‹ Deux poëmes [i.e. poèmes] couronnés par l'Université Laval [microforme]Chapitre 20 sur 47 · L: Et je sentis du feu les cuisants aiguillons · texte numérisé non relu

L: Et je sentis du feu les cuisants aiguillons

Mais tout à coup que vois-je au milieu de la flamme ? * Un esprit merveilleux ! une brillante femme !

Le méme que je vis devant la haute croix !

Elle défait mes nœuds de ses flexibles doigts, : Baise mon pale front et me dit à l'oreille :

: Naïa, sauve-toi, sur tes jours moi je veille ! ?

‘ Et je ne sais comment malgré les javelots,

* Je franchis le village et courus près des flots : * Mais j'éprouvais alors une étonnante force ; ‘Je pris mon aviron et mon canot d'écorce,

‘ Et je voguai sans peur sur les flots périlleux

‘ Jusqu'au jour où le vent me poussa vers ces lieux.”

96 DÉCOUVERTE Ainsi purla longtemps la jeune fugitive.

Prètant à son récit une orcille attentive, Domagaya, muet, la regardait toujours.

—" O Naïa! dit-il, Nuïa, mes amours, Retournons maintenant au pays de nos pères !

“ Je les écraserai ces langues de vipères ‘ Qui sur toi n'ont pas craint d'appeler tant de maux ! Le jongleur maudira ses desseins infernaux.

Comme l'iniquité la justice a son heure !

* Mon père en revoyant les deux enfants qu'il pleure Saura qu'à des méchants il a donné sa foi.

‘ [l se repentira d’avoir douté de toi.

Voguons dans ton canot ! voguons, à mon amie !

& Mon frère nous suivra sur la mer endormie.

LE

JS pères !

tant de maux !

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s qu'il pleur

foi,

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