IT
1]. Les terminaisons des noms aux cas obliques. sont, dans ces inscriptions, les mêmes que dans PAUSANIAS. Mais, en admettant la justesse de cette observation , pouvoit-il en être autrement Tous ces nomss au temps de PAUSANIAS, étoient des noms historiques dont cet écrivain n’avoit pu prendre la connoissance et lorthographe que dans les livres ou les monumens qui avoient conservé, relativement à l’une et à l’autre, la tradition contemporaine. En quoi donc seroit-ce une preuve de fausseté, que de trouver ces noms écrits sur Les monumens originaux, comme ils le sont dans PAuUSANIAS, qui n'a fait que copier des ouvrages plus où moins voisins du temps où furent gravés ces monumens! I! n'est pas vrai, d’ailleurs, que les marbres de FourmonrT ne diffèrent en rien des leçons fournies par le texte de PAUSANIAS; les mêmes noms se reproduisent, des deux côtés, sous des formes très-différentes , et avec les variations propres à caractériser de époques très-éloignées les unes des autres. J'en donnerai pour exemple les deux inscriptions que j'ai précédemment comparées : Ἀρχίδαμος Αγέεσιλοου, et Αναξιδομος Δευξιδοιμο, τὸ AraËarSpo, τὸ Ἑυρακρώτεο, Bass. Dans la première, qui est [a moins ancienne, le cas oblique Ayeaaaæx ést conforme à l'usage du temps auquel appartient cette inscription: c'est ainsi que le même nom est écrit par XÉNOPHON (1), contemporain et ami d'Agésilas; et FourMoNT n'a ni pu ni dû le représenter écrit différemment, L'autre inscription indique certainement une manière d'écrire plus ancienne, par la suppression de Fr aux génitifs Δευξιδῶμο, AvaËardpo, et à l'article το, comme on le voit dans lénscription de Sigée (2) et sur [6 marbre de CHoiseuz (3); et par la forme du mot
habilehomme valoitbienlapeined’êtreau | in Wir, Agesil. passim.
moins examinée, avant que d’en exprimer (2) Lin. 2 et 3, apud CHISHULL, une absolument opposée et contredite | Antig. Asiatic. planch, 1. par les monumens. (3) Mém. de l’Acad. des Bell,-Lett.,
(1) XENoOPH. in Agesil,; PLUTARCH. | tom. XLVIII, pag, 337.
Everxpareo, pour Eupuxpartéos ou Eupuxpæmus, qui est la leçon de PaUSsANIAS et des écrivains aftiques. Il y a donc entre ces deux imonumens les dissemblances qui devoient nécessairement résulter de la différence des époques où Fun et l'autre fut gravé; et, en même temps, les rapports qu'ils offrent avec le texte de PAUSANIAS, sont conformes aux principes de la langue etaux règles de lanalogie.
Si cela ne répond pas directement à objection de M. KNIGHT,
J'avoue que je ne comprends pas son idée. Poursuivons.
III. On trouve dans ces inscriptions toutes les formes barbares des lettres, telles que le sigma © εἴ l'epsilon € , employées seulement sous s'il m'est permis de le dire,
les derniers empereurs romains. Voilà, elle est, à la vérité,
une des plus graves méprises du critique :
lustres suffrages; SPANHEIM (1), SPon (2), , Je P. Corsini, \WINCKELMANN , Ont mais un seul monument bien authentique suffit pour Ôter tout crédit à cette foule de graves autorités. Le médaillon de Ptolémée Philadelphe, publié par D'HANCAR- VILLE , et dont l’époque ne sauroit être douteuse (4), offre l'epsilon
sous ἴα double forme £ et €, dont la seconde est rapportée excluar, au siècle des derniers
appuyée des plus il le P. MonNTFAUCON (3) soutenu cette opinion :
sivement, par ces savans et par M. Knic empereurs. Un décret de Géla, publié par le prince DE T'oRRE-
muzzaA (5), offre, à la quatrième ligne , le sigma et l'epsilon sous
cette forme qu'on prétend si récente, dans Le mot A€EYTEPAC :
or ce décret est nécessairement antérieur à l'époque de la destruction de Géla par le tyran Phinthias, c'est-à-dire, à l'an 282
avant notre ère (6). Des monumens également anciens et authen-
(1) De præstant. et usu numismat. τ. ἵν, (5) Veter. Panormit. inscript. pag: 237» dissertat. 2. et Sicil, veter. inseript. nov. coilect, cl. VII, (2) Miscellan. pag. 261. n° 3,pag. 78.
x or nn (3) Palæograph. græc. Kb. 11, c. 6. (6) Histoire critique de l'établissement
(4) Voy.les Recherches sur les arts, &c., | des Colon, grecq. tom. HU , pag. 249-250. tom. Il, pag. 193.
