‹ Deux poëmes [i.e. poèmes] couronnés par l'Université Laval [microforme]Chapitre 22 sur 47 · LE CAP PERCÉ · texte numérisé non relu

LE CAP PERCÉ

Pendant que les vaisseaux, sous leur blanche voilure,

Inclinent Icurs flancs noirs sur l'onde qui murmure. Paiguragny se lève et marche vers Carticr :

Voistu li-bas, dit-il, comme un portique alticr |

Qui releve au-dessus de la mer son front chauve,

Ce rocher solitaire où le corbeau se stuVe.

Cette porte qui s'ouvre entre ces hauts piliers. Et par où passernient tes superbes voiliers ?

De l'Esprit des combats c'était la grotte étrange:

Disent les vieux Sachems, Assise dans la faunge

Sur le lit du grand fleuve en ce lieu si profond,

Elle touchait jadis de son énorme front

La frange du nuage ; et ses immenses ailes, Couvertes en tous temps de verdures nouvelles, S'etendaient vers le sud à cet autre rocher Dont la vierge des bois n'ose plus s'approcher. Morose et sacrilége, aujourd’hui la ruine:

Habite seule hélas! la demeure divine!

Comment ce vaste asile at-il été détruit ?

Je ne bandais pas l’are que j'en étais instruit : Et si tu veux je vais te conter cette histoire Que nul guerrier, chez nous, ne refuse de croire. Autant de lunes d'or ont monté dans les airs,

Autant de bleus glaieuls au bord des ruisseaux elaïrs

range:

funge

fond,

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