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ENGOURDISSEMENTS PAR VIOLENCES PHYSIQUES OU MÉCANIQUES

Je place ici ces affections, parce qu'elles ont beaucoup d'analogies avec l'engourdissement produit par le froid, et parce que ce sont évidemment des lésions chirurgicales. Je les ai indiquées au chapitre ii de ce volume, p. 235, parce qu'elles ont aussi de l'analogie avec les maladies de ce chapitre.

Ces engourdissements sont causés par contusion, par commotion, par tiraillement, par compression.

le délire, avec le pouls fort et fréquent, et allait peu à la selle. Il fut saigné, purgé deux fois et tenu d'abord à la diète. Au bout de huit jours, il ne pouvait encore se lever 5 mais quelques jours après, parvenant à se tenir sur ses jambes, son père l'emmena achever sa guérison chez lui. On a dû observer que, dans ces deux cas, l'engourdissement portait sur la contractilité musculaire et non sur d'autres facultés. Ces deux cas d'engourdissement tiennent-ils à la commotion de la moelle, à celle des membres inférieurs ou à celle des muscles? Ils peuvent venir de l'ébranlement d'un seul de ces trois ordres d'organes, de deux ou des trois.

Engourdissement du bras par contusion. — En 1846, un garçon de billard reçut un coup de bâton très-violent sur la partie externe de l'avant-bras 5 il en souffrit extrêmement, et vint me voir le lendemain. La main était très-froide et insensible à l'arrachement de la peau pincée au bout des doigts. Je lui donnai plusieurs coups de lancette sans qu'il les sentît 5 un traversa la main sans qu'il en sortit une goutte de sang. Le sentiment et la chaleur étaient supprimés dans toute la main, mais non au poignet. Des cataplasmes chauds furent appliqués sur tout le bras et la main, ce qui rappela la chaleur et le sentiment à cet avant-bras jusqu'au poignet. Dix jours après, je commençai à sentir quelque chaleur à la main, mais sans pouls. Le bras et la main se sauvèrent, mais deux doigts demeurèrent repliés dans la main et il resta très-peu de mouvement aux autres. (Lamotte, trois cent dixième o/?s., p. 317.) Lamotte rejeta toujours l'idée de gangrène dans ce cas, parce qu'il n'y avait pas de symptôme de putréfaction, et il a fait preuve de grande sagacité à une époque oii le diagnostic n'était pas aussi avancé qu'aujourd'hui.

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