PREMIÈRE LETTRE. 19 tiques , tels que ceux qu'a publiés le P. Paccraupi(r), présentent
la même particularité que l'abbé BARTHÉLEMY avoit aussi constatée dans sa docte Explication de la mosaïque de Palestrine ; et s'il falloit encore une nouvelle preuve à l'appui de toutes celles que je viens d'indiquer, j'observerois que le sigma gravé sur deux médailles de Crotone et de Siris, lesquelles sont certainement antérieures à lan 723 avant notre ère (2), s'y présente sous la même forme carrée qu'il a dans le bouclier d’Archidame, et sur cette antique inscription d'Athènes, rapportée par CLARKE (3), dont loriginal est actuellement en Angleterre. Maïs je puis alléguer encore un témoignage plus direct; et c’est avec votre aide, MYLorD, que je vais porter ce dernier coup à l'opinion de M. Knicur. Les inscriptions que vous avez trouvées dans les ruines d'Amycles, et communiquées , par un dessin élégant et fidèle, à tout le monde savant, nous offrent le sigma sous cette forme arrondie c, qu'avoit conservée la copie de FouRMoNT, publiée par M. DE Cayzus (4). À la vérité, rien n'indique d’une manière positive l’âge de ces inscriptions amycléennes ; mais vous nignorez pas, MyLorD, qu'il est d’autres signes d’antiquité que
(1) Monum, Pelopon, tom. IT, p. 258- 259. Un antiquaire italien , LUPI ( Episr, S. Sever,martyr. illustrar.S.XV) avoit déja, suivant l'observation du P. PACCIAUDI, soupçonné ce point de paléographie.
(2) D'HANCARVILLE, ouvrage cité, τ. 11, pag. 460-461, pl. XXX, n.°% 8 et 0.
ECKHEL remarque ( Doctr, num. tom. I, pag. 97) qu'un E arrondi se trouve sur les médailles étrusques de Tuder (vid. ArI- GON. Vu, etrusc. tab. XI1); et cette remarque mérite ici d'autant plus de conflance,que cet habile antiquaire partageoit alors (car il Va rétractée depuis, Doctr.
num. tom. IE, p.255), sur l'emploi récent de l'E arrondi, l'opinion ou plutôt erreur
commune. Nousavons au cabinet du Rot des médailles de Tarente et d'Agyrium avec la légende TAPAC, et les noms de magistrats ΑΡΙΟΤΊΠΠΟΥ et COHATP, dans lesquels la forme du sigma est arrondie comme celle du € romain; et la fabrique de ces médailles est certainement plus ancienne que celle des monnoïes frappées sous les Romains, puisque le droit même de battre monnoïe cessa à Tarente, à partir de ἤδη de Rome 632, époque où elle reçutune colonie romaine (Vezr. PATERCUL. [. 1, cap. 115).
(3) CLARKE”’s 7ravels, part. Il, sect. 2, pag: 593:
(4) Recueild”Antiq.t. 1, p. 64, pl. xx.
ceux qui résultent de l'énoncé d’une date ou d’un événement; et certes, vous ne contesterez pas que la forme de ces inscriptions, les ornemens qui les accompagnent, le culte dont elles sont un monument, ne concourent à leur assigner une époque plus ancienne que celle des empereurs romains, sous lesquels seuls M. KNIGHT a prétendu que s’étoit introduit l'usage de cette forme de lettre. ΠῚ ne sauroit donc y avoir le moindre doute sur ancien emploi du sigma r ou ς, et de lepsilon €, et l'erreur contraire a déjà été corrigée, du moins relativement à cette dernière lettre, dans la Table du D. Morton (1). Mais ce qui est bien important à observer, et ce que D'HANCARVILLE avoit remarqué avant moi, c'est qu'à l'époque où FOURMONT recueillit ses inscriptions, la plupart des monumens qui ont contredit οἱ réformé l'opinion des savans, touchant l'emploi de ces deux caractères , étoient encore ignorés , et que, par conséquent, il partageoit lui-même une erreur alors généralement accréditée. Si donc
Le]
il eût fabriqué ces inscriptions, il se fût bien gardé d'y faire paroître le sigma sous une forme que tout le monde, à cette époque, croyoit moderne ; et puisqu’en [68 publiant telles que nous les avons, il ne s’est point conformé à l'opinion de son temps et probablement à la sienne propre, il nous a donné, sans y songer et sans le vouloir, la preuve la plus péremptoire de son extrême fidélité dans la transcription des monumens. Ainsi l'ignorance de FourMonT devient ici un argument de plus en faveur de lauthenticité de ses inscriptions. Mais que dirons-nous de la bonne foi de M. Kuicur, homme si versé dans la connoiïssance des médailles et des monumens paléographiques , qui s'en va reproduire, sans alléguer un seul fait nouveau à l'appui, une opinion dont il ne peut ignorer la fausseté (2), que les monumens publiés par D'HaN-
(1) Tabul. litterar, alphab, ἘΞΌΝ ΑΒ. London, 1759. BERNARDI, denud edita à D.MOoRTON. (2) M. KNIGHT connoît certainement
PREMIÈRE LETTRE. 21 CARVILLE, le P. Paccraupt, l'abbé BarTHÉLEMY, le prince de TorREMuzzA, rendent désormais insoutenable, et qui fait, de cette opinion, depuis long - temps ruinée, un argument contre l'authenticité des inscriptions qui concourent à [6 détruire?
