CHAPITRE III LA NOTE ET LA RÉPONSE (21 et 25 juillet
Pièces 22 à 49.—Le jeudi 23 juillet, à 6 h. du soir, l’ultimatum autrichien est remis à Belgraïe, et ce n’est ‘ue le lendemain le 24 à 10 h. du matin, qu’il est communiqué aux puissances Ce la ïriple Entente. M. Sazonoff dit ne l'avoir reçu que dixsept heures après la signification à la Serbie. La soudaineté et l’exagération des demandes autrichiennes, de même que le délai qui expirait le lendemain au soir, furent blâmés à Londres par sir Ddward Grey. L'émotion n’était pas moins grande à Rome, où l’on avait été aussi surpris qu’à Paris et à Londres. L'inquiétude s’accentua encore lorsqu'on vit la presse allemande aggraver la situation per son ton menacant à -l’adresse de la Russie, signalé à M. Bienvenu-Martin (ministre intérimaire des Affaires Etrangères en l'absence de M. Viviani) par M. Jules Cambon, ambassedeur à Berlin.
A Paris, le 24 juillet, l'ambassadeur allemand allait lire au ministre, sans vouloir lui en 1emettre copie, une déclaration menacente, comportant que le conflit actuel était une affaire à régler entre l’Autriche et la Serbie seules, que san gouvernement désirait ardemment que le conflit fût localisé, ‘‘toute intervention d’une autre puissance devant, par le jeu naturel des alliances, provoquer des conséquences incalculables.” (Pièce 28.)
A Berlin, M. de Jagow déclarait à M. Cambon que “la note était énergique, mais qu’il l’approuvait.”
Voici la partie essentielle du télégramme que M. Jules Cambon adressait le même jour à M. Bienvenu-Martin au sujet de cette conversation avec Jagow :
“J'ai continué en lui disant que n’ayant reçu encore aucune instruction, je ne voulais échanger avec lui que des vues toutes personnelles. Je lui ai demandé alors si vraiment le cabinet de Berlin avait totalement ignoré les exigences autrichiennes avant qu’elles fussent communiquées à Belgrade, et comme il me l’affirmait, je lui ai manifesté ma surprise de le voir ainsi s'engager à soutenir des prétentions dont il ignorait la limite et la portée.
DEVANE LE GRAND JURY DES NATIONS ‘C'est bien, m'a dit M. de Jagow en m'interrompant, parce que nous causons entre nous personnellement Que je vous laisse me dire cela, “Certainement,
* Pierre ler s'humilie, la Serb ment livrée à des tro
| cela ouvrira ln porte à de nouve et savez-vous ou vous serez conduit par Vienne £ ? ‘J'ai ajouté que le
Ja langage des journaux allemands n'était pas le larzage de gens indifférents et étrangers l'affaire, mais annonçait un appui actif. E: in, j'ai remarqué que la brièveté du délai imposé à la Serbie pour se soumettre impressionnerait fâcheusement, l'Europe.
“M. de Jagow me répondit qu’il s'attendait bien à ‘un peu d'émotion’? de la part des amis de la Serbie, meis qu'il comptait qu'ils Jui domneraient de bons conseils.
je dit alors, que Ja Russie fasse effort auprès du cabinet l'amener aux concessions acceptables : mais ce qu'on demande à une, ; Jurquoi ne pks le demander à l’autre ? Et si l’on compte que des conseils se.
ront Gunnés à Belgrade, n'est-il pas légitime de compter que d’un autre côté, des conseils seront aussi donnés à Vienne 2’’
at se laissa aller à dire que cela dépendrait des circonstances, L > sitôt, il répéta que l'affaire devait être localisée. 11 me demanda Si vraiment je trouvais la situation grave, : pondis-je, car si ce qui se passe a été réfléchi, je ne comprends
Pas qu'on ait coupé les ponts derrière soi.’
. L'ambassadeur français termine en énuméran croire que l'Allemagne se dispose à appuyer d’une l'attitude de l'Autriche. (Pièce 30.)
Schoen allait protester auprès du Directe un Journal de Paris qui avait trouvé
je sera probable.
Îles éventualités,
t les observations qui lui font façon singulièrement énergique
ur Politique contre
un sens menaçant à sa déclaration de la veille.
ndres, l'ambassadeur autrichien faisait une démarche analogue, expliqüant que l'avis à la Serbie n'était
Avis à un ultimatum, mais “une demande de réponse avec limitation de “pe ; les deux ROuvernements montrant ainsi leur intention d'entretenir dans la Triple En
L 1 sur les chances d’un arrangement pacifique et sur les intantions germaniques.
Sur le reste, demande de prolongation de délai par ward Grey pour …
la médiation
ambassadeurs fra us points la Correspondance anglaise et russe, A Vienne, le même jour, 25, le Prince Ko de Russie, reçu
i Ciale par le Baron Macchi i
Le parfois l'intérêt “Martin (pièce 45).
, n’a pas plus de succès.
que ses démarches arrivent trop tard, comme si ]a "Allemagne, avait donné aux
paix.
M. Von Jagow lui fait réponse