Voyez Le Père Goriot (H. de Balzac
pas d*en exprimer tout son repentir au moment de la
morts ^^ d^ dianter, d'un accent désespéré, le fameux
psaume :
GombieQ je regrette
Mon bras si dodu , Ma jambe bien faite Et le temps perdu !
« A la vérité, rien n'était négligé pour donner cette direction d'idées aux femmes. Outre l'art, qui n'avait de ciseau, de plume, de pinceau, que pour les belles pécheresses, l'administration leur montrait une tendre sympathie. Les préfets élevaient eux-mêmes des monuments aux plus célèbres courtisanes , avec des inscriptions explicatives pour l'instruction des jeunes filles. La tombe d'Agnès Sorel a été récemment découverte sur les bords de la Loire , et on y lit :
Les chanoines de Loches^ enrichis de ses dons^ demandèrent à Louis X[ d'éloigner son tombeau de leur chœur. « J'y consens , dit-il , mais rendez la dot. » Le tombeau y resta- Un archevêque de Tours , moins juste , le fit reléguer dans une chapelle. A la Révolu-' tion , il y fut détruit. Des hommes sensibles recueilli^ rent les restes d'Agnès, et le général Pommereul, préfet d'Indre-et-Loire , releva le mausolée de la seule maîtresse de nos rois qui ait bien mérité de la patrie , en mettant pour prix de ses faveurs l'expulsion des Anglais de la France. Sa restauration eut lieu en l'an