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CHAPITRE II

Première cause de l’agitation des particules.

92. Si les particules d’un fluide discret sont si petites, que les coups qu’une particule reçoit sur une de ses faces , pendant un certain tempuscule , diffèrent ordinairement de ceux qui frappent la face opposée ; et si cette différence est telle, qu’elle produise dans la particule , avant un nouveau choc, un certain mou* vement; par exemple, si pendant ce petit temps, en vertu de cette différence d’impulsions, elle parcourt un espace plus grand que la distance moyenne des particules voisines ; ce fluide manifestera toutes les propriétés d’un fluide élastique.

Or , il est naturel de croire que de tels fluides peuvent exister : car les corpuscules ullramondains ne peuvent atteindre une particule solide précisément au même instant indivisible. Mais il est aisé de voir que les fluides ainsi constitués , s’ils existent, ne peuvent être que les plus subtils , c’est-à-dire, ceux dont les particules sont très-peu massives.

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