IV. Le sigma des plus anciennes inscriptions, continue M. Knicur, est pris, à la vérité, des anciennes médailles de Gortyne en Crète, sur lesquelles nous lisons le mot SNVT407, que FOURMONT prenoit pour TOPTINS. Il ya tout-à-la-fois, dans cette assertion, supposition gratuite et erreur matérielle. D'après quel fondement M. Knicur impute-t-il à FouRMoNT l’idée de ce nom barbare, TOPTINS ? et par quelle injustice faut-il que celui-ci soit responsable , non -seulement. des fautes qu'il a commises, mais encore de toutes celles qu’on lui prête ? FouURMONT n'avoit pas besoin de prendre l'iota des médailles de Gortyne, pour en faire le sigma des inscriptions d'Amycles, puisque le sigma paroît sous cette même forme, $, dans plusieurs anciennes médailles d’/talie et de Sicile (1), notamment dans celles de Fistulis , de Siris, et dans deux médailles de Syracuses, dont l’une est publiée dans louvrage même de M. ΚΝΙΘΗΤ (2), et l'autre, encore inédite, fait partie de la belle collection de M. GossELuiN (3). On trouve un sigma d’une forme à peu près semblable, dans des monnoies également antiques, portant pour légende arnsxion (4), lesquelles ont été attribuéés par M. KNiGur à l'ile de Lesbos, mais qui appartiennent plus probablement à la Macédoine, et dont je reparlerai plus bas.
mieux que personne, la réfutation que | tiam (Chronol. et Critic. hist, sat, et prof. D'HANCARVILLE avoit faite de cette | vol. 1, pag. 52, Rom. 1766).
objection; et en la reproduisant sans y (1) D'HANCARVILLE, ouvrage cité, rien ajouter, il mérite que je fui applique | τ. 11, pl. XX1V et ΧΧΧ, 0.
le reproche fait par T nee Pres (2) Analys, of greek alphab, pl. 1,n.° 5. légomen. pag. 45 ) ἃ HIERONYM. A BEN- (3) Voy. notre pl. 1, n.° 4.
NETTIS, qui, plus récemment, n’a pas (4) Voy. même pl. n° 1-2.
craint de soutenir osolerum hanc senten-
C'est done un fait incontestable, et prouvé par les médailles, que lune des plus anciennes formes du sigma aït été celle-ci, $ ; et ce fait est encore confirmé par [68 inscriptions qui, par leur date, se rapprochent le plus de celle des monumens que j'ai cités, et à la tête desquels il faut placer le marbre de Sigée (1). Or M. ΚΝΙΘῊΤ ne peut igorer que, des trois formes différentes données à cette lettre dans la première inscription de Sigée, il en est une qui, comme celle des prétendues médaïlles de Lesbos , approche beaucoup de la forme adoptée sur les inscriptions d’Amycles ; et qu'une forme absolument semblable se trouve dans la secondeinscription, gravée, comme tout le monde en convient, à uné époque postérieure de peu d'années (2); et sur une inscription insérée dans [6 Trésor de MuraTont (3), dont l'original est en Angleterre. Le marbre de Sigée, à peine publié vers Fépoque où FourmonT voyagea dans Ja Grèce, lui étoitresté probablement inconnu, ét la'vue seule des monumens laconiens put lui faire connoître cette forme nouvelle, qui ne se trouvoit jusqu'alors que sur quelques médailles extrêmement rares, éparses dans les cabinets des curieux, ou même encore inédites. Enfin, que pourroit opposer la critique la plus rigoureuse au témoignage d’une ancienne inscription éléenne, apportée de la Grèce, en 1813, par M. Gex, et publiée par M. Knicur lui-même (4), et dans laquelle le sigma est alternativement représenté sous la double forme $ et +, dont la première est celle des médaïlles des Orescii, et la seconde, qui s’y trouve beaucoup plus souvent reproduite, est la forme même suivie dans les inscriptions de FourmonT? L’exacte conformité de tous ces anciens monumenrs avec ceux qu'a publiés FOURMoNT,
(1) Ap. CHiSHULL, Ant, Asiat, οἷ αν. (3) MURATOR, Thesaur. τ. II, p. 172; (2) La distance entre les dates de ces | COURT DE GÉBELIN, Origine du Landéux inscriptions est estimée de cin- gage, pag. 475. guante ans par M. KNIGHT lui - même, (4) Voy. Classical Journal, n.° XXV,
Analys. of greek alphab, pag. 18. pag. 113-119.
