of mole κυλλήνηθεν ἐφ᾽ Ἕσπεοίην 4x βάντες
‘époque de cette émigration est connue, et fixée vers la deuxième génération avant la guerre de Troie par des témoignages nombreux d'écrivains grecs et romains (1). Si par ces Pélasges le critique entend [68 diverses tribus de cette grande nation, qui, en différens temps, vinrent de Grèce en /ralie, d’abord sous [65 ordres d'ŒÆnotrus (2), puis par suite des conquêtes de Deucalion dans la Thessalie (3), les dates de ces émigrations successives , quoique sujettes aux mêmes difficultés chronologiques que les autres événemens de l'histoire grecque à ces époques reculées, sont néanmoins appuyées sur des autorités trop respectables, pour devoir être abandonnées au pyrrhonisme historique, sans Îa moindre preuve, sans le plus léger examen. M. KNIGHT ouvre cependant, au mépris de toutes ces autorités, une opinion nouvelle ; il place l'établissement des Pélasges entre l'arrivée des Tyrrhéniens et celle d'Évandre. Mais, dans l'intervalle de ces deux faits, fixés, lun vers lan 1370 (4), l’autre vers lan 1330 avant notre ère (5), aucun auteur, que je sache, ne parle d'un établissement nouveau des Pélasges en Jralie ; et c’est même dans cet intervalle que Denys D'HALICARNASSE place Ia dispersion et la ruine des anciens Pélasges d'/talie, lesquels habitoient alors conjointement
(1) Dionys. HAL. Antig, rom. Wib. 1, (3) Antig. rom.ib, 1,018. J’aiessayé, c. 313 PAUSAN. lib. vit, c. 43; PLU- | dans un autre ouvrage, de fixer les dates TARCH. Quest, rom. tom. IT, pag. 272; | de ces diverses émigrations (715, critique VARRO apud SERV. ad Ænéid, lib. γιατ, | de l'établissem, des Colon, grecq. tom. 1, v. στ; Tir. Liv. Hib. 1, cap. s; OvVip. | pag. 225 et suiv., pag. 294 et suiv.).
Fastor. ib. 1, v. 470 et 544.; SENEC. (4) Voy. l'ouvrage cité plus haut, t. 1, ad Hely. c. 7. pe 352.
(2) Dionys. HAL. Antig, rom, {1.1 (5) Voy. le même ouvrage, tom. E,
tap, 13.
pag: 391:
avec les Tyrrhéniens, qu’ils avoient précédés (τὴ, M. Knicnr se tourmente beaucoup, et bien inutilement, comme on voit, pour fixer la date de l'établissement des Pélasges en /ralie à une époque voisine du siége de Troie; il révoque en doute celle qu'assigne DEnYs D'HALICARNASSE à l’arrivée des T'yrrhéniens (2), d’après la circonstance, tout-à-fait indifférente dans lerécit d'HéRoDoTE (3), de là généalogie de Tyrrhénus. En rejetant ce personnage parmi les héros imaginaires, M. Κνισητ voudroit bien en pouvoir fairé autant d'Eurotas, de Lacedæmon , d Amyclas , et 11 s'y décide enfin, nonobstant les prétendues inscriptions contemporaines qui portent leurs noms. Mais M. KNIGHT me permettra bien de lui dire que ces inscriptions, dont il est libre encore de récuser Île témoignage, ne sont pas les seuls monumens de lexistence de ces princes, et qu'il faut arguer aussi de fausseté, à cet égard, la tradition ancienne de deux peuples, les Messéniens et les Lacédémoniens, tradition qui nous.a été conservée par PAUSANIAS (4) et par APOLLODORE (5). À tout événement, dit enfin M. Κνιθητ, l'expédition des Pélasges ne peut avoir été antérieure a l'époque où l'on suppose qu'ont existé ces princes. I oublie le témoignage clair et positif de DENYs D'HALICARNASSE , qui met lémigration des Pélasges Œnotriens à a dix-septième génération avant le siége de Troie (6), et conséquemment bien plus haut que l’époque
(1) Dionys. HALIC. Antiq, roman, ΠΡ. 1, cap. 26; ScyMN. CHIUS, in Perieges, v. 218.
(2) M. KNIGHT se trompe en attribuant cette date à DENYS D'HALICAR- NASSE, puisque, dans le système de cet historien, les Tyrrhéniens étoient indigènes en Italie (vid. Ansig: roman.lib. 1, cap. 28).
(3) HERODOT. lib. 1, cap. 94. J’atâché de montrer comment le récit d'HÉRO.
