ENGOURDISSEMENTS
supérieurs; on leur fit inspirer du vinaigre et de l'ammoniaque; à quelques-uns, on insuffla de l'air dans les bronches. En moins de deux heures, ils furent rappelés tous à la vie. L'auteur attribue surtout le rétablissement de la circulation à l'action du bain. {BiU. (le l'Ac. de méd., t. I", p. 242.)
Autant que j'en puisse juger par cette observation, quoiqu'elle manque de détails, les malades étaient asphyxiés par privation d'air respirable, ou par des gaz, plus que par le froid; mais une fois asphyxiés par les gaz de l'égoût, ils ont été glacés par le froid qui régnait alors. Or, l'action du bain surtout ayant paru à M. Fondreton l'agent qui ranima principalement la circulation, et celte chaleur n'ayant pas été nuisible, je prie le lecteur de le remarquer, parce que c'est ce fait qui m'occupe, et que le principal effet de la chaleur à la suite du froid est d'exciter la circulation et de ranimer la vie.
Je renvoie, d'ailleurs, pour niistoriciue des observations faites sur le froid, à l'article plus général du 1. 1 de cet ouvrage, p. 369, à Lacorbière. {Traité du froid, 1839; Magendie, leçons dans l'Union médic, 1850; Fleury, Hydrothérapie, 1852, etc.)