‹ Devant la statue de MercierChapitre 21 sur 29 · PIERRE GUIBERT · texte numérisé non relu

PIERRE GUIBERT

NOS TRAVERS *'La Libre Parole", Québec

Ceux qui ont eu l'avantage d'assister au dévoilement de la statue Mercier, ont pu se convaincre que la race des véritables hommes n'était pas morte, en notre Province. Nous avons entendu là des orateurs, qui par leur accent sincère, par la pensée, par la parole et par le geste sont allés droit au coeur et à l'âme de milliers de personnes assemblées sur la place du Parlement, pour glorifier la mémoire de celui qui fut le plus grand canadien des Canadiens et toutes les fibres humaines ont vibré, lorsque les orateurs, dans les grandes lignes de leurs discours, dessinèrent cette figure inoubliable, ce caractère de bronze, cette inlassable énergie, sa foi en l'avenir de sa race et son amour sans bornes pour le peuple.

Quoiqu'en diront les détracteurs fielleux, les Hons. Messieurs Turgeon, Ch. Langelier et Devlin, McKenzie, Laferté, etc., ont fait des discours que les connaisseurs ont su apprécier et ces pages écrites dans un élan d'enthousiasme et d'amour vrai, resteront dans nos annales aussi longtemps qu'il y aura des patriotes pour la redire aux générations futures. Ce n'est pas un vain éloge que nous décernons. C'est là le témoignage de leur quinze à vingt mille citoyens qui les ont acclamés.

Il nous faisait plaisir de voir nos compatriotes Canadiens-français démontrer devant un auditoire d'élite que la

tradition des fortes études et le respect des règles de ce grand art que l'on appelle l'éloquence, n'étaient pas perdus chez nous. De pareilles allocutions ne dépareraient pas la tribune française et nous sommes heureux que les plus autorisés en même temps que les plus éloquents des Français de France, soient témoins de nos efforts et de nos amis.

Page 1