BOTE pouvoit se concilier avec celui
d'HELLANICUS (voy. Fist. critique de l'établissement des Colon. grecq. tom. I, pag-356-364).
(4) PAUSAN. lib. 111, c. αν 1. 1v, (5) APoLLODOR. Biblioth. Ub. 111, ci 10, $, 3.
(6) Antiq, roman. lib. 1, c. 13. Cette haute antiquité, donnée à lémigration d’'Œnotrus, n’est pas exempte dequelques difficultés, que j'ai exposées dans un mémoire [u à lAcadémie des Bélles-
d'Eurotas ;
PREMIÈRE LETTRE. 81 d'Eurotas ; et, quant à [a raison qu'il donne de cette prétendue impossibilité, savoir, les ravages exercés par les Phéniciens et les Cariens, il oublie éncore que ces ravages, qui, du reste, ne sont attestés par aucun auteur, pas même par celui qu'il cite (1), ne purent commencer qu’à une époque bien plus récente que celle à laquelle on doit rapporter Îes établissemens pélasgiques de l'/falie ; et que, d’ailleurs, ils ne durent jamais être assez étendus ni assez considérables pour fermer entièrement le passage aux émigrations des Grecs vers cette contrée, qu'ils connurent de si bonne heure, qu'ils fréquentèrent de tout temps, et qu'ils apercevoient de leurs rivages.
Tels sont les faits historiques établis par M. Knicar pour prouver la fausseté de l'inscription d’Eurotas, dans l'hypothèse de lexistence d’un alphabet pélasgique antérieur à Cadmus; et Voici maintenant la conséquence qu'il tire de tous ces faits. Ici, je dois le faisser parler lui-même, de crainte qu'on ne me soupçonne de lui prêter des erreurs , pour en triompher plus à mon aise :
I. « Si les Pélasges n’ont pu venir du Péloponnése en Étrurie avant le temps supposé d'Eurotas, il s'ensuit nécessairement que l'alphabet qu'ils apportèrent avec eux, ne put être plus ancien » et plus imparfait que celui qui y étoit alors usité.
Il. » Mais comment accorder cela avec l'inscription votive
attribuée à ce prince, où nous trouvons le gatma T dans » Ja forme ionienne, qui est celle du π pélasgique, et lomi- » Cron V, détourné dans la forme triangulaire du delta, tandis
Lettres. Mais, en admettant même que | auxiliaire, M. PETIT-RADEL,, un cril'historien grec se soit trompé sur ce point, tique tel que M. KNIGHT ne devoit ce qu'il w’appartient d’autant moins de | pas se dispenser de citer un pareil tédécider, que la tradition suivie par DE- moiïgnage, et le silence, dans ce cas, ne NYS D'HALICARNASSE a trouvé, dans | peut valoir un argument.
le sein de la même Académie, un docte (1) Dionys. PERIEGET. v. 348.
» que ni lune ni l'autré de ces lettres n'existe dans lalphabet » des inscriptions eugubiennes ?
III. » Les autres caractères, qui sont ioniens, quoiqu'altérés » dans leurs formes, sont écrits de gauche à droite, tandis queles Phéniciens et les Pélasges écrivoient de droite à gauche. IV.» Ainsi donc ces inscriptions paroiïssent fausses, quelle
» que soit lhypothèse que lon adopte touchant l’antériorité de l'alphabet de Cadmus ou de celui des Pélasges. » Je répondrai par ordre à chacune des quatre propositions con-
tenues dans ce paragraphe, après avoir observé, toutefois, que, la principale difhculté chronologique roulant sur l'époque d'Eurotas, lequel n'est nullement nommé dans linscription, cette seule inexactitude réfute d'avance les assertions du critique.
I. J'ai montré par les témoignages des anciens, lesquels ont bien quelque poids dans la question qui nous occupe, que les Pélasges purent venir, qu'ils vinrent même indubitablement dans V Étrurie , avant l'époque d'Eurotas, laquelle époque n’est point supposée , comme on le dit, mais fixée par des synchronismes et d'après des généalogies dignes. de foi. Par conséquent, l'induction qu'on tire de cette prétendue impossibilité , devient fausse, comme lassertion sur laquelle elle est fondée; et nous sommes autorisés à conclure, au contraire , que l'alphabet pélasgique apporté en talie put étre plus ancien et plus imparfait que celui des Grecs au temps d'Eurotas.
