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JUSTIFICATION DU CRIME

Du Post de Berlin (20 décembre 1914) :

allemand, le général Von Disfurth, dans le Tag de Berlin : ‘ Il est au-dessous de notre dignité de défendre nos contre les accusations injustes du dedans et du dehors. Nos troupes et nous-mêmes, ne devons d’explications à personne ; nous m’avons rien à justifier, rien à excuser. Tout ce que feront nos soldats pour faire du mal à l’ennemi....tout cela sera bien fait et tout est justifié d'avance... Nous n'avons pas du tout à nous occuper de l'opinion des autres pays, mème neutres. Et si tous les monuments, tous les chefs-d'œuvre d’architecture rue entre nos canons et ceux de l’ennemi allaient au iable, cela nous serait parfaitement égal.... Mars est le maitre de l’heure, non Apollon On nous traite de barbares, qu'importe ! Nous en rions. Nous pourrons tout au plus nous demander si nous n’avons pas lieu de mériter ce titre ”?

mm

Les Débats devant le Tribunal de l’Opinion

La simple publication des documents dont on vie remarquable, extraordinaire :

l’Allemagne. En vain celle-ci ason militarisme et son espi des neutres. Il lui

nes n'aient pas eu de succès en | On en jugera par ces quelques affreuse guerre.

Appel aux nations civilisées

Sous ce titre pompeux, le comité de Propagande teutonne a fait distribuer à grands frais dans les pays neutres, notamment aux Etats-Unis, le document suivant, en regard duquel nous notons brièvement la substance des récriminations qui se sont élevées de partout.

Les 93 intellectuels allemands Réponse du monde civilisé

A titre de représentants de la science Si l'Allemagne est discréditée, elle le doit à elle-même. Si sa di ie avait

p < é et honnête, si n'avait pas

et les calomnies foulé aux pieds sa ropre signature, mis

grâce auxquels nos ennemis s'efforcent de à feu et à sang la Bolgique, si ses plans

ternir l'honneur de l'Allemagne dans les rudes combats qu’on l’a forcée de livrer pour sa propre existence. .

Les événements, par la voix des canons, ont eu beau prouver que les prétendues défaites allemandes sont de pures invention, les fausses représentations, les calomnies n’en poursuivent pas moins leur œuvre. C’est contre cette campagne que nous élevons la voix, nous faisant les porte-paroles de La vérité.

IL n'est pas vrai que l'Allemagne ait commis la faute de provoquer guerre. Ni le peuple, ni le gouverne-

ni le kaiser ne voulaient la a fait tout ce qu’elle

pen , .

it le main i nos ad

pa

s’est vue assaillie par des guettaien frontières, me un seul e.

Il n'est vrai que nous lement violé la neutralité de Il est en preuve que

= criminel- Belgique.

la France et l’Anru avaient décidé de franchir ses rontières

et que la ique les approuvait. C'eût été un Re + de notre part de ne pas prendre les devants.

de campagne ne comportaient pas la violation des traités, l’envahissement des pays neutres, l'assassinat des femmes, des enfants, des vieillards, des religieux, la destruction des églises ot des œuvres d'art, la piraterie et le banditisme sur terre et sur mer ; si en un mot elle se contentait de se battre contre des hommes armés, elle ne serait pas au ban de la civilisation. Quant à ses échecs, i n’ont rien de la fiction : sa flotte embouteillée, ses pirates au fond de l’eau, la capitulation de Kiao-Chau, la retraite de ses hordes de la Marne à l'Aisne, sont des réalités. Sa prétendue invincibilité n’est plus qu’une égende. Sa Terreur ne fait plus peur.

‘6 S'il est vrai, comme vous le penses, que le peuple allemand n’a pas voulu la guerre, ne dites pas, messieurs, que votre gouvernement ne l’a pas voulue. Si vous maintenesz cette affirmation, vous devriez reconnaître l’impuissance de sa diplomatie et la faillite de son influence vis-à-vis de son unique alliée, l'Autriche.” (M.

Ed. Ctapuizat, député suisse.)

“(L'Allemagne le savait, quand, s’adressant à la Russie, elle lui disait :

“J'exige que tu restes les bras croisés pendant que l'Autriche étranglera ton

it frère.’ Quelle réponse pouvaient

er les Slaves moscovites ? La seule

qui convienne à des mes ! Ils se retournèrent vers l'Autriche et lui dirent:

‘Si vous touches un cheveu de ce petit, je vais démolir votre château de cartes d'Empire, morceau par morceau l’”” Et c'est ce qu’ils sont en train de faire.” (Discours de M. Lloyd-George au Queen’s Hall de Londres, 19 septembre 1914.)

