‹ Deuxième collection Camille LecuyerChapitre 38 sur 77 · PLANCHE XXXVII · texte numérisé non relu

PLANCHE XXXVII

1, 2, 3. Éphèle dansant. — H a été déjà reproduit sous deux aspects dans la première Collection Lecuyer, pl. Z! ; la pose du milieu de cette planche est inédite. Un certain nombre de figurines analogues ont été trouvées à Myrina et, bien que dépourvues d’ailes, il est vraisemblable quelles étaient destinées à être suspendues et qu’elles représentaient des mortels plus ou moins transformés en Eros. Ce qui distingue le nôtre, ce qui en fait une pièce unique, c’est, la vigueur du modelé et l’énergie du geste ; les jambes largement ouvertes, comme s’il marchait à grands pas dressé sur les pointes, il s’encapuchonne dans un court himation, le bras droit ramené sous le menton, le gauche rejeté sur le dos, la tète et le haut du corps vivement inclinés à gauche. L’ensemble est d’une coquetterie très originale. Ses sandales épaisses sont maintenues par des courroies dont les bouts noués retombent sur le cou-de-pied. Myrina. — Hauteur : o m. u38.

PLANCHE XXXVII bis

1. Êphèbe jouant de la double ÜÛte. — Il a déjà figuré sous deux aspects dans la première Collection Lecuyer , pl. A\ et se distingue de l’Éros précédent par le moelleux des formes, plus féminines ici et tournées à l’hermaphroditisme’; les cuisses sont plus développées, les seins plus arrondis, les contours plus lisses. La position des bras indique que cet Éros soufflait dans une double flûte, et la phorbeia qui couvre la bouche et dont les deux trous sont visibles fait de cette hypothèse une certitude. Sur la tête une couronne pointillée entourée d'une large ténie ; une autre ténie moins large traverse le front et au-dessus

i. Pour la façon dont la tunique

fendue au-dt

du genou,

>ir Museo llorlomco , t. XV, pl. 18. — a. Une figurine analogue a été publiée da

TERRES CUITES ANTIQUES TROUVÉES EN GRÈCE ET EN ASIE MINEURE. 35

de celle-ci une troisième très étroite réunit deux fruits ronds ; ils sont accompagnés de feuilles de lierre qui émergent sous la couronne. Une peau de bête dont le bord supérieur est rabattu se moule sur le torse; aux pieds, des endromides a semelles épaisses dont la tige forme à mi-jambe un épais bourrelet orné de feuilles de lierre, d où retombe une languette accompagnée de chaque côté d’un rang de boutons ; les doigts de pied sont. nus. Myrina. — Hauteur : o m. 35.

La tète et le buste sont légèrement inclinés, le rythme du corps naturel et souple, le mouvement en avant bien marqué mais moins énergique que dans la statuette précédente.

2. Ephèbe jouant de la Cithare. — Ce troisième Éros complète dignement la série. Moins fin que le précédent il présente comme lui des formes d’hermaphroditisme. Il est entièrement nu et porte sur les cheveux une guirlande composée 'de deux fruits ronds réunis par une étroite ténie et de feuilles de lierre.

Il est au vol et incline vers la droite le haut du corps et la tête ; le regard dirigé en bas fixe avec attention un objet que nous ne saurions déterminer. Dans la main gauche Éros tient une cithare qu’il appuie contre sa poitrine et dont sa main droite vient sans doute de toucher les cordes. Un peu petite par rapport au personnage, la cithare est d’une construction très élégante. D’une base rectangulaire s’élèvent les montants, demi-circulaires par en bas et percés de petits trous ; leur partie moyenne est ornée de dentelures et leurs extrémités divergentes sont réunies par une traverse. Dans le cercle qu’ils forment s épanouit une palmette. Myrina. — Hauteur rom. 3i.

Page 1