‹ Deuxième monographieChapitre 47 sur 59 · ENGOURDISSEMENTS · texte numérisé non relu

ENGOURDISSEMENTS

Engourdissement par la foudre. — J'ai connu une femme qui éprouva ce phénomène à la suite de la chute du tonnerre dans son appartement. L'engourdissement et l'impuissance musculaire qui en résultèrent se dissipèrent d'eux-mêmes en quelques semaines. (Voy. d'ailleurs Pathol. génér., t. I, p. 395 et 400.)

Caractères anatoniiques. — Tantôt ce sont des contusions des nerfs, de la moelle, de l'encéphale, des muscles, etc., avec ou sans ecchymoses et inâltratioa sanguine plus ou moins considérable 5 tantôt de simples piqûres des nerfs, des déchirures, de simples distensions de ces organes; tantôt il n'y a pas d'altération matérielle appréciable.

Symptômes locaux, circonscrits, ou très-étendus et généraux. 1° Trouble de sensation, sensation d'engourdissement, sensibilité à la douleur et sensibilité tactile générale faibles ou nulles, parfois indépendamment l'une dej'autre,de manièrequelemaladesent le contact des corps extérieurs et cependant n'éprouve pas de douleur à la piqûre, à l'incision, à la brûlure; quelquefois aussi sensation de douleurs morbides spontanées et pas de douleurs physiques ; 2° troubles de l'intelligence, perte de connaissance ; 3° troubles de musculation, souvent affaiblissement ou paralysie musculaire, affaiblissement ou paralysie de la voix; 4° diminution de la respiration, de la circulation, de la chaleur animale, quelquefois atrophie locale, etc.; diminution et suspension de l'un, de plusieurs ou de tous ces phénomènes en même temps et pendant un temps plus ou moins long, ce qui constitue plusieurs degrés d'engourdissement de plus en plus complexes, suivant le nombre et la durée du trouble des différentes fonctions enrayées dans leur accomplissement, ce dont chacun peut faire le compte et l'analyse.

Marche. — Durée d'un instant à plusieurs heures

on plusieurs jours , disparition spontanée plus ou moins rapide des accidents et guérison, ou état stationnaire et mort.

Les modes varient comme les causes , les lésions matérielles, les symptômes troublés, l'étendue des parties qu'ils occupent, leur durée et la terminaison définitive.

Le diagnostic est plus ou moins difficile, suivant les modes, et par conséquent très- variable. Lorsqu'on sera bien renseigné sur la cause, qu'on pourra distinguer quelque altération matérielle, constater l'affaiblissement ou la suspension des troubles fonctionnels indiqués, il pourra être facile. Lorsque d'ailleurs les fonctions seront suspendues ou tellement affaiblies dans leur action que l'on n'en pourra plus (îonstater l'exercice, on ne pourra plus les confondre qu'avec la mort partielle ou la mort générale. Or, la mort partielle est une gangrène qui se reconnaît aux caractères de la gangrène (V. plus haut, p. 246 et suiv.); la mort générale se reconnaît à l'absence de tout bruit dans le cœur, et surtout à la putréfaction.

Le pronostic se déduit facilement des modes reconiius par le diagnostic.

Le traitement y est également subordonné : les engourdissements légers peuvent être abandonnés à la ilaturé, puisqu'ils guérissent d'eux-mêmes; les engourdissements sans lésion matérielle sont avantageusement traités par les irritants locaux, liniment ammoniacal, teinture de canlharides en frictions, vésicatoiresj sinapismes même, douches chaudes, acupuncture, électro ou galvano puncture, etc.; saignées locales ou générales, s'il y a des symptômes locaux d'inflammation, de la fièvre 5 narcotiques, antispasmodiques à l'intérieur et à l'extérieur, s'il y â. complication de douleurs vives, surtout sans inflam-

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mation, etc.-, s'il y a lésion matérielle, contusion, piqûre, déchirure par tiraillement, traitement qui sera exposé plus bas, à l'occasion de ces lésions. (Voy. plaies,)

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