Les 93 intellectuels sont souffletés par leur gouvernement, puisqu'il proclame qu'il voulait, non la paix universelle, mais la ‘‘guerre localisée,” ce qui était non seulement une iniquité, mais une impossibilité.

‘“ Une violation est toujours un crime.

Aux yeux d’un citoyen suisse, il est sans excuse. Ceux qui le commettent doivent s'attendre à l'effort d ré i toujours un cas de légitime défense.” (M. Ed. Chapuisat.)

“Le junker croît qu’il suffit de dire :

je suis pressé, laissez-moi passer.” La rapidité d'action est le plus grand atout de l'Allemagne,” ET dit à la Belgique. Les petites nationalités qui se trouvent sur sa route sont jetées dans le fossé, sanglantes et brisées. Les roues de l’implacable machine écrasent femmes et enfants, et l’Angleterre reçoit l’ordre de se garer. Eh bien, je ne puis dire que ceci: ei le vieil esprit britannique est encore vivant dans les cœurs anglais, ce

Il n'est pas vra d’un seul citoyen be nos soldats sauf d strictement nécessa

mutilaient les blessés,

sang-froid nos médecins LE

de leurs devoirs de bons samaritains. Estil pire abus que de jeter le voile du silence sur ces crimes dans le but de faire passer les Allemands pour des criminels parcsau'ils ont justement châtié les coupables 7

Il n’est pas vrai que nos troupes aient brutalement détruit Louvain. Les habitants, dans leur rage, ayant traîtreusement attaqué nos soldats dans leurs Quartiers, ceux-ci, bien à contre-cœur, se sont vus dans L'obligation d’incendier

ville, artie de

Par aucune autre vons refuser de r Los

des femmes et des entié par les sauva-

Russes et aux

bes, ceux qui scandalisent le monde

en suscitant les Mongols et les nègres contre la race blanche

matamore sera arraché de son siège. Son triomphe serait une des plus grandes catastrophes infligées à la démocratie.’’ (M. Lloyd George.)

Cette dénégation effrontée est décorée d’un pendentif qui en fait une ironique confession de jugement. C’est à leur corps défendant que les hordes armées jusqu'aux rangs éerrés, dont l’horreur Macéd

» vous fondez votre prole témoignage de ceux qui l’accusation est fon-

du sang des innoinnombrables.’

‘““ Je m’en réfère port de l’expert dés amer

assacres de Malines, de Dinant, ne pe honorable.

uvain, de l’histori

À le est un acte de guerre déshonorant, qui imprime au nom allemand une tache que les siècies u’effaceront point.” (David Starr Jordan, chancelier de l’Université Leland.)

“La cruauté peut-être

‘sans disc ed sera ’armée alledisciplinée,

de le.)

n du 31 mars 1915 cite ts qui déshonorent à ja- R : 19 L’invasion de la Belgique ; 20 Louvain ; ims ; 49 Je bombardement des villes non fortifiées : enfin l'assassinat de plus de cent non-combattants, hommes et femmes, Passagers et équipages des navires mar- Chands le Fa ba et l’Aguila, — New-York Times : ‘Ce n’est plus de la guerre, c’est du meurtre. Le Ney

Il n'est pas vrai qu’en faisant la guerre à notre prétendu militarisme, nos ennemis ne visent pas en même temps notre civilisation, comme ils l’affirment hypocritement. Sans le militarisme allemand, la civilisation allemande aurait depuis longtemps cessé d’être. C’est un bonheur pour celle-ci que le militarisme aît pris pied dans un pays qui pendant des siècles avait été plus qu'aucun autre au monde la proie de bandes de brigands.

L'armée allemande et la nation allemande ne font qu’un, et c’est cette fraternité

ui rallie 70 millions d’Allemands, sans istinction de rang, de caste ou de parti.

Il nous est impossible d’arracher des mains de nos ennemis l'arme empoisonnée du mensonge. Tout ce que nous pouvons, c'est de p er devant le monde entier que nos adversaires rendent faux témoignage contre nous. (C’est à vous qui nous connaissez, qui avez travaillé à nos côtés pour l protection des droits les plus sacrés de l’homme, que nous adressons cet appel : Ayez foi en nous.

