‹ Deux poëmes [i.e. poèmes] couronnés par l'Université Laval [microforme]Chapitre 9 sur 47 · LA · texte numérisé non relu

LA

+ ]l pare lorient des plus vives couleurs ; + L'occident se réechautfe à ses douces ardeurs,

+ Ainsi de notre foi la céleste lumière

Devruit illuminer la terre toute entière ; * Et j'ose croire, 6 roi, que le désir de Dieu

* Est qu'elle soit ainsi répandue.en tout lieu.

Elle est, comme le jour de lorient sortie ;

+ Sa course à l'occident ne s'est pas ralentie ;

* Mais cependant il est au-delà de ces mers

* Des peuples que Satan tient encor dans ces fers,

* Des lieux que l'ignorance étreint dans ses ténèbres, : Comme au milieu des nuits, dans ses ongles funèbres, * Le hibou taciturne étreint un jeune oiseau.

* Prince, ne faut-il pas qu'enfin de son flambeau * La foi daigne éclairer ces malheureux rivages ? + Dieu ne refuse pas aux nations sauvages

* Qui vivent comme l'ours au milieu de leurs bois,

- Le rayon de soleil qui brille sur nos toits :

& Ne vout-il pas aussi ce Dieu dans sa clémence, Que la lumière arrive à leur intelligence,

“ Et que leur cœur rempli de respect et d'amour + Sache adorer enfin et prier chaque jour

* Celui qui fit pour l'homme et le ciel et la terre.

J'ai déjà sillonné sur ma barque légère

& Jusques à l'Occident, l'océan étonné.

Ce voyage hardi vous l'aviez ordonné.

Le succès fut heureux mais la gloire incomplète,

Car nulle terre alors ne fut notre conquite,

Et la France à ces lieux. vous le savez, à roi.

N'a pu donner encor ni son nom, ni sa foi.

Mais daignez à mes soins confier un navire,

J'irai, s'il plait au ciel, fonder un vaste empire

* Où le nom de la France et celui du Seigneur

Seront ensemble unis au fond de chaque cœur.”

mence,

amour

a terre.

omplète,

te,

Oo roi,

oi.

re.

mpire eur

cœur.”

Quel était ce Marin dont la voix

inspirée

Retentissait ainsi sous la voute dorée

De l'antique château des souve O Cartier, C'était toi !

Tu te laissais bercer de |

D'étre agréable au ciel comme utile

Le roi surpris, ému, t'embre

Et d'accomplir

tes vœux fit alors le

l'ains français ?

Fi ; | à ‘er d'un premier succès,

a douce espérance

à la France.

Issa tendrement,

serment.

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Ce port

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