PREMIÈRE LETTRE. 22 est donc encore une preuve de l'authenticité de ces derniers, à moins qu'il ne faille renoncer à tous les principes de raisonnement et de critique admis jusqu'à ce jour.
Je puis maintenant regarder comme détruite lobjection que M. Kwieur tiroit de la prétendue similitude des caractères dans des inscriptions gravées à des époques très-éloignées lune de l'autre, et je pourrois par conséquent me dispenser de répondre aux observations par lesquelles il a cru fortifier cette objection. Je ne veux pas cependant lui laisser la ressource de croire que mon silence en ce cas” provienne de mon assentiment. Il prétend que les marbres de Fourmonr sont loin de représenter complétement toutes les révolutions que la langue et l'écriture durent éprouver à Sparte pendant la longue période qu'embrassent ces inscriptions, et il soutient que deux fois le système d'écrire y fut changé totalement, d'abord par Finvasion des Doriens, ensuite par les institutions de Lycurgue. Mais où le critique a-t-il trouvé la preuve de ces deux assertions si absolues ? Jusqu'à ce qu’il ait exposé les motifs de son opinion, j'oserai m'en éloigner, et je me permettrai d'observer, à mon tour, qu'il ne paroît pas que Finvasion des Doriens ait produit les grands changemens qu'on lui attribue. Les Doriens proprement dits formoient la partie [a moins nombreuse de l'expédition qui, sous les ordres des Æéraclides, entreprit la conquête du Péloponnése (1); et cette tribu, jusqu'alors peu connue et peu puissante , puisqu'elle n'est pas mentionnée par Homère (2) au nombre des peuples grecs, se divisa encore en trois portions qui s’'établirent, sous trois chefs différens , en Laconie, en Argolide et en Messénie. Par suite de leur petit nombre primitif et de la foiblesse où Îles avoit encore réduits ce partage, les Doriens, particulièrement ceux qui occu-
(1) Histoire crit. de 'établiss, des Colon, (2) Voy. le Catalogue d'HOMÈRE grecq. tom. III, pag. 5-6. ( Jliad, liv. 11, v. 495 et suiv.).
pèrent Lacédémone , furent obligés de laisser es premiers habi-
tans en possession de leurs terres (1); ce ne fut que lentement et avec peine qu'ils parvinrent à chasser les Achéens-Éoliens; maîtres de la meilleure partie de leur territoire ; et l’on sait que Phares, Géronthres et Amycles ne tombèrent au pouvoir des Doriens que sous le règne de Téléclus (2), l'un des rois nommés dans les inscriptions de FOURMONT, et qui vivoit encore vers la 1." olympiade, 776 ans avant J. C. L'influence exercée par un peuple qui fut, pour ainsi dire, perdu au milieu de la nation conquise, ne put donc être bien considérable, sur-tout si l'on réfléchit que le dialecte des Doriens vainqueurs avoit [65 rapports [65 plus intimes avec celui des Athéens, comme eux, partis originairement de la 7 essalie et issus d’une race éolienne (3). Ainsi tout nous autorise à croire que, satisfaits de l'empire qu'ils obtinrent sur la ZLaconie , les Héraclides n'opérèrent point dans les mœurs et les habitudes de leurs sujets cette révolution violente qu’on leur attribue ; ou, du moins, pour être en droit de l’assurer, il faudroit des témoignages formels, et l’histoire n'en fournit aucun. La seconde assertion du critique, qui prétend que Pinstitution de Lycurgue renouvela entièrement le langage et l'écriture usités avant lui à Sparte, ne me semble pas mieux fondée. Aucun des auteurs qui ont décrit les effets de la révolution politique opérée par Lycurgue, n’articule , à ma connoissance, un fait semblable, ni rien qui en approche. L’attachement aux anciennes pratiques étoit, au contraire, le principe et le résultat de la législation de ce grand homme; il ne voulut innover que le moins possible; et, pour que ses lois
trouvassent leur plus ferme appui dans les mœurs mêmes des
(1) CLAVIER, Histoire des premiers temps de la Grèce, tom. 11, pag. 08-102 (2) PAUSANIAS, lib, T1, cap, 2.
(3) STRABON. Geograph. lib. VIlt, pag. 365 et 383.
citoyens,
RU à EU * Ras
PREMIÈRE LETTRE. 25 citoyens, il refusa d’en faïsser aucune par écrit, si ce n'est celle qui défendoit de se servir de lois écrites. PLUTARQUE, qui nous apprend cette particularité (r), nous a conservé (2) un décret du temps de Lycurgue, dont la diction; quoique dans le dialecte propre aux Spartiates, ne diffère point sensiblement de quelques autres actes rédigés en ce même dialecte, à des époques bien plus récentes (3). En un mot, je ne vois et n'imagine aucune raison de croire que Lycurgue, qui avoit à faire des changemens bien plus importans et bien plus nécessaires, ait opéré celui qu'on lui attribue; je trouve même plus de probabilité dans lopinion contraire: mais enfin, puisque M. KniGur l'assure, il faudroit au moins qu'il le prouvât, et c'est ce qu'il n’a point fait.
