CHAPITRE VIL De la polarisation mobile
1X0. M. Biot s’exprime ainsi : « Les » molécules lumineuses , à mesure qu’elles D avancent [dans un cristal] , tournent alter- » nativement leurs axes, comme par une sorte l> d’oscillation , de part et d’autre des plans où » elles doivent définitivement se diriger ». C’est cet e'tat qu’il désigne par le nom de polarisation mobile (î).
$. ni. Au moment où une mole'cule pénètre dans un nouveau milieu , bien qu’elle s’y meuve avec liberté , elle éprouve dans sa marche une suite de perturbations (d’attractions et de répulsions) , résultant de l’influence des particules du milieu. Mais elle s’y meut d’une manière constante, en conséquence de l’ordre régulier dans lequel se présentent à elle ces particules. Indépendamment de cette influence,
(l) Phys. , T. b,pag. 3lJ.
la molécule lumineuse a une rotation en vertu de laquelle elle présente sà concavité de chaque côté tour-à-tour; et à époques isochrones du même côté. Ainsi lors même que l’on snpposeroit le milieu composé de particules très-régulièrement distribuées , dont la molécule lumineuse seroit toujours à égale distance ; elle devroit faire constamment des oscillations apparentes ; s’éloigner et s’approcher tour-à-tour d’une même droite , en particulier de l’axe d’un cristal , ou plus exactement de ses angles axais (§. 8g).
§. 112 . 11 n’est pas difficile de voir que les molécules qui forment les différentes couleurs doivent naturellement avoir des rotations de durée inégale. Quoique douées de la même vitesse de translation , si elles sont de masses inégales ou si le centre de rotation est placé diversement dans les particules de couleurs diverses ; leurs rotations seront aussi exécutées en des temps dififérens.
n5. La polarisation mobile, produite par les corps cristallisés, a été ramenée par BiOT à l’influence de l’axe, dont nous avons déjà parlé sous le point de vue de la théorie que nous exposons {§. gi).