‹ Deux histoires, 1772-1810Chapitre 35 sur 63 · LA TERREUR · texte numérisé non relu

LA TERREUR

Le duc de Bracciano sortit des Tuileries tout à fait rassuré.

Un moment il avait craint que sa. femme ou la princesse de Montlaur n'eussent dévoilé à l'empereur les ténébreuses machinations auxquelles il voulait employer Jeanne. Mais, réfléchissant au noble caractère de celle-ci, il reconnut combien il avait eu tort de la soupçonner capable d'une (elle lâcheté.

Désormais sûr de l'appui de l'empereur, il ne douta pas qu'avec de la persévérance, et en menaçant sa femme d'une retraite dans une de ses terres, il ne la décidât à accepter la , charge de suriotendante, qui était, pour ainsi dire, la pierre angulaire de tous ses projets, de toutes les . ressources de son ambition.

M. de Bracciauo devait avoir le jour même un nouveau sujet de joie.

11 apprit par l'empereur que Raoul avait quitté Vienne malgré les ordres, malgré la mission importante qui aurait dû l'y retenir ; rapprochant ce départ si subit et si blâmable de la démarche de madame de Bracciano pour obtenir le divorce, l'empereur était furieux contre le colonel, et voulait le faire enfermer à Yincennes à son arrivée à Paris. Tout concourait à servir les desseins de M. de Bracciano et à calmer ses craintes.

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