Les objections de M. Knicar sur la forme inusitée des boucliers, sur la manière non moins insolite dont les titres des magistrats sont écrits en plus gros caractères que ceux qui sont employés pour leurs noms, sont peut-être plus spécieuses, et ne sont réellement pas plus solides. Pouvons-nous nous flatter de connoître assez bien tous les usages des Grecs, à des époques aussi reculées, pour que nous soyons en droit d'assurer que tel monument est faux, parce qu'il nous offre une pratique nouvelle? et cette observation n’a-t-elle pas plus de force encore, lorsqu'il s’agit des habitans de fa Laconie, contrée de tout temps inhospitalière, dont les mœurs et Les institutions, tout étranges et bizarres qu'elles devoient paroître aux autres peuples de la Grèce, et dignes, à ce seul titre, d'attirer toute leur attention, ne purent cependant être connues pleinement de leurs plus doctes écrivains, aux époques les plus éclairées de leur histoire? Que de contradictions, en effet, entre HÉRODOTE, THUCYDIDE et XÉ- NOPHON, sur les points les plus importans de l'administration de
(3) Apud Taucypip. lib. V, c. 77»
(1) PLUTARCH. in Lycurg. 8. XIII.
( } 79, et alibi.
2) 14, ibid, $. γι.
. ᾿ . ‘ ΓΞ A Sparte, et sur des faits qu'une expérience journalière eût dû
rendre à leurs yeux d’une certitude incontestable ! Je me contenterai d'en citer un seul exemple. Les Chevaliers, qui formoient la garde particulière des rois de Sparte en temps de guerre, n'étoïent qu'au nombre de cent, selon HÉRODOTE (1); ils étoient frois cents, suivant THUCYDIDE (2). Il est impossible de supposer que, dans intervalle si court qui sépare ces deux témoïgnages si différens, le corps des Chevaliers ait été triplé; et cette supposition et lassertion d'HÉRODOTE sont d’ailleurs pareillement démenties par les témoignages de XÉNoPHON(3) et de PLUTARQUE (4).Voilà donc une contradiction grave entre deux historiens également dignes de foi, et sur un fait que le moins habile de leurs contemporains eût pu, à ce qu'il semble, facilement vérifier; car, à cette époque, les Grecs, et sur-tout les Athéniens, s'étoient mêlés assez souvent sur les champs de bataille avec es Spartiates, soit comme ennemis, soit comme auxiliaires, pour savoir si les rois de Lacédémone avoient autour de leur personne trois cents Chevaliers, où cent seulement. Pouvons-nous nous étonner, d’après cela, que les historiens aient négligé de s’instruire et de nous informer si la forme des boucliers spartiates étoit anciennement ronde ou ovale ! Est-il d’ailleurs bien conséquent d’objecter contre les boucliers de FOURMONT, qu'ils ne semblent pas, dans leur forme absurde et imaginaire , avoir été propres à servir de défense, quand on sait que ces boucliers, faits de pierre, chargés de caractères, et consacrés dans un temple, furent destinés à servir de trophée, et non pas de défense ! et doit-on trouver étrange qu’employés à cet usage, ils aient reçu une forme différente de celle
(:) Heron. lib. vi, cap. 56. II se (2) THucypip. δον, cap. 72. contredit lui-même ailleurs, lib. vit, (3) XENOPHON. De repub, Lacedæm, c. 205, et lib. ὙΠ, c. 124. Vid. or, cap. VI.
SCHWEIGHÆUS. tom. VI. (4) PLUTARCH. in Zycurg..S. XXV.
