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des eaux.
lux.
DU CANADA sy
Cherchant où s'étendait cette terre fertile,
Is purent voir entin qu'elle n'était qu'une ile
que li mer étreignait dans ses bras palpitants, Mais au nord, au midi, du sein des mers screines, [ls virent élever d'autres terres lointaines.
Et pendant qu'ils marchaient dans les épais taillis, Les oiseaux effrayés S'élançant de leurs nids Faisaient vibrer les bois de leurs notes stridentes. Et les deux Indiens dans leurs âmes ardentes,
Éprouvaient le besoin de s'envoler comme eux.
Domagaya pourtant, sous les bois ténébreux, Poursuit, armé d'un are qu'il tit d’un jeune frène, Un oiseau gigantesque au plumage d'ébène.
est bien loin déji: ses compagnons surpris
Jettent pour l'appeler, tour à tour, de vains cris.
[court comme un chevreuil sur le tapis de mousse :
La liberté jamais ne lui parut plus douce, Au sommet élevée d'un odorant sapin, Fatigué d'un long vol, l'oiseau s'arrète entim Croyant avoir vaincu le chasseur insensible, Domagaya joyeux, bande son are flexible
Et s'apprète à percer l'oiseau trop contiunt, Mais il a turdé trop, Une flèche en criant
De l'arbre chevelu perce l'altière cime,
Et d'un autre chasseur l'oiseau tombe victime: s Il Le sauvage étonne ne sait plus que penser : i Ep L'espe ‘ance et la peur l'empéchent d'avancer, ! Üue Est-ce un enfant des bois qui vient à sa rencontre, | Ron Ou le bon manitou qui devant lui se montre | Eile
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Pour le sauver entin des entraves des Blancs ?
Des pas froissent le sol sous les arbres tremblants ;
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Le feuillage s'écarte et le rameau s'incline, PS
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Et soudain apparait une forme divine, | ;
Un sentiment d’effroi saisit Domagava :
I reconnait pourtant la jeune Nuia :
Mais il ne peut encor lui dire une parole,
Jusqu'au pied du supin la chasseresse vole
in Et va suisir l'oiseau que su flèche a perce, L, Elle aperçoit alors contre un arbre adosse 4 L'homme que pour époux a choisi su tendresse : 4 llle lui tend les bras, jette un cri, puis s'affuisse ! Mais l'amant auprès d'elle à genoux s'est jeté : | I souleve son front brillant de pureté, ic! À | Et pour lu réchauffer tient su main retroidie, Uue tendre parole à son âme engourdie
nn iÉE Rend insensiblement la force et la vigueur :
Elle ouvre ses grands veux tout remplis de langueur : + O toi qui m'apparais sous ce desert feuillage
Es-tu Domagaya l'amour de mon jeune âge ?”
Dit-elle, en essuyant les larmes de ses yeux,
“Où bien es-tu, dis-moi, son esprit soucieux
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* Qui vient du champ des morts sontenir mon courage ?