TERRE
Nalut ! brillant soleil ! Salut ! douce lumière ! Tu viens chasser In nuit de ma triste paupière Et rendre au ciel d'azur sa suave gaité, Au perfide océan sa sauvage beauté !
Devant toi l'aquilon a vu tomber sa rage !
L Devant toi s'est enfui le vagabond nuage !
Tu parsèmes ln mer de Tumineux sillons L'oiseau xèche son aile à tes chustes rayons ! Salut, astre charmant ! mais où sont les carénes Que le vent dispersu sur les ondes lointaines, Pendavt que dépouillé de ton éclat si doux
Tu te cachais d'etfroi dans le ciel en courroux ?
Comme un oiseau blessé par la fléche stridente Ne traine vers les bois, et d'une aile pendante luse les prés en fleurs et los champs de moisson. J'en vois un qui s'incline au bord de l'horizon ! Ses cordages rompus, ses voiles déchirées Voltigent au dessus des vagues azurées, Comme les blancs flocons que les jeunes agneaux Acerochent en passant aux nœuds des arbrisseaux.
Cependant les marins, pleins d'un nouveau courage,
Réparent le désordre apporté par l'orage,
Vénus
ridente ite oisson.