des boucliers qu’on portoit à la guerre (1)? La manière dont les titres des magistrats sont écrits en caractères plus gros que ceux du reste de l'inscription, est absolument sans exemple dans les monumens de l'antiquité, dit encore M. KNIGHT avec ce ton d’assurance qui lui est propre, et qui sans doute n’a pas peu contribué à imposer à ses lecteurs. I est bien vrai que cette méthode est peu usitée, mais il ne l’est point qu'elle soit absolument sans exemple : Jen indiquerai un à M. KNIGHT, que sans doute il ne sera point tenté de récuser; je le prends dans les marbres de CHANDLER (2), où le titre ΑἸΣΙΤΟΙ, c’est-à-dire, des citoyens nourris au Prytanée et aux frais de l'État, se lit au-dessus de leurs noms en gros et très-gros caractères. Je ne doute pas qu'en feuilletant plus à loisir les recueils d'inscriptions, on n'en trouvât encore d’autres exemples; et, n’en existât-il aucun, ce ne seroit pas une raison suffisante d’affirmer que cette pratique ait été inusitée ; car à peine une foible partie des monumens anciens est parvenue jusqu’à nous, et chaque jour on en déterre qui donnent le plus haut démenti aux imprudentes assertions des critiques modernes. Enfin M. KNIGHT va jusqu’à trouver mauvais qu'une inscription d'Amycles soit fracturée d’une manière plutôt que d’une autre ; il s'étonne de ce que /es fentes y sont artistement et régulièrement figurées : mais j'avoue que j'admire, à mon tour, que la critique de M. ΚΝΙΘῊΤ ait pu descendre à de pareilles observations. Il eût donc fallu, pour lui plaire, que ces inscriptions fussent mutilées de manière à ne pouvoir être lisibles ; c'est-àdire que , pour les trouver bonnes à quelque chose, il eût voulu qu'elles n'eussent pu servir à rien. Je suppose encore qu’en cet endroit M. KNIGHT a voulu se divertir un peu, en égayant de quelque plaisanterie une discussion si sévère.
Abandonnons donc, avec M. Knicur lui-même, ce champ de
[ἢ Voyez, à l'Appendice, une note à ce sujet, (2) Znscript, antiq. part. 11.
conjectures plus ou moins hasardées et d’assertions plus ou moins téméraires, qui, jusqu’à présent, n’ont pu porter une seule atteinte réelle à l'authenticité des monumens de FourMonT. Mais voici une objection qui se présente avec une autorité imposante et des conséquences terribles. Transcrivons le passage même de M. KNiIGxT, pour ne point afloiblir dans une analyse la force des inductions qu'il en tire :
« Le plus ancien de ces monumens est un temple ou chapelle » dédié à la déesse ONGA où OGA, que FOURMONT prétend avoir » découvert, mais qu'aucun autre voyageur ma été capable de » retrouver, nonobstant la solidité et la masse de cette antique » construction. Comme cette chapelle est supposée avoir été dé- » diée au temps du roi Eurotas (1), [6 beau-père de Lacedaæmon, » qui donna son nom à fa ville de Lacédémone, il étoit de toute » nécessité de trouver quelque autre nom pour [68 Lacédémoniens » dans l'inscription du temple. MEursius est heureusement venu » au secours de lantiquaire. Dans le texte d'HESYCHIUS , tel » qu'on Îe Iisoit de son temps, il trouva leuxparter, Λάκωνες, » d’où il conclut que /cteucrates, ou Ictéocrates, étoit l'ancien » nom des habitans de la Laconie, FOURMONT conséquemment » adopta ce nom avec une légère altération , et donna ces mots, » OFAI IKETEPKEPATEES , pour inscription titulaire à la chapelle » d'OGA; mais depuis on ἃ reconnu que ce nom est purement » l'effet de la méprise d’un copiste, qui transforma deux mots,
(1) Je remarque ici, une fois pour | de la citer comme faisant partie du mo-
routes, qu'il n’est point parlé d’Eurotas | nument original. D’où vient donc que dans inscription même que FOURMONT | M. KNIGHT, critique si exact en toute
a rapportée. Ce ne peut être que par con- | occasion, accordesurce point sa confiance
jecture que celui-ci à nommé Æurotas | à FOURMONT, ou, du moins, ne paroît ; Ξ : ? Ἶ
comme l’auteur du temple et de linscrip- | pas même soupçonner que ce dernier se
. ΄ \ δι - . Fi tion consacrés à ὥρα, et une supposition | soit trompé dans sa conjecture sur Eude FOURMONT ne sembloit pas mériter
rotas, comme dans sa leçon Iukureames!
