous les anciens ministres, M. Magne

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conserva son portefeuille, celui des Travaux publics.

XIII. — La dotation; le régime parlementaire attaqué par Montalembert; — La note du « Moniteur » : l’appel au peuple.

La formation du ministère de transition, et surtout les commentaires dont l’accompagnait le Président dans son message, constituait en somme une atteinte à la dignité de l’Assemblée. L’Assemnblée attendait la première occasion pour se venger ; elle s’offrit, à l’occasion d’une demande d’un crédit de un million huit cent mille francs, comme supplément au traitement du président de la République ; semblable crédit avait déjà été accordé en 1850 ; mais cette fois-ci, le rapporteur de la demande, M. Piscatory, en proposa le rejet dans des termes très durs. M. de Montalembert combattit ses conclusions en prenant la défense du président de la République : « Je ne suis, dit-il, ni l'ami, ni le conseiller, ni l'avocat de M. le président de la République : je suis son témoin ». Il rappela ensuite les services rendus par Louis-Napoléon Bonaparte à la cause de l’ordre et de la religion; il montra la sécurité renaissante, et la France revenant enfin à la paix, à la tranquillité, à l'espérance ; il accusa enfin le projet de loi d’une noire ingratitude. Le président de la République était pour lui la seule autorité légitime, puisqu’elle était la seule possible. Enfin il attaqua les institutions parle-

mentaires, la tribune surtout qui, « par son intervention faquine, bavarde, quotidienne, omnipotente et insupportable, inquiète, alarme et mécontente le pays ». De Montälembert à payé ces paroles par vingt ans de silence et de remords cuisants pour son âme de grand orateur libéral. Le 10 février 1851, la demande de crédit supplémentaire pour le président de la République fut répoussée par 396 voix contre 294,

Le président de la République dut s’incliner devant le vote de l’Assemblée, mais il ne l'accepta pas. Dans une note du Moniteur, il déclarait qu'il savait que le « peuple » lui rendait justice et que cela lui suffisait. Cet « appel au peuple » dans la feuille officielle était de nature à effrayer la majorité et à tendre, par conséquent encore davantage, les relations entre le Président et l’Assemblée.

XIV. — Nouveau ministère Faucher-Rouher. Les pétitions pour la revision constitutionnelle.

Cependant cette Assemblée devait, par ses passions réactionnaires, plaire au Président. Elle avait détruit le droit de réunion, baïllonné la presse, mutilé le suffrage universel. La voyant si bien disposée, le Président s'apprêta à lui faire quelques concessions ; il se décida à former un ministère définitif à la place du ministère intérimaire. Ce nouveau ministère est désigné sous le nom de ministère du 10 avril, le Président y fit entrer quelques membres de la majorité. Léon

Faucher (intérieur), Buffet (Agriculture et Commerce), Dombidau de Crouzeilhes (Instruction publique et Cultes), de Chasseloup-Laubat (Marine et colonies). En même temps, il rappelait aux affaires quelques-uns de ses amis personnels qui avaient dû se retirer devant des votes de blâme de l’Assemblée : Rouher (Justice), Baroche (Affaires étrangères), Fould (Finances). Ce ministère apparaissait donc comme un ministère de conciliation. Léon Faucher, dans la déclaration ministérielle dont il donna lecture à l’Assemblée, affirma l’intention du cabinet de gouverner d’accord avec la majorité. M. Léon Faucher promet à la majorité le maintien de la loi du 31 mai 1850 : c'était un premier gage d'union.

Mais il fallait, pour que l’entente devint défini-üive, aboutir à la revision de la Constitution de 1848. Un comité s'était formé, qui avait son siège à la rue des Pyramides (et qu’on appelait, pour celte raison, comité des Pyramides), avec le but d'organiser un vaste mouvement de pétitions. Le ministère ne resta pas étranger à cette campagne ; au contraire, il ordonna aux directeurs des administrations publiques de laisser leurs employés pétitionner ou organiser des pélilions. C'était la pétition officielle.

Un seul point était peu clair dans la politique du gouvernement : c'était la question du maintien de la loi du 31 mai. Le Président voulait qu’on montrât là-dessus la plus grande réserve, et luimême avait toujours évité de s'expliquer : à qui aurait réfléchi cependant, il serait apparu nette-

ment, que vu les dispositions enthousiastes de ja foule à son égard, vu aussi la foi dans sa destinée, le prince-président devait être désireux d’ajouter au presige de la gloire qu’il tenait de son oncle, le prestige de l’acclamation par le peuple, au sens le plus étendu du mot, par le suffrage universel dans sa plénitude.

Nous verrons que la différence de points de vue sur cetle matière entre le Président et son cabinet, amena la retraite de ce dernier.

XV. — Le discours de Dijon. Les assurances de Changarnier. « Mandataires du pays, délibérez en paix. »

Pendant que l’Assemblée, suivant le flot de pétitions dont elle était assaillie, se préparait à étudier la question de la revision constitutionnelle, le Président fit un voyage à Dijon pour inaugurer une section de chemin de fer de Paris à Lyon ; les populations lui firent un accueil enthousiaste, les campagnes l’acclamèrent. Le Président profita de ces dispositions populaires pour découvrir quelque peu ses projels et exposer ses griefs contre l’Assemblée nationale : « Si mon gouvernement n’a pu réaliser toutes les améliorations qu’il avait en vue, il faut s’en prendrè aux manœuvres des factions... Depuis trois ans, on à pu remarquer que j'ai toujours élé secondé par l’Assemblée quand il s’est agi de combattre le désordre par les mesures de compression. Mais lorsque j'ai voulu faire le bien, améliorer le sort des populations, elle m'a

refusé son concours. Si la France reconnaît qu'on n’a pas eu le droit de disposer d’elle sans elle, /a France n’a qu’à le dire, mon courage et mon énerge ne lui manqueront pas ».

La menace contenue dans la fin de ce discours élait si nette, que M. Léon Faucher, ministre de l'Intérieur, la fit disparaître dans la reproduction officielle du Monileur Universel. Mais les auditeurs du prince-président l'avaient entendue, et la France la connaissait : le coup d'Etat semblait imminent, la bourse baissa. A propos d’une discussion sur la Légion d'honneur, le 3 juin, Changarnier essaya de calmer l'émotion que les paroles audacieuses du président de la République avaient soulevée au sein de l’Assemblée : « L’armée profondément pénétrée du sentiment de ses devoirs, du sentiment de sa propre dignité ne dé-

sire pas plus que vous de voir les hontes et les misères du gouvernement des Césars, alternativement proclamés ou changés par des prétoriens en débauche. Personne n'obligera les soldats à marcher contre le droit. On n’entrainerait contre l’Assemblée ni un bataillon, ni une compagnie, ni une escouade et l’on trouverait devant soi les chefs que nos soldats sont accoutumés à suivre sur le chemin du devoir et de l'honneur. Mandalaires du pays, délibérez en paix ». Quelques mois après, ces emphatiques et trop optimistes paroles devaient recevoir des faits un démenti trop éclatant... M. Léon Faucher, ministre de l'Intérieur, déclara ne connaître comme discours de Dijon que le texte expurgé du Moniteur Uni-

versel. À l'unanimité, l’Assemblée condamna la politique personnelle.

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