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[I Sillonna le lac, il r
Le]
Le navire touchait! 11 n'allait presque plus.
Cartior commande-en vain : aux ordres superflus
Ne veut point obéir le navire insensible,
Dans ce malheur nouveau Cartier reste impassible.
[avait tout prevu. Couragcux et prudent
[| pouvait surmonter ce fatal accident.
Vite il fait jeter l'ancre afin que davantage
Nar le banc dangereux le vaisseau ne s'engage,
[St l'actif matolot replie en même temps
Les voiles qu'enfle encor le souffle frais des vents.
Sur le fleuve inconnu cependant dès l'aurore
Les courageux marins S'élancérent encore,
Un bateau plus léger les portait cette tois.
asa de grands bois
‘eut dessinaient dans l'eau leurs mouvantes images :
Entin il déconvrit ces superbes rivages
Où se trouvait assis le bourg d'Hochelaga,
Et vers la terre alors comme un trait il vogua.
A l'aspect imprévu du bateau qui s'avance:
Et balance sa voile ainsi qu'une aile immense. Les Indiens en foule accourent sur les bords, Ils laissent hautement éclater leurs transports. Jamais telle clameur ne tit trembler la rive ! Jamais ces cœurs naïfs d'une joie aussi vive
Avant ce jour heureux n'avaient été remplis !
Les oracles sacrés allaient ètre accomplis
Un vieux jongleur avait, dans un étrange rêve.
Prédit que de la terre où le soleil se lève
De blancs guerriers viendraient avant de longs hivers. Vaincre de la tribu les ennemis divers.
Et c'étaient ces guerriers qu'on voyait apparaitre !
Leurs fronts nobles et blanes les faisaient reconnaitre !
A Hs Au 1 S'ele Rien (Qui lei |
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mes hivers.
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connaitre !
De place en place :
Hs les conduisesr Au milieu de In Plaine où la vs S'elève toute fière avVeC SA pi Rien n'étonne Cartier eo) Qui pendant bien longtemps pa lei le maïs d'or aux aigrettes de
Nous le souffle
Mais le jour disparait, Au fond du tirmament
Chaque étoile à son tour scitille doucement
Comme les cierges d'or que le levite allume
Au sommet de l'autel où le pur encens fume.
Sur la rive des eaux. les SUllVAges JO VEUX,
alors allument de grands feux :
Is désirent pau là m
ahitester leur joie
AUX guerriers valeutreux qu'un Esprit leur envoie,
Aussitot qu'apparait l'aube du lendemain,
tous par un large chemin.
ste bourgade
ilissade,
ue l'aspect des lieux
ssent devant ses Feux,
soie
du vent légèrement ondoie :
Là le chêne orgucilleux sous le poids de ses glunds Courbe vers le gazon ses longs rameaux trembliants : Et partout des oiseaux au suave ramage, Partout aussi des fleurs à l'élégant corsage ; Les premiers aux échos répètent leurs chansons,
Les dernières gaiement luisent sur les buissons !
Tout à coup du hameau s'ouvre l'unique porte. Les femmes, les enfants que le plaisir transporte N'avancent pèle-méle au-devant des héros,
Is tendent sous leurs pas les plus soycuses peaux : Ils chantent tous ensemble et dansent avec grâce
En allant les conduire au milieu de la place
Où le chef que déjà l’âge a fait impotent,
Entouré de guerriers, tout ému, les attend.
ses glands
tremblints :
LC ; hansons,
tissons !
e porte.
nsporte
S peaux ; grace
Sur le sol aussitôt on étend une natte
dune habile Indienne à teinte
en écarlate.
Et l'on y fait ässeoir le chet des &üerriers blancs,
M immole un chevreuil et ses membres Sanglants
iotissent avec bruit sur le feu qui les dore ;
‘t les Fils du couchant et les Fils de l'aurore,
du'unit avec Mystère un décret dn destin.
rtagent sous lex bois un lraternel festin.
Cependant Le vieux chef: au Milieu de J4 fete.
le un brillant bandeau Qui éouronne sa tâte
tt le met humblement sur le front de Carticr
QUE proclame Seigneur du PAYS tout entier.
ouché de l'action de ce noble StlVage,
drtier lève vers Dieu son radieux visage :
* O Dieu du ciel, dit-il. non, non, ce n'est Pas moi
Qui dois assujetti
ces tribus à ma loi !
DÉCOUVERTE C'est à vous de régner sur ces rives si belles
+ Et de sauver enfin ces peuples intidéles ! 7
Et dans le méme instant, par le ciel inspire.
J prend sur sa poitrine un crucifix sacre
Et le suspend au con du vieillard qu'il cmbrasse : + C'est lui qui doit, dit, dominer sur tt race! Et le vieux Indien, fier de cette faveur.
Presse joyeusement la eroix contre son cœur.
Cependant pres du bourg, dominant la eumpague. S'élève vers le nord une belle montagne :
Li bois majestueux couronne son sommet : Le gason des sentiers est doux comme ui duvet. Les grands oiseaux ont à leurs demeures tranquifle
Désignes par le chef, quelques guerriers dociles
YŸ conduisent Cartier et ses nobles marins.
Là. du haut de ce mont, un pays sans continis
i belles les 17 pire, le
embrasse :
(Lit,
{! Cnipho he,
Gt :
li duvet.
S tranquille
dociles
is,
hfitis
Aux regards du héros tout à coup se déroule,
Bien loin sous les forts le grand fleuve qui coule
Fait briller au soleil ses flots voluptueux ;
Mais parfois il Sirrite, et plus impétueux,
[heurte en écumant Un rocher qui ruisselle
Et jette vers les cieux une plainte éternelle.
Partout des bois épais, partout un sol fecond
Qui reposent encor dans un calme profond !
À l'aspect enchanteur de ces lieux qu'il domine
Cartier se sent rempli d'une ivresse divine
O0 ma France, dit-il, ces PAYS Sont à toi !
‘ Fais-y bénir le ciel
et respecter ta loi !
Er Sur | Le ci Le fle C'est