Phonneurqueluifaittoujours M. KNicar
PREMIÈRE LETTRE. 29 » dont l'un est le synonyme où l'interprétation de l'autre, en un » seul nom; si bien que, suivant la remarque dés derniers édi- » teurs d'HesycHius , on lit aujourd’hui dans le texte de ce lexi- » cographe, Ixtev”, κρατεῖ, Λάκωνες, au lieu de Ixreuxparrels, Aaxaves. » Voilà lobjection entière de M. KNIGHT, de laquelle il résulte que, dans ce cas, FOURMONT auroit forgé pour un temple
imaginaire une inscription fautive, d'après le texte corrompu
d'un lexicographe moderne. Le reproche, s'il étoit fondé dans toute son étendue, seroit de nature à compromettre gravement lhonneur de FourMonT et la confiance due à ses monumens ; et comme c’est le plus fort argument qu'ait pu alléguer M. ΚΝΙΘΗΤ à l'appui de son opinion , ᾿πηρογίᾶποθ dont ïl est dans la question que j'examine, exige que j'y réponde avec quelque détail. Le temple de la déesse Oga, dont FOuRMoNT décrit la forme et donne [68 proportions, n’a-t-il existé entièrement que dans l'imagination de ce voyageur? M. Knicur le suppose; et vousmême, MyLoRD, qui avez parcouru récemment les environs de Sparte et foulé Le sol d'Amycles , vous assurez que cet ancien édifice a malheureusement disparu (x). C’est cependant votre propre témoignage que j'oserai attester ici, pour prouver que la découverte de FOURMONT n'étoit pas tout-à-fait imaginaire. Vous dites vous-même, MYLoRD, et je traduis fidèlement vos expressions : Le véritable édifice, quoique dépouillé de cet ancien et vénérable caractère, EXISTE ENCORE sous la forme d'une chapelle grecque moderne , dans laquelle Fourmonr, s'il a été lui-même réellement à Sparte, peut avoir vu les marbres que j'y ai trouvés en 1803. Aïnsi, de votre aveu, il existe, sur le sol actuel d’Amycles, une construction antique transformée en une chapelle grecque moderne, mais dont la première forme et le caractère original ne sont pas entièrement abolis, puisqu'on y a retrouvé des traces d’un culte ancien
(1) Voyez la note 3, à l'Appendice,
et des inscriptions relatives aux ministres de ce culte. Pourquoi refuseriez- vous, MxLorD, de reconnoiître à tous ces traits la chapelle dont FOURMONT se vante d'avoir fait la découverte, et qui, depuis cette époque jusqu'à celle où vous avez vousmême visité la Grèce, c'est-à-dire, dans un intervalle de plus de quatre-vingts ans, a pu fort bien être consacrée au culte actuel des Grecs, et perdre, dans cette métamorphose dont il existe tant d'exemples, quelques-uns des caractères qu’elle conservoit encore au temps de FOURMONT; comme, entre autres, cette inscription dédicatoire à Oga , qui ne se voit plus aujourd'hui, et qui est évidemment la première chose que des chrétiens grecs aient dû faire disparoitre, en appliquant cette construction à l'usage de leur culte? Que n’avez-vous, MyLorD, pour convaincre FourmonT de fraude et d'imposture, donné vousmême les proportions de cet antique édifice, et indiqué, d’après les traces qui en subsistent, son état originaire? I eût été plus utile pour le monde savant, et permettez-moi d'ajouter, plus digne de vous, d’administrer, par un plan fidèle et un dessin exact, la preuve d'un impudent mensonge, que de prendre la peine de le qualifier ainsi vous-même. Comment pouvez-vous douter que FouRMONT ait réellement visité ce lieu, quand les inscriptions que vous y avez trouvées, sont exactement les mêmes que FOURMONT en ἃ rapportées, et que le comte DE CayLus a publiées soixante-un ans avant vous (1) ? Voici ces deux inscriptions, telles qu’elles sont dans le recueil de CayLus, et dans celui de M. TH. Wazpose, auquel vous les avez communiquées (2) :
ANOOTCH AAMAINETOT YIIOCTATPIA, et AATATHTA À NTINHATPOT IEPEIA.
{a) Cayzus, Rec, d'Antig.t. 1,p. 64. (2) Memoirs relating Te, pag. 446.
On ne peut vous refuser, MyLorp, le mérite d'avoir, sans doute contre votre attente, fourni une preuve incontestable de l'exactitude de FOURMONT, puisque, dans sa copie, comme dans la vôtre, les caractères des deux inscriptions sont absolument les mêmes, et disposés dans [6 même ordre circulaire. Α [8 vérité, les ornemens dont ces inscriptions sont accompagnées, diffèrent dans votre dessin et dans celui de FourMonrT. Celui-ci avoit cru y voir des instrumens propres à un sacrifice, et vous y avez réellement vu (car je veux bien croire que vous n’y avez point été trompé vous-même) des objets propres à la toilette et à la parure des femmes : choses effectivement très-différentes. Maïs que prouve l’inexactitude de FoURMOoNT sur ce point? c’est que, nullement doué du goût et étranger à la pratique des arts du dessin, réduit d’ailleurs, pour toute ressource, à l'assistance de son neveu, aussi peu exercé et plus ignorant encore que Jui dans la transcription des monumens qui sy rapportent, FourMonT s'étoit contenté de prendre de ces ornemens ‘un croquis grossier et superficiel, qu'à son retour à Paris il a fait rectifier, où plutôt, achevé de faire dénaturer par un artiste de profession, tandis que vous, MyLorD, accompagné de pérsonnes capables de faire sur les lieux un dessin exact et soigné, vous avez rapporté une représentation fidèle, dans toutes ses parties, du monument original. FOURMONT n’estimoit et ne cherchoit dans la Grèce que des inscriptions ; c'étoit pour en remplir des porte-feuilles , qu'il s’étoit exilé de sa patrie : les monumens des arts navoient aucun charme, aucune importance, à ses yeux ; et il n'y jetoit, en passant, qu'un coup-d’œil distrait et rapide, Faut-il s'étonner, d'après cela, que, satisfait d’avoir exactement copié les deux inscriptions, il ait négligé et manqué le dessin d'ornemens accessoires, à demi effacés par la vétusté, et, d’aitleurs, peu intéressans pour fui? Je trouve donc, MyLorb, dans
la comparaison que vous nous avez mis à portée de faire, Ia
preuve tout-à-la-fois et des éloges et des reproches qu'on peut adresser à FourMonT: fidélité dans la transcription des monumens écrits, puisque lun de ces monumens offre un mot entièrement nouveau, inconnu à tous les lexicographes, le mot ὑποculpiæ, que FOURMONT étoit probablement incapable d'entendre, et encore plus de forger ; et inexactitude dans le dessin des monumens de l'art, qu'il étoit aussi peu capable d'apprécier, et tout-à-fait inhabile à reproduire.
