ÉTIOLOGIE RÉSUMÉE DES ECTROPIONS DE LA PAUPIÈRE INFÉRIEURE
L’ectropion de la paupière RAS c'est le renversement de cette paupière en Ne sa face muqueuse regardant en avant.
Divers mécanismes conduisent à ce résultat définitif après plusieurs stades intermédiaires.
Qu’une cicatrice post-traumatique, siégeant à la partie supérieure de la face, exerce sa rétraction à la partie inférieure de la paupière, celle-ci, sollicitée vers ie bas, mal soutenue déjà par ses connections anatomiques, va bientôt perdre son contact avec ie globe oculaire. Son orifice lacrymal, normalement légèrement dirigé en arrière, regardera franchement en haut et ne plongera plus dans le lac lacrymal. Les larmes, non absorbées, stagneront dans le cul-de-sac inférieur, leur poids et leur volume ajouteront leur action pour faire éverser encore la paupière. Il n’est pas jusqu'au geste d’essuyage du patient, importuné par le débordement des larmes sur ses joues, qui n’ajoute aux raisons qu'a l’ectropion en développement de marcher vers une aggravation.
Bientôt la paupière complètement renversée laisse voir largement la conjonctive du cul-de-sac. Cette muqueuse, exposée à l’air el aux contagions, irritée, plus ou moins infectée dans son abondante richesse glandulaire, prolifère et s’épaissit. On a alors le stade d'ectropion muqueux.
Les complications en sont nombreuses et bien connues- L'’occlusion des paupières est défectueuse, souvent impossible pendant le sommeil. La cornée qui n’est pas protégée ni tenue humide par le voile physiologique des
paupières se dessèche dans ses parties découvertes (inférieures) el dans ce milieu infecté, s’'infecte elle-même. On Sait les conséquences d'une infection cornéenne gag ant de proche en proche, et qu'elles peuvent conduire à la perte de l'organe par fonte purulente ou à l'énucléation.
Telles sont, brièvement, l’évolution et les complications du renversement des paupières.
Nous venons de les envisager à propos du raccourcissement cicatriciel de la paupière inférieure, mais supposons qu'une paralysie du facial atteigne en même temps dans leur tonicité, l’orbiculaire des paupières et le muscle - de Horner. La tonicité du premier muscle cessera d’appliquer le tarse contre le globe. Cependant les choses resteront en place d’abord, les autres ‘facteurs (capillarité). suffisant à garder les rapports normaux. Mais le muscle de Horner, frappé de paralysie, cesse aussi sa fonction: les points lacrymaux, maintenus par sa tonicité dans leur direction vers le lac lacrymal, s’éversent en avant. Les larmes ne s’écoulant plus, s’amasseront entre la paupière et le globe, leur vclume et leur poids tenderont à éloignetr les deux organes, en tout cas feront rapidement cesser les propriétés capillaires du cul-de-sac réduit à une fente virtuelle; bientôt, elles déborderont sur la joue et l'ec- {ropion déjà constitué évoluera comme dans l'exemple précédent.
Plus fréquent encore est l’ectropion causé par le mauvais état primitif des voies lacrymales. Qu'un obstacle vienne s'opposer au cours des larmes, sur un point quelconque de leur trajet, dans l'épaisseur des paupières ou des parois nasales. Elles s’accumuleront en aval, empliront la partie supérieure du conduit lacrymal, puis, s’accumuleront dans le cul-de-sac inférieur où, cette fois encore, elles feront cesser la propriété capillaire de cet espace virtuel. C’est déja un de ses moyens de fixation qui disparaît pour la paupière. Elle n'est plus maintenue que par la tonicité de l’orbiculaire. Celle-ci sera mise en œuvre à chaque instant et fatiguée par les tiraillements que