LE DÉPART
Souvent pour saluer l'aurore virginale
‘alouette a redit sa chanson matinale ;
t le soleil couchant, de ses reflets pourpres souvent revêtu les ondes et les pres.
e port de Saint-Malo luit comme une topaze ;
rapide alcyon d'une aile agile rase
50 DÉCOUVERTE La surfuce immobile et brillante des flots, Des divers bâtiments les joyeux matelots
Echangent des saluts que les échos répetent,
Les vaissenux aux flancs noirs dans les enux se reflètent
Comme les noirs enfants du rivage Africain Dans leurs flots rafraichis par le vent du matin, Sur les mats eluncés le pavillon retombe Comme un triste linceul sur Les bords d'une tombe, Le vent ne soute pas, L'eau dort sur le galet, Mais le soleil levant comme un rouge boulet Vient de sortir soudain de l'horizon de brume, Et le vieux matelot que le repos consume A senti dans son cœur se ranimer l'espoir :
— Je voguerai, ditil, avec le vent du soir !
Muis quels sont ces vaisseaux qui se couvrent [mond
Cent barques autour d'eux s'entrelacent sur l'onde,
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est ‘SUC est dra, * Bre
iven
pts, omme autour d'une vache ondoie un Jeune exam : Ex murmure éclatant Sélève de leur Gin :
tent, CUS its sont retenus de nouventix cordages : aux se reflétent # peuple pour Je VOir accourt sup les rivages, icain vec leurs Pavillons aux brillante conuletrs Lui matin, Îs semblent des ce
tenux qui se couvrent de fleurs,
I Sont trois, Lo Premier sur les vagues d'opale ‘une tombe, ecambre fiérement &insi qu'une cavale : e galet, RON La grande Her est écrit sur son flanc : roule li cime du m it flotte le draponu blanc, brume,
est Cartier qui Commande à ce joli navire,
1e second qui plus loin lève son ancre et vire, Ne: est La Petite Hermine,” Auprès |'« Emérillon * TOI !
drape avec orgucil dans son &rand pavillon,
‘ Breton, Jalobert, sur
les ondes lontaines
vent, avec Cartier, conduire
ces Carènes, 6 couvrent
[mond sur l'onde,
92 DÉCOUVERTE Cependant un doux son fait retentir les airs Et va dans le lointain expirer sur les mers, C'est de l'uirain sacré l'humble voix qui s'empresse D'appeler, au matin, les chrétiens à la messe, Des vaisseaux pavoisés on voit les matelots
Descendre promptement dans leurs légers canots,
L'ei Aux Et s Penc
Sous leurs charges ceux, ployant comme une mule, D
S'enviennent s'échouer à la rive où circule Comme au jour du chômage un peuple curieux.
C'est vers Cartier d'abord que se portent les eux. il marche le premier. La vertu se dessine
Sur son front élevé que le jour illumine.
Sa joue est cave et pale et son rire serein,
Et dans son œil profond brille un rayon divin. Vers l'église remplie à grands pas il s'avance ;
Et tous les matelots le suivent en silence.
Le temple s'est paré de riches ornements,
Le prètre a revétu ses plus beaux vêtements ;
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Un chant plus solennel monte du sanctuaire ;
L'encens est plus suave et la foi plus sincère,
Aux colonnes du chœur flottent de grands drapeaux. Et sur l'autel doré brillent mille flambeaux.
Pendant que le Pasteur offre le sacritice,
2 marins à genoux, pour se rendre propice
æ Dieu dont l'univers aime et bénit la loi,
\e cessent de prier avec ardeur et foi ;
ît leurs fronts humblement s'inclinent jusqu'à terre u moment solennel où le divin mystère
‘accomplit à la voix du ministre de Dieu.
In silence profond règne alors au saint lien.
e prêtre se recueille et dans sa foi sublime
love vers le ciel la céleste Victime.
Adorez, 6 marins ! adorez à genoux
à Sauveur bien aimé qui descend parmi vous !
D+4 Il est de tout bienfait l'inépuisable sourec ! Les anges vous suivront en votre longue course ! Il leur ordonnera de guider vos vaisseaux A travers l'océan, vers des pays nouveaux !
Avec quelle ferveur votre âme réjouie Va se nourrir bientôt de ce doux pain de vie ! Foi Cartier, le premier, as l'insigne bonheur
De voir le Dieu du ciel descendre dans ton cœur !
Après toi, tour à tour, au sanctuaire mème, (: Chaque marin recoit cette faveur suprème ! Ets Maintenant pleins d'espoir et bravant les dangers. Le.
Allez, pieux marins, vers des bords étrangers !
La messe est terminée et la foule environne Les nombreux matelots dont la face rayonne Comme l'arbre argenté par le givre d'hiver;
Vos
Elle couvre bientôt la rive de la mer. ec hié
vourse !|
La
» vie !
heu
on cœur !| me, ne |
s dangers.
ungers !|
ironne ronne
ver;
Pendant que les marins montent sur leurs navires On voit luire des pleurs à travers leurs sourires. [Is laissent sur les bords peut-être pour toujours, Les uns le doux objet de leurs tendres amours, Les autres, leurs amis, leur mère vénérée,
Un père infirme et vieux, une sœur éplorée.
Cependant le vent souftle et soulève les flots,
Et sur trois bâtiments on voit les matelots
Lever l'ancre en chantant et dérouler les voiles.
Comme dans l'or des cieux se bercent trois étoiles,
Les orgueilleux vaisseaux se bercent un moment ln)
Et tracent dans la mer un sillon écumant.
Voguez, braves marins, vers un autre rivage !
4 monde redira votre étonnant courage
Et bénira vos noms ! Et toi, noble Cartier,
Ta gloire remplira l'univers tont entier !
Voguez, braves marins ! que le ciel vous conduise ! À vos yeux inquiets que son étoile luise
Pour éclairer les eaux et signaler l'écueil !
Et que l'onde pour vous ne soit pas un cercueil !
Un omn à | el qu
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(PS onduise :
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