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points de départ de ces canaux, il est assez probable que c’est le Limpopo qui se remplissant envahit le Shishimi et de là entre dans le Shikouvati où doit se faire la rencontre des deux fleuves. :
Tels sont les trois passages par lesquels les indigènes assurent que le Nkomati et le Limpopo entrent en communication. Nous aborderons maintenant la rive gauche du Limpopo où des phénomènes pareils paraissent se reproduire.
2) Limpopo et Sabi. Les éléments de la question concernant la rive gauche du Limpopo sont en frappant contraste avec ceux de la rive droite. Ici nous avons vu trois, et même quatre points supposés de communication. Là nous n’en trouverons qu’un seul. Ici la distance à parcourir par les deux fleuves pour se rencontrer était au maximum de 90 kilomètres ; là les points d'attache du canal de jonction seront éloignés de 360 kilomètres ; c'est en effet la distance qui sépare Shishonghi sur la Sabi de l'embouchure du Shengane dans le Limpopo. Ici l’exploration du pays et l’étude sur place du problème sont relativement faciles, 1à nous serons en présence de vastes contrées d'accès difficile, de traversée dangereuse, et, somme toute, d'intérêt pratique plus contestable.
La question de la relation possible entre le Limpopo et la Sabi restera non résolue encore un très grand nombre d’années. Pour nous, elle n’a qu’un intérêt théorique ; maïs, comme tout problème non élucidé, elle préoccupera nos esprits avides de connaître et de ne rien laisser en dehors de nos investigations. Travaillons donc à sa solution selon la mesure de nos forces et de nos connaissances, laissant à nos arrière-neveux la joie de la découvrir et peut-être aussi celle de naviouer un jour en souverains sur le futur grand canal interfluvial Nkomati-Limpopo-Sabi !
Quelques kilomètres en amont du point extrême où la marée remonte le Limpopo !, débouche une rivière profonde, large d’une centaine de mètres ?2. C’est la Shengane ou Shenganène, Remontons son cours entre ses rives dénudées ; bientôt nous verrons à notre droite des collines de sable couronnées de vastes forêts vierges ; à notre gauche un pays nu, rocailleux,
1 D’après Saint-Vincent Erskine.
2 Erskine lui donne 60 pieds de large à son embouchure.