If, En accordant même au critique que sa précédente proposition soit vraie, il n’en résulte point encore qu'il y ait de la difficulté à trouver le gamma et lomicron triangulaire dans Finscription d’Eurotas. En effet, son seul argument pour prouver que ces deux lettres ne doivent pas s'y rencontrer, cest qu'ils manquent dans Palphabet des tables eugubiennes. Of il emploie
ici comme preuve ce qui est précisément en question, et même
ce qui est très-problématique ; savoir, que l'alphabet eugubien soit le véritable alphabet pélasgique. J'ai montré plus haut combien Fopinion des plus habiles critiques, et notamment celle du docte abbé Lanz1, répugnoiït à cette identité, que M. ΚΝΙΘΗΤ lui-même ne donne d’abord que comme probable; et.cependant il faudroit qu'elle fût démontrée pour autoriser la conséquence rigoureuse qu’il en tire. D'ailleurs, il n’est pas entièrement exact de dire que le gamma manque à l'alphabet étrusque. On y trouve fréquemment émployé, à la place de ce caractère, un signe quia la même valeur, et, bien plus, la même forme que le &G des anciens Latins, savoir, C; et cette même figure se rétrouve sur quelques anciennes monnoïes grecques. Gori et LANZI en ont fait la remarque (1), et citent, à l'appui de cette observation, les médailles de Gela, dont la légende est ainsi écrite : ŒA4s. J'ajoute que plusieurs médailles de Rhegium, avec la légende Noï3a, existent au cabinet du Roï et dans celui de M. Gos- SELLIN (2), εἰ quelques-unes de ces médailles offrent tous Îes caractères de la plus ancienne fabrique. Le gamma paroït encore avec cette forme, c, sur les médailles d'Agrigente (3), qui appartiennent également aux premiers temps du monnoyage, et par le caractère de la fabrique et par la disposition des lettres, 3OTNADAGIA ; enfin la même formé du gamma se remarque dans le nom ATAMEMNON, gravé sur un beau vase de terre cuite, lequel a été trouvé près de Corinthe par M. Donwéez, et publié par M. D'AcincourT (4). Il m'est donc pas vrai que les Étrusques
(1) Vid. LANZI, Saggio di ling. etrusc.
tom. 1, pag. 210.
(2) J'ai fait graver une de ces médaïlles.
Voy. pl. 1, n.° 3.
(3) Le cabinet du Roi et celui de M: GossELLIN possèdent plusieurs de ces médailles.
(4) L'inscription de ce vase, regardé
comme le plus ancien qu’on connoïsse, et qui, sous ce rapport, intéresse si for tement la paléographie grecque, avoit été donnée d’une manière incorrecte, et nous én publions une copie plus exacte, qui nous ἃ été communiquée par M. Dop- WELL lui-même (voy. pl. 111, n° 1}.
La
aient ignoré la valeur du gamma, puisqu'ils l'exprimoient par un signe absolument semblable à celui qu'employoient, pour rendre le même son, les anciens Latins et des Grecs de la Sicile et de l'/talie, Quant à ce que la forme de cette lettre, dans l'inscription d’Eurotas, est celle du π pélasgique, il est presque inutile de répondre que l’on ne connoît pas encore cet alphabet pélasgique, que M. ΚΝΙΘῊΤ cite toujours et avec tant de confiance, et que, d’ailleurs, les formes des caractères varioient tellement de peuple à peuple:et de siècle en siècle, que souvent les mêmes signes ont servi à représenter dés lettres très-différentes (1). Les exemples en sont trop nombreux, et trop connus des personnes familièrés avec la paléographie grecque, pour qu'il soit nécessaire d’en citer ici aucun; et M. KNIGHT me dispensera de le remettre aux premiers élémens d’une science qu’il cultive avec tant de succès. L'objection relative à lomicron n’est pas mieux fondée que Ia précédente. Si les Étrusques n'employoient pas cette lettre sous la forme qu'on lui connoît dans l'alphabet grec, ils en exprimoient le son par celui de lv; et, à cet égard , ils n’ont fait encore que copier ou imiter les Grecs. L'emploi fréquent de lupsilon pour lomicron, dans le dialecte dorien , a été remarqué par MartraiRe (2) et par LANZ1 (3), qui en citent des exemples ; et il sufhra de rapporter celui qu'offre une des inscriptions amycléennes copiées par vous-même, Mycorp (4), dans le mot AATATHTA. Dans le dialecte éolien, source de la langue latine, [a permutation de ces deux voyelles nest pas moins autorisée. Le décret de la ville de Cumes, publié par M. DE Caxzus (5), en offre plusieurs exemples. On trouve ΑΠΎΓΟΝΟΝ
(1) L’abbéLANZzren rapporte plusieurs (3) Saggio di lingua etrusc. t.1 > P+ 92. exemples, auxquels je me borne à ren- (4) Apud WALPOLE , : Memoirs À voyer le lecteur (Saggio, tom. I, p.79). | p. 446.
