DE LA GANGRÈNE PAR CADSTICATION
cide nitrique ipTodaii une escarre jaune peu consistante-, le nitrate d'argent, une escarre brune sur la peau, blanche sur les plaies, peu épaisse; la potasse caustique, une escarre noire, demi-coriace, assez épaisse; le nitrate acide de mercure, une escarre rouge sanguin sur l'épiderme, d'un gris pâle sur les chairs, demicoriace, d'épaisseur moyenne 5 Yacide sulfurique, une escarre gris de fer, demi-coriace; Vacide chbrhydrique, une escarre blanche, dure, d'épaisseur moyenne; Yacide nitro-muriatique (eau régale), une escarre jaunâtre, demi-coriace, d'épaisseur moyenne; le chlorure de zinc, une escarre blanche, très-dure, épaisse; Y arsenic blanc, une escarre livide, dure, épaisse; le sulfate de cuivre, une escarre brune, très-dure, épaisse; le chlorure d'antimoine, une escarre blanche, molle, épaisse {Joum. des conn. méd. prat.y t. II, p. 317). — Le départ de la portion mortifiée s'accompagne ordinairement d'une inflammation assez vive que l'on utilise comme moyen perturbateur dans les maladies, et il s'accomplit dans l'espace de huit à dix, quinze à vingt jours.
Diagnostic. — Il est fondé surtout sur les commémoratifs et l'aspect de l'escarre. Le pronostic dépend de l'étendue de l'escarre, mais surtout de l'organe affecté; sans gravité à la peau, cette gangrène est mortelle dans l'estomac.
Traitement. — Enlevez la substance caustique au plus tôt, si faire se peut ; appliquez immédiatement, pour prévenir l'inflammation, des réfrigérants, des astringents, des substances neutralisantes, alcalines si c'est un acide, acides si c'est un alcali. S'il y a des phlyctènes, des escarres superficielles, traitement de la brûlure; si l'escarre est profonde, étendue, traitement ordinaire de la gangrène. (Voy. d'ailleurs la Gangrène par brûlure.)
GHAPITilE m
Ces maladies sont produites par un vice, par une lésion de nutrition. La nutrition, pour les auteurs, en gjénéral , est la fonction complexe à laquelle on rapporte les phénomènes m-oléculaires : r des mouvements de composition et de décompositiiOii nutritifs que l'on suppose se passer incessamment dans les tissus vivants; 2° quelques dégénérations mal connues, comme les fibreuses, cartilagineuses, osseuses, pierreuses, etc. ; 3" l'accroissement et l'atrophie successifs que l'on observe à certains âges, dans certains tissus et certains organes; 4° les hypertrophies mi les atrophies morbides; 5" e'n fin, les formations morbides. Les mouvements de composition et de décomposition nutritifs, les hypertrophies et les atrophies- des âges sont du ressort de la physiologie, et BOUS n'avons pas à nous en occuper icij les dégénérations, les hypertrophies, les atrophies et les formations nîorbides sont du ressort de la pathologie, et nous devons les étudier.
Causes. — Souvent l^hérédité, parfois unediathèse, comme la tuberculeuse, quelquefois une prédispositkm locale, une violence extérieure , enfin souvent cause ignorée.
Nous ferons remarquer encore, car on ne saurait trop le répéter, puisque l'on continue toujours à dire qu'il n'y a pas d'effet sans cause et que les phénomènes morbides sont toujours le résultat d'une lésion matérielle, que cette admirable maxime est