Comment concilier, cependant, cette exactitude que nous attribuons à FourMonT, et dont vous avez fourni, MyLorn, un témoionage irrécusable , avec l'inscription des /ctéocrates ! Cette partie de lobjection est restée dans toute sa force, et je dois y répondre. Je ne dirai point à M. KNIGHT, ce qu'un critique de mauvaise foi pourroit lui dire, que la correction faite au texte d'HEsycHIUS n’est peut-être pas aussi certaine qu'elle Je paroît à lui-même, et que, toute prévention mise à part, l'autorité d'un monument ancien devroit prévaloir sur la conjecture même la plus ingénieuse et la plus probable d'un critique moderne, de M. KnicaT, par exemple. Mais ce raisonnement ne convaincroit personne, et ne me satisferoit pas moi-même. J’avouerai donc que FOURMONT a mal lu et mal représenté cette inscription ; que, trompé par le rapport qu'offroient plusieurs des caractères qui la composoient, avec le p'étendu nom des ctéocrates, adopté par Meursius, il a cru reconnoître ces /ctéocrates dans un mot où un examen plus attentif et un œil plus éclairé auroient probablement découvert un nom différent, quoique formé d’élémens à peu près semblables. Mais que faut-il conclure d’une méprise dans laquelle il étoit si facile de se laisser entraîner, pour un homme médiocrement versé dans lart de déchiffrer les inscriptions antiques,
PREMIÈRE LETTRE. 33 antiques, et imbu, d’ailleurs , de opinion alors générale touchant l'existence de ce peuple Zctéocrate ! FouRMoNT est-il donc le seul à qui il soit arrivé de mal lire et de plus mal interpréter des monumens presque effacés par le temps? Est-il même le seul qui, croyant de bonne foi avoir restitué la vraie leçon cachée dans un mot altéré, a eu le tort de donner comme faisant partie du monument original, le fruit de cette restitution hypothétique ? Que d'exemples on pourroit alléguer de pareilles erreurs dans les écrits des plus habiles antiquaires (1)! erreurs dont on s’est contenté d'indiquer l'origine et d'arrêter le cours, sans que jamais personne ait songé à faire un crime à ces savans de ce que; trompés par de fausses copies, ou même abusés, en présence du monument original, par leurs propres idées, ils avoient cherché à en restituer des leçons, à en remplir des lacunes, à en donner enfin des explications dont une copie correcte a démontré plus tard le vice ou l'insuffisance.
FourMonT a donc mal Iu l'inscription du temple d'Oga; et l'interprétation qu'il en a donnée est vicieuse, comme le texte qui lui sert de base : voilà ce que je ne fais aucune difficulté de reconnoître. Mais s’ensuit-il de ce seul fait que foutes ses autres inscriptions soient forgées, ou même que celle-là soit entièrement de son invention ? Ce seroit assurément une con-
(1) Ainsi, quand CHANDLER (/nscr. | cuser CHANDLER d’une mauvaise inter: antiq. part. 11, pag. 37) lisoit ΠΟΛῈΣ, | prétation, et, qui pis est, de mauvaise mot barbare, au lieu de BOAES, que de- | foi en ce point; mais, supposé que le voit offrir le monument original, et que, | marbre ne se füt point retrouvé, on aud’après une nouvelleinspection du marbre | roit eu tort de révoquer en doute Pau faite à la demande de l'abbé BARTHÉ- | thenticité du monument en lui même, LEMY (Æxplication du marbre de CHor- | qui, dans aucun cas, ne devoit être res- SEUL ; p.18}, il fut reconnu que les deux ponsable des fautes de l'interprète. II ya premières lettres ΠΟ, que CHANDLER | mille exemples de cegenre à citer, et l’on avoit données par conjecture,manquoient | m’excusera sans doute de me borner à réellement sur le marbre, on eût pu ac- | celui-là.