‹ Deuxième collection Camille LecuyerChapitre 41 sur 77 · PLANCHE XL · texte numérisé non relu

PLANCHE XL

1. MâSque de femme. — La bouche est ouverte et le visage mouvementé semble rire. Il est entouré d une sorte d onkos traverse horizontalement par une bandelette. Deux trous de suspension. — Hauteur : o m. 07.

2. Masque satyrique. — Il a les cheveux roulés en bourrelet, le nez cassé en son milieu, la bouche ouverte avec les coins releves; ce qui fait l’originalité de l’objet, c’est cette barbe de proportions inusitées, qui tombe en nappe par devant. Trou de suspension dans le crâne. — Hauteur rom. 11.

3. Masque de jeune homme. — Les cheveux drus et hérissés sont relevés en bourrelet sur le front, la bouche ouverte en carré. Il n’est pas toujours facile de démêler le sexe des masques jeunes et imberbes. Toutefois, je crois qu’ici nous avons affaire à un éphèbe comique. — Hauteur : o m. 07.

4. Joueuse de cithare assise. — Elle a les jambes de profd, le haut du corps presque de face, la tête légèrement inclinée, le visage souriant. Les cheveux étirés vers le sommet de la tête et noués en chignon découvrent le front, qui est fort haut. Épaule et sein gauches nus. — Hauteur : o m. 21.

La jeune femme est au repos et tient dans sa main gauche une cithare, dont la boîte de résonance est très petite, les montants arqués et découpés élégamment à leur partie interne.

La facture est très analogue à celle de la figurine de la planche 3, n° 2.

5. Joueuse de cithare assise'. — Elle n’est point, tout à fait dans le même mouvement que la précédente, car elle tient le plectre dans sa main droite levée ; sans doute elle vient de s’en servir et va de nouveau faire vibrer les cordes de son instrument. Le visage, d’une grâce et d’une jeunesse ravissantes, regarde légèrement en l’air, comme s’il était encore sous l’influence de l’extase musicale. Les cheveux sont réunis en un chignon d’où tombent des boucles flexibles sur les épaules. Deux rangs de feuilles de lierre piquées dans la chevelure descendent vers la nuque. — Hauteur : o m. 176.

La cithare a les montants arrondis et divergents à leurs extrémités. Elle repose sur un pied qui lui permettrait au besoin de tenir debout. Les cordes partent d’une petite proéminence rectangulaire.

6. Jeune femme assise tenant un vase funéraire. — Elle a les jambes de trois quarts, le haut du corps de face. De la main gauche, elle tient un pan de son himation et de la droite un vase funéraire dont le contact est adouci par l’interposition de la draperie. Une double guirlande de feuilles de lierre ombrage ses cheveux séparés par une raie médiane et qui, sur la nuque, forment une pelote enroulée très analogue à ce qu’on appelait au xvni* siècle le catogan. — Hauteur : o m. 19.

Cette figurine est à rapprocher de la précédente, qui a été reproduite ici pour permettre la comparaison ; les deux statuettes sont de même facture, à peu près sûrement du même ouvrier, et pourtant, que de différence entre les deux ! La dernière a une signification nettement funéraire, et c’est une indication qu’il ne faut pas négliger dans l’interprétation des statuettes précédentes.

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