(2) De dialectis, p. 212, ed. Sturz. (5) Antig. grecg. τ, IL, p. 178 et suiv.
pour ΑΠΟΓΟΝΟΝ, sur une inscription lesbienne rapportée dans le P. Paccraupi (1), et ΑΠῪ ΒΑΣΙΛΈΩΝ; dans une autre inscription de Lesbos, copiée par Pococxe (2). Deux raisons me semblent prouver que lv des Étrusques devoit avoir la même valeur que l'omicron des anciens Grecs, La première, c'est que l'un et l’autre de ces caractères exprimoient, le plus généralement, dans le dialecte respectif auquel ils appartenoient, le son de la diphthongue ΟΥ̓ : ainsi les Romains, dont l'alphabet admit d’abord lv étrusque, l'employoient presque toujours à cet usage, comme on le voit sur leurs plus anciens monumens ; et la même pratique est prouvée, à l'égard des Grecs, par cette foule d'inscriptions antiques où FO est mis, soit à {a fin, soit dans le corps des mots, pour exprimer fa diphthongue ox. Ma seconde raison est tirée de [a forme même de ces deux caractères, qui dut porter à les confondre ou à les employer indistinctement l’un pour l'autre, lorsque lomicron représenté sous une forme triangulaire, v, se rapprochoit à l'œil, comme à la prononciation, de la figure et du son de lv (3). Α Ta vérité, M. Knicar semble nier que cette forme triangulaire ait jamais appartenu à l'omicron, Mais, sans lui opposer les autorités de Mazzoccur, de Vircor- SON (4), de Lanzr (5), qui sont d’une opinion contraire, des monumens authentiques confirment pleinement, sur ce point, les inscriptions de FoURMoNT où l’omicron paroît sous une forme triangulaire (6). J'ajouterai toutefois que l'usage des lettres angulaires, avant celui des lettres arrondies, ne doit pas être rangé
(1) Monument.peloponn, tom.I, p.87. | Acad. des Inscript. et Belles - Lettres,
(2) Znscript, antig, pag. 45. tom. X XIII, pag. 421 ).
(3) J'ai reconnu, depuis que ceci est (4) MAZzocCHI apud VILLOISON. écrit, que l'abbé BARTHÉLEMY avoit eu | Anecd, græe, tom. Il, pag. 171. la même idée; et c’est pour moi un (5) LANZ:, Saggio, tom. 1, pag. 107,
motif de plus de conserver mon obser- | note. vation, au ffeu de Ia supprimer ( νου. (6) Voy. les inscriptions gravées sur
au nombre de ces pratiques qui n’ont jamais reçu d'exceptions. Marrei l'avoit observé, d’après le mélange qu'offrent de ces deux manières d'écrire quelques anciens monumens (1); et cette observation est confirmée par une médaille antique et rare de Posidouia, qui offre à-la-fois la légende rom, et au revers, écrite à rebours, Ja légende mon, où omicron paroît sous la forme carrée, qui, sans doute, a servi d'intermédiaire entre la forme triangulaire et la forme arrondie, et a continué quelque temps d’être employée conjointement avec la dernière (2).
III. La troisième proposition de M, ΚΝΙΘΗΤ se compose d’assertions également hasardées. 11 trouve que les autres caractères de l'inscription d’Eurotas sont jioniens, mais altérés; et cependant ces formes altérées se retrouvent dans des médailles et des inscriptions d’une antiquité respectable et d'un dialecte autre que lionien, lesquelles n'ont été connues et publiées, pour la plupart, que long-temps après la mort de FourMonT, que lon suppose si gratuitement capable de 168 avoir forgées à sa fantaisie (3). Quant à ce qu'assure si positivement M. KNIGHT, que les Pélasges, comme les Phéniciens, écrivoient de droite à gauche, tandis que les caractères de l'inscription d'Eurotas sont tracés de gauche à droite, c’est encore une question très-délicate qu'il résout à sa manière, c’est-à-dire, qu'il tranche sans discussion, sans preuve,
bets extraits de FOURMONT (νου, Ὁ]. 1) ceux qu'ont publiés TORREMUZZA , LANZI, ECKHEL, et, plus récemment, M. MIONNET, et l’on verra que la plupart des formes de lettres employées dans
un vase grec de Ja plus haute antiquité, lequel a été publié et expliqué par feu M. VisconTi, dans les Mém. de la classe d’histoire et de littérature ancienne de l’Institut, tom. I, pag, 38-43;
Paris, 1818.
(1} MAFFEr, Antig. Gall. epist. 10.
