L: Et je sentis du feu les cuisants aiguillons
Mais tout à coup que vois-je au milieu de la flamme ? * Un esprit merveilleux ! une brillante femme !
Le méme que je vis devant la haute croix !
Elle défait mes nœuds de ses flexibles doigts, : Baise mon pale front et me dit à l'oreille :
: Naïa, sauve-toi, sur tes jours moi je veille ! ?
‘ Et je ne sais comment malgré les javelots,
* Je franchis le village et courus près des flots : * Mais j'éprouvais alors une étonnante force ; ‘Je pris mon aviron et mon canot d'écorce,
‘ Et je voguai sans peur sur les flots périlleux
‘ Jusqu'au jour où le vent me poussa vers ces lieux.”
96 DÉCOUVERTE Ainsi purla longtemps la jeune fugitive.
Prètant à son récit une orcille attentive, Domagaya, muet, la regardait toujours.
—" O Naïa! dit-il, Nuïa, mes amours, Retournons maintenant au pays de nos pères !
“ Je les écraserai ces langues de vipères ‘ Qui sur toi n'ont pas craint d'appeler tant de maux ! Le jongleur maudira ses desseins infernaux.
Comme l'iniquité la justice a son heure !
* Mon père en revoyant les deux enfants qu'il pleure Saura qu'à des méchants il a donné sa foi.
‘ [l se repentira d’avoir douté de toi.
Voguons dans ton canot ! voguons, à mon amie !
& Mon frère nous suivra sur la mer endormie.
LE
JS pères !
tant de maux !
Aux.
s qu'il pleur
foi,