‹ Deuxième monographieChapitre 26 sur 59 · MALADIES ORGANIQUES DE LA NUTRITION (DÉGÉNÉRATIONS · texte numérisé non relu

MALADIES ORGANIQUES DE LA NUTRITION (DÉGÉNÉRATIONS

Ces afifections, qui paraissent résulter de la dégénération, de l'altération de la nutrition, ne sont pas tellement claires dans leur pathogénie qu'elles ne

permettent aucun doute à cet égard. Quoi qu'il ea soit, nous le répétons, nous regardons comme telles les altérations des tissus blancs , rétractés et indurés ou ramollis 5 les transformations d'un tissu en un autre, du tissu cellulaire devenu fibreux-, du musculaire devenu graisseux, celluleux; de divers tissus devenus cartilagineux, osseux, pierreux, etc. Ces maladies sont, en général, moins pénibles et moins graves par leurs symptômes et leur marche que les organiques en général. Souvent même elles prennent peu de développement, -restent bientôt stationnaires et sont médiocrement gênantes. Il y a même des altérations matérielles de ce genre qui , n'étant ni pénibles, ni dangereuses, ne sont pas des maladies, mais de simples anomalies.

MALADIES ORGANIQUES DE l'aCCROISSEMENT.

Nous savons déjà qu'elles consistent, les unes dans l'hypertrophie, les autres dans l'atrophie d'un tissu, d'un organe, d'une partie ou de la totalité du corps. Mais comme elles présentent peu de caractères communs ou généraux, comme il y en a fort peu de communes à toutes les parties du corps, comme enfin il y en a peu qui soient du ressort de la chirurgie, nous n'en aurons que quelques-unes à décrire ou à mentionner. J'y rapporterais les tumeurs sanguines (anévrismes, varices, tumeurs érectiles sous le nom commun de vaso-morbies) ^ si elles ne comprenaient aussi des lésions de formation et de simples dilatations. Je n'en parlerai donc que plus bas, à cause de la complexité de leur nature.

Des hypertrophies. — Elles sont caractérisées par un excès de développement local ou général à tout le corps, sans autre altération, sans dérangement dans la

Page 1