(2) Cette médaille est dans le cabinet de M. GOSSELLIN; je l'ai fait graver. Voy, pl. 1,n.° 8.
(3) Que lon compare avec les alpha-
les inscriptions d’Amycles étoïent connues de divers peuples de la Grèce, à des époques anciennes. C’est une vérité de fait, qui réfute mieux que tout ce que nous pourrions dire, les imprudentes assertions de M. KNIGHT.
et dans un sens contraire à l'opinion des plus habiles critiques (1). D'ailleurs, quand il seroit vrai, ce qui est au moins douteux, que les Pélasges écrivissent, comme les Phéniciens, de droite à gauche, la méthode contraire , suivie dans l'inscription: d'Eurotas, seroit une preuve d'authenticité; car FOURMoNT, auquel M. KniGur lui-même prête des combinaisons qui supposent [ἃ connoissance des langues de l'Orient, ne pouvoit ignorer la manière d'écrire des Phéniciens; il n’ignoroit pas non plus que les Grecs l'associèrent à leur propre manière, d’où résulta l'écriture en boustrophédon (2), qui est le second âge de l'écriture grecque, et dont FOURMONT a recueïlli un si. grand nombre de monumens; et de ce que, dans une inscription qu’on prétend forgée par lui, il n’a pas suivi une méthode qu'il connoissoit si bien, et qu’il devoit regarder comme a plus convenable à l'âge présumé de ce monument, il s'ensuit nécessairement qu’il a copié les caractères de l'inscription dans l’ordre même où il les voyoit tracés.
IV. Je crois avoir réfuté les trois premières propositions de M. Knicur, et c’est à cela que doit se borner ma tâche ; car si les faits qu'il établit sont tous ensemble et chacun en particulier contraires à la vérité, l'induction qu’il en: tire, et qui fait la matière de sa quatrième proposition, est nécessairement fausse! et je laisse à mes lecteurs le soin d'en. déduire eux-mêmes une qui soit plus exacte.
J'ai rassemblé sous vos yeux, MyrorD, les difficultés proposées par M. Knicxr contre la réalité des plus anciens monumens de Fourmonr, et les réponses qu'on y peut faire : vous pouvez maintenant apprécier la solidité des unes et des aütres, J’aurois pu éntasser un plus grand nombre de citations et d’argurñens;
ἶ mais cet appareil d’érudition eut plutôt surchargé ma réponse
(1) D'HANCARVILLE, Recherches, (2) dem, ibid. tom. 11, pag. 339.
qu'éclairé la question : j'ai mieux aimé imiter fa sobriété de mon adversaire, et me borner à ce qui étoit rigoureusement nécessaire. Malheureusement, et c’est le sort de toutes les réfutations, je ne pouvois être aussi court ni aussi précis que M. Knicur ; et ceux de ses lecteurs qui ont peut-être admiré combien, dans le champ de l'antiquité qu'il parcourt d'un pas si rapide, sa marche est leste et expéditive , trouveront la mienne, en comparaison, bien lente, IL étoit cependant indispensable, pour réfuter des assertions fausses, exprimées souvent en un seul mot, d'y employer plus de paroles; et M. KnicHr eût prétendu avec raison n'être pas réfuté, si, à son exemple, je me fusse contenté d'ajouter à chaque passage de sa dissertation , Ceci m'est pas exact ; ou bien, Ceci est toût-a-fait erroné. Un pareïl commentaire lui eût sans doute paru trop laconique ; il eût demandé des preuves, quoique souvent il se füt dispensé lui-même d’en donner; et je le crois trop équitable pour me blâmer de ne lavoir pas imité en ce point.
Désormais, MyLorp, la carrière qu'il me reste à parcourir est embarrassée de moins d'obstacles, et j'y marcherai d'un pas plus ferme et plus rapide. En repoussant des assertions ou fausses ou hasardées , je ne me crois plus obligé à tout dire; et d’ailleurs les monumens de FouRMoNT, rétablis dans une partie des droits qu'ils avoient perdus , doivent commencer à témoigner pour euxmêmes. Mais, avant d'entamer une discussion nouvelle, qui achevera d'éclairer votre opinion, je dois, MyLorp, laisser reposer quelques instans votre attention : j'ai trop d'intérêt à la ménager, puisque c'est d'elle seule que je puis attendre un jugement
favorable.
DATA US A 2 à ΄ PESTE ETIENNE LT ESS SEE III Δ Δ Δ Δ Δ Δ Δ Δ ΔΔ Δ ΔΑ SEPT STE TT Δ Δ Δ Δ Δα Δ ΑΝ