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L'échantillon d'air n" 1 1 a donné un résultat un peu plus élevé que les autres : peut-être a-t-il été légèrement altéré pai' la flamme de la lampe à souder, comme M. Godfroy l'a pressenti ?
Ces dix échantillons se répartissent en latitude de la faron suivante :
Lolilude Suil. Niniiéro il'urdre. Date de la (irisp. Saison. CO* |i. 10 oOU.
Gi°50' 1 28 décembre 1908, Été. 1,833
4 24 mars 1909. Conriinenccmenl 1,913
automne.
\ 5 19 juin 1910. Commencement 2,191
hiver.
0 27 août 1909. Mi-hiver. 2,084
\ 7 4 novembre 1909. Mi-prinlemps. 2,300
06022' 11 23 janvier 1910. Été. 2,.553
G8O20' 2 10 janvier 11109. Été. 2,291
68034' 3 22. janvier 1909. Été. 2,210
690,30' 9 13 janvier 1910. Été. 1,447
TiloïC)' lu -^n janvier 191U. Été. 1,702
Ces chillres conduisent à une moyenne de 2^°^0.'i21 d'acide carbonique pour 10000 volumes d'air. Il y aurait peut-être lien d'f'liminer l'échantillon n" 11, (|ui, ainsi que nous avons vu, a peut-être été accidentellement souillé. Dans ce cas, la moyenne serait de hoi,!)97 d'acide carbonique pour 10000 volumes d'air.
Les résultats les plus faibles, 1^'°'. 447 et 1^°!, 702 ont été obtenus aux latitudes les plus élevées 69o 30' et 70° Oo'.
Il ressort de ces chillres, de la manière la plus frappante, que les quan-
tités d'acide carbonique qui existent dans l'air des rét;,ions australes sont très notablement inférieures à celles qui existent en Europe. Ils nous conduisent en efTet à une moyenne de 2,05, alors que les déterminations de MM. Mùntz et Aubin effectuées dans riiémisphère nord, dans des stations très éloignées, leur donnaient un chiffre de 2,82.
Leurs anciennes études, faites au cap Horn, à la latitude de 55° 31' 24", leur avaient déjà fourni une moyenne de 2,56, tn'^s nettement inférieure à celle de l'hémisphère nord. Elles se trouvent dont; vérifiées et singulièrement accentuées.
L'ensemble de ces recherches apporte une confirmation éclatante aux théories de M. Th. Schlœsing sur les échanges d'acide carbonique entre les eaux marines et l'air. Elles montrent aussi que le brassage de l'air n'est pas assez énergique pour amener une répartition uniforme de ce gaz dans l'atmosphère terrestre, comme le pensaient Gay-Lussac (1) et Reiset (2), et que des causes locales ont une influence très grande sur la proportion qui en existe et qui peut varier du simple au double.
La surface du globe se divise en zones où les courants atmosphériques sont relativement constants. Oncomprendque, dans chacune deces zones, la teneur en acide carbonique reste aussi relativement constante et que le mélange des masses d'air n'est pas aussi rapide et aussi intime que le pensaient Gay-Lussac et Reiset.
Si l'on faisait entrer dans le calcul les quantités obtenues dans les régions antarctiques, la moyenne générale de la teneur de l'air en acide carbonique se trouverait sensiblement abaissée.
Détermination des quantités d'oxygène contenues dans l'air.
Étant en possession d'échantillons d'air prélevés dans les régions antarctiques explorées par la Mission Gharcot, il nous a semblé intéressant d'y déterminer la proportion d'oxygène qu'ils contenaient. On sait que les mémorables travaux de Regnaultont établi que les variations de la teneur de l'air en oxygène, pour les nombreux pays où il lit |)rélever des échantillons, ne dépassaient pas quelques dix-millièmes, c'est-à-dire qu'elles
(1) Annales de chimie et de physique, t. Il, )). 200.
(2) Comptes llcndiis, t XC, p. 1114.
étaient à peu |jr('S de l'oi-di-c des ciTcnirs d'expérience (1). I.c l'ait a été confirmé par d'autres observateurs. (lepentlaiil M. Ijduc (2j a conslaté que ces variations étaient r('elles et qu'elles résultaient de <> ! influence de la saison, de l'altitude, du voisinaj^^c de la mer et peut-être^ aussi de la latitude ».
Nous avons utilisé l'air privé d'acide carbonique provenant du dosage de ce dernier gaz. Nous avons enii)loyé l'eudiomèlre de Hegnault, avec les modifications qu'y a apportées M. Schlo'sing et (pii rendent ciH appareil d'un maniement plus facile, sans rien enlèvera la précisiou du prcjcédé.
Nous introduisons l'air purilié dans l'eiidioiiirl rc, nous laddiliomions de la quantité convenable d'hydrogène pur. et nous calculons l'oxygène en prenant le tiers du vcdume disparu parla combustion.
^'oici les résultats de nos analyses, faites sur les échantillons d'air dont les conditions de prélèvement ont été détaillées précédemment :
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iiiiérùs.