‹ Deux permissions de dix heures opérette en un acte paroles de MM. PolMercier et CurratChapitre 7 sur 18 · RÉCITATIF · texte numérisé non relu

RÉCITATIF

Personne ! à pas de loup, près de ma tourlerelle,

J’arrive enfin ! cré nom d’iin cœur!...

Doux l'endez-vous ! c'esi comme un boule-selle Sounanl la joie au cœur de rurülleurl...

Air :

Salut I ô charmante cuisine Salut cuisine où, chaque jour,

Je recevrai de Célestine Le prenûer bouillon de l'amonr !...

Ah! que de beaux.

Kl bons moiceatix De rôts.

De gigots,

D’ailes de volaille.

Qu’eu lui prenant la taille.

Je mang’rai, ,

J’aval’rai !...

Ah ! quel triple rang de fioles !...

Bientôt on f’ra connaissance avec vous!...

Dans ces luisantes casserolles.

Cuiront pour moi de bons ragoûts !

(En prenant sur la table, un petit verre de cognac; il se verse.)

Et si quelque jour Le tendron m’était infidèle.

Un petit verre de parfait amour Viderait bientôt la querelle.

Mais, chutl ne disons rien Mais chut! tout ira bien. .

(U dépose après avoir bu, le carafon et le verre sur la cheminée de la cuisine.)

Salut ô charmante cuisine Salut cuisine où chaque jour,

Je recevrai de Célestine Le premier bouillon de l’amour !

Je viens de la voir aux Tuileries, la petite... «Allez devant, « ni’a-t-elle dit, au premier, la clef est sur la porte... (m remon- « tant) que pour plus de précaution je vais la fourrer eu de-

iU

« dans. (Il l'6te et la replace vivement à l’intérieur. — Redescendant.) « Là I comme ça, n*y a pas de danger 1 « Elle va lâcher ses « maîtres qui se Ralladent pour toute la soirée... » Bref, comme v’ià tantôt six semaines que je fais de l’œil à ce joli tendron... du moment qu'il me réciproque de la prunelle... ma foi ! z'a tout événement, que j’ai demandé z’une permission de dix heures... (Usant sa permission.) J’autorise l’artilleur... (Respirant dans la cuisine avec ravissement.) J’autorise l’arlilleur... mais cré nom d’un cœur! Quel fumet z’agréablei... c’est le pot au feu qui galope... ventre à terret... (Ouvrant la lèchefrite, et apercevant le poulet qui rôtit, — se brûlant les doigts.) Oyé 1 (Voyant tous les mets sur la table de côté.) Âh ! triple pOtironi... Et des bouteilles qu’ont des chapeaux en argent 1 Que ces apprêts culinaires ne sont pas pour le monarque de Prusse... c’te prévenance me touche! un vrai repas de six barriques !. .. Tête de veau... pieds z’aux truffes... de l’homard... et du boudin blanc... oh! le boudin blanc... que je l’idole!... Le tout compliqué d’un petit vin... qui porte sa nomination... là, voyez-vous! (Lisant l’étiquette.) «Pommade...» Us ont fourré de la pommade là dedans. (Se versant.) Sans doute un pays qui s’appelle comme ça (ii boit). Et il n’est pas bon ? non! c’est des allumettes i... que cette pommade, on dirait z’un vrai roussillon.(Au moment oh îl dépose la bouteille et le verre sur la table on entend distinctement dans la coulisse.)

BLAISEMANN.

Très-bien! mein her le goncierge... je vous remercie...

P.VMPELUNE, vivement.

Quelqu’un?

BLAISKMANN, du dehors.

Je suis la nouvelle ponne qu’attendent mein her et m’ame Chapotin...

PAMPELCNE.

La nouvelle bonne!...

BLAISEHANN.

C’est pienl... j’vas toujours monter...

PAMPELUNE

Elle monte?... Êlle va monter!...

BLAISEMAKN.

Bour les attendre !...

PAMPELUNE

Que le diable te torde le cou !... Veux-tu bien ne pas...

Où me fourrer! (Près de la cheminée.) Là! non... il fait trop chaud... et puis je n'aurai qu'à tomber dans te pot au feu... Ah ! cette pièce, sans doute l'appartement du Chapolin. (D disparaît vivement par la porte du premier plan, à droite.)

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