‹ Deuxième monographieChapitre 13 sur 59 · SUR LE RAPPORT DE M. BEGIN. XIX · texte numérisé non relu

SUR LE RAPPORT DE M. BEGIN. XIX

cautions et tout le soin qu'on pouvait attendre d'hommes aussi instruits et aussi sérieux.

Après toutes ces preuves d'inoculations artificielles fécondes des accidents secondaires, e^t-il besoin de rapporter des exemples de contagion naturelle d'autres accidents second.iires? Lisez les observations si intéressantes de M. Baumes (t. 1", p. 326), et rappelez-vous ce qu'ont dit dans cette discussion MM, Velpeau, Lagneau, Giberl et Roux. Cela me fait remarquer que si nous triomphons, nous n'aurons pas fait preuve de courage en combattant cinq contre un. Pour ma part, je ne m'en vanterai pas, car il n'y a pas de quoi en être fier.

Conclusions. — Ainsi toujours mystères et ténèbres sur l'horizon de la syphilis, au lieu de l'éclatante lumière partout annoncée par les trompettes bruyantes de la renommée; assertions contradictoires de constance et de variations mal déterminées; expérimentations poussées jusqu'à i';!e sorte de licence et de débauche d'inoculations ; généralisation utile de l'emploi du spéculum ; confusion des faits avec les lois qu'ils suivent dans leur développement et leur accomplissement ; sévérité extrême et aveugle pour les autres, qui ébranle le système lui-même et le ruine, ù cause qu'en rejetant les observations incomplètes sur l'état du vagin, il en rejette une foule des siennes nulles ou incomplètes sur une foule d'organes plus profonds que nous ne pouvons examiner et apprécier; d'ailleurs, sévérité partiale et légère en faveur du système; observations incomplètes qui compromettent la vérité; enfin contagion et inoculation prouvée un grand nombre de fois pour les plaques muqueuses, Peclhyma, les végétations, les affections secondaires en un mot, tels sont, à mes yeux, la science d'aujourd'hui et le nouveau système dans ce que j'en ai dit. Je ne porte point de jugement général de la doctrine, parce que je ne veux rien avancer sur les points que je n'ai pas dCi discuter.

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La première monographie de ma chirurgie pratique ne considère, sous le lilre de Pathologie générale mécHcochimrgkale ^ que la maladie en général. La seconde s'occupe des maladies générales ou communes à toutes les parties du corps, et d'an certain nombre àernaladies universelles ou dialhèses non féîjriies et fébriles. Ces affections totius substaruiœ corporis, compliquent trop souvent les maladies chirurgicales pour qu'il soit possible de tracer une histoire fidèle et intelligible de celles-ci sans avoir une notion exacle de celleslà. Néanmoins nous ne donnerons pas une description détaillée de ces atfections diathèsales. Nous tâcherons seulement qu'elle suffise au but que nous cherchons à atteindre, l'exposition claire et exacte de ces graves complications des maladies chirurgicales.

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