‹ Deux patries: drame en cinq tableaux, dont un prologueChapitre 4 sur 45 · SCÈNE IV FRANÇOIS, PAULINE · texte numérisé non relu

SCÈNE IV FRANÇOIS, PAULINE

PAULINE, qui a fermé la porte derrière eux.

Pauvre créature! Elle a bien plus sujet que moi de se plaindre, et pas un mot, pas une larme de détresse! — Tu as fini de manger?

FRANÇOIS J*ai fini, (il se lève et regarde Thorloge.) Déjà quatre

heures? Hop! apprêtons-nous. Je crois qu*on ne tardera point à battre le rappel.

PAULINE

Ah ! mon Dieu ! (Elle l'aide à passer sa giberne, son sabre.) Comme c'est lourd, toutes ces machines!... Un sac, un fusil! Tu vas être fatigué, mignon.

FRANÇOIS

Baste! on chante en marchant, on bavarde, et les plus faibles ne songent pas à la fatigue.

PAULINE

Penseras-tu à nous, au moins, là-bas?

FRANÇOIS

Parbleu !

C'est la seule fois que tu m'auras causé de la peine, mon enfant, et encore n'es-tu coupable de rien.

FRANÇOIS

Essuie tes yeux et console-loi. (H rembrasse à plusieurs reprises.) Ton fils t'aime, du fond de l'àme, il te l'affirme, et jamais, entends-tu? jamais il ne vous oubliera, le père et toi.

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