‹ Deux poëmes [i.e. poèmes] couronnés par l'Université Laval [microforme]Chapitre 29 sur 47 · III · texte numérisé non relu

III

ts :

ouaves,

SUUVHLCS,

Dts

Comme un fier Poicntat

Accepte avec Plaisir

En efiourant la vague alors chaque nacelle

Fait courir un frisson sur l'onde QUI ruisselle,

Nortant de leurs Wigwams, les femmes, les enfants

Pour les piles guerriers apportent des présents,

Soudain les aVirons plongent dans onde vive, Et les légers ATOS S'éloignent de Ja rive :

Et tous les Indiens de leurs SONOPES VOIX

l'ont l'Cténtir alors ot le fleuve e les bois,

A leurs chants cadences sur les lipides lunes

On voit monter ensemble et retomber Jos l'nes,

Le rapide canot QUI porte le grand chef:

laisse derrière lui tour à tour chaque net:

Etse rend le Premier près de [a &rande Hermine,

artier vient an devant de ce chef qui domine

Sur tu peuple nombreux.

ses présents geénérenx

Et lui donne en retour mille choses plus rares. Alors le vaillant chef des peuplades barbares

Lui parle longuement, dans un pompeux discours. De sa grande bourgade et de ses alentours.

Il l'invite a venir chasser sur le rivage.

A bâtir un wigwam comme le fier sauvage

Dont nul joug odieux ne fait courber le front.

Or pendant qu'il parlait un silence profond

Comme le calme affreux qui précède l'orage.

Régnait sur le navire et jusque sur la plage :

Mais quand Donnacona descendit du vaisseau.

Quand les canots légers s'élancèrent sur l'eau.

Une immense clameur, comme un coup de tonnerre

Fit retentir longtemps la forêt solitaire.

Pour la première fois Cartier foule ces bords

Où d'antiques forèts déroulent leurs décors :

RES ARS SRE EEE

res.

es

4 Q ISCOUPS.

ht.

nl.

Lu.

tonnerre

j'ds

[se dirige vers les wigwams du village,

Le chef le fuit asseoir sur un banc de feuillage ft vient lui présenter le calumet de paix :

—" Que l'amitié, dit-il. enchaine pour Jamais * L'homme libre des bois et le Visage-Pâle ! ‘ Cartier lui tend alors une main amicale,

* O chef, je vais, dit-il. clever sous Ics bois,

* En signe d'alliance une divine croix !

Donnacona Joyeux voulut venir lui-même

Voir dresser sur le roc le grand et saint emblème,

Le Fils de l'Eternel prenait possession

De ce monde rempli de désolation !

Le signe du salut brillait sur ce rivage

Que l'enfer dès longtemps tenait dans l'esclavage !

Mais Cartier n'était pas délivré de tout soin.

Au bord du meme fleuve, il s'élevait, plus loin, Un autre grand hameau qu'il désirait connaitre. D'après les Indiens, ce hameau devait être

Au centre d'un pays aussi beau que fécond,

Sur la rive d'une ile, au pied d’un joli mont.

Et le fleuve irrité, près de cette bourgade

Roulait ses flots bruyants de cascade en cascade.

I voulait qu'avec lui jusqu'à ces bords nouveaux L'un des deux Indiens conduisit ses vaisseaux ; Mais brûlant de fouler à ui pied libre la terre,

Nuivis de Naïa. dans une nef légere,

avagre |

oin,

aitre.

cade.

UV EAU X IX ;

re,

1 s'en allaient tous deux sur le flenve caimé,

Vers leur hameau lointain, leur hameau tant aimé !

Donnacona pourtant ne tarda pas d'apprendre Que vers Hochelaga Cartier voulait se rendre. I en fut attristé : ce dessein le troublait.

Jaloux de su puissance, égoïste, il tremblait Qu'avec d'autres tribus le tier Visage-Pale N'allat faire une paix qui put être tatale Aux peuples réunis près de Stadacone.

Agité par Ia peur, par ces soins dominé,

I se dirigea donc, à l'heure solennelle

Où le pinson s'endort la tête sous son aile,

Vers Cartier qu'entouraient plusieurs des matelots, Et, lui baisant les bras, il prononça ces mots :

— Tu veux, noble seigneur des pays de l'aurore,

* Laisser notre bourgade et remonter encore

+ Le fleuve impétueux qui baigne nos forêts.

+ Ce fleuve est traversé par des éeneils secrets

“ Oùtes vaisseaux pesants se briseront sans doute : # L'ndien ne peut méme en indiquer la route.

* La bourgarde où tu vas est loin, bien loin d'ici :

‘ Le peuple qui l'habite est fourbe et traitre anissi.

‘ Abandonne, seigneur, ce dessein condamnable.

‘Sice puissant motif te trouve inébranlable.

‘ Le manitou na dit (je ne le tairat pas)

+ Que tu devais trouver un horrible trépas

+ Parmi les flots de neige et les monceaux de glace # Qu'en ces endroits lointains un noîr esprit entasse

+ Atin d'ensevelir le pale aventuticr."”

Après avoir fini ce discours singulier Le grand chef satisfait descendit du navire.

Cartier lui témoigna par un malin sourire

‘ets

18 doute :

ute.

h d'ici :

re fini.

nable.

le.

de glace

it entasse

Qu'il étuit peu sensible à son prudent conseil.

Et le matin suivant, au lever du soleil,

Deux vaisseaux s'avancaient duns la fraiche rivière Qui serpentait au nord de la bourgade altière,

Et l'autre remontait couvert de pavillons

Le fleuve où le soleil baignait ses chauds rayons.

itai

Un je

A-t-el

Page 1