Soyez convaincu que nous mènerons cette guerre jusqu’au bout comme une nation civilisée, pour laquelle l'héritage d’un Goethe, d'un Beethoven et d’un Kant est aussi sacré que l'honneur de nos foyers.

Nous vous en engageons nos noms notre parole. 3

(Suivent 98 signatures de professeurs d’universités, de directeurs de théâtres et de musées, et de particuliers, oe qui ne prouve pas nécessairement l'unanimité du corps enseizrant, comme on a pu le croire à première vue.)

York Tribune : ‘Ce n’est pas de ls guerre comme le comprennent les civilisés, c’est de l'assassinat.’ Fe Et que penser de l'Allémäigne quren renant la Turquie pour alliée à le e l'Italie, espérait allumer ls guerre sainte de l'Islam contre le Christianisme ?

Naïf aveu de barbarie héréditaire.

L'Allemand savant réclame la supériorité en tout, même pour la féroeité des meurtres et des rapines dont vivaient ses aïeux, Burgraves et reîtres. Il est triste tout de même de constater la nécessité du régime de la schlague et du sabre pour contenir tout un peuple dans les limites du devoir en plein 20e siècle. Si cet état do société, fondé sur la force brutale, existe réellement, raison de plus que le reste de l'humanité se coalise pour écraser la tête du monstre.

Cet appel déclamatoire n’a converti

rsonne dans le monde civilisé. Dans … pays neutres, on est lus que jamais favorable à la cause des alliés. Le peuple américain en particulier se demande où et comment l'Allemagne militariste a jamais aidé la cause de la liberté. Quant aux trois grands noms dont les 98 se proclament modestement les héritiers directs, il se trouve, d’après M. Yves Guyot, ‘‘que Goethe, né dans la ville libre de Francfort, vivait à la cour de Charles-Auguste, centre libéral et artistique sans cesse en butte aux menaces prussiennes ; que Beethoven, d’origine flamande, vécut en Hollande l'en l’âge de vingt-quatre ans, passa le reste de sa vie à Vienne, et par conséquent, n’eut rien de commun avec le militarisme prussien, alors si redouté de l'Autriche : enfin, que Kant, bien que né et domicilié à Koenigsberg, la vraie capitale du royaume de Prusse, fut un des admirateurs de la Révolution Française, et qu’à sa mort en 1804 ce n’était certainement pas le gouvernement prussien qui avait recommandé ses ouvrages au monde.’

Frederic Harrison, écrivain anglais, dit que c’est un fait de longtemps admis “qu'en Ailemagne tous les fonctionnaires des académies etdes écoles sont des créatures du gouvernement, dociles au commandement comme pas un sergent instructeur.”?

ü4 DEVANT LE GRAND JURY DES NATIONS

La réponse des Universités françaises

En réponse à la Protestation des universités allemandes contre les accusations dont leur pays est l'objet, les universités françaises adressent le manifeste suivant aux universités des pays neutres :

universités allemandes viennent de protester contre les accusations dont leur Pays est l’objet à l’occasion de la guerre.

Les universités françaises se borneront à Vous soumettre les questions suivantes ;

Qui a voulu la guerre ?

Qui, pendant le tro court répit laissé aux délibérations de l'Europe, s'est ingénié à trouver des formules conciliation ? Qui, au contraire, a refusé toutes celles qu'ont successivement proposées l’Anglete ussie, la France et l'Italie ?

i i it paraissait s’apaiser, a déchaîné la guerre, attendue et guettée ?

Propos que aités sont des chif- » et qu’en temps d ?

; iences, ennemi, les dénaturant le premier, taires ?

Dans quelles conditions la cathédrale de Reims a-t-elle été brûlée P Dans quelles conditions des bombes incendiaires oht-elles été jetées sur Notre- Dame de Paris P À ces questions, les faits seuls doivent répondre.

Déjà, vous pouves consulter les documents publiés par les chancelleries, les résula

tats d'enquêtes faites Par des neutres, les témoignages trouvés dans des carnets allemands, les ages des ruines de Belgique et des ruines de France.

un l'ont fait les représentants de la science et gations, appuyées seulement d’une ‘parole

de dire : “Vous bares.”’

NOUS savons aussi t et de Gæthe, re jette du militarisme Prussien, et qu’emporté par lui, à la domination universelle,

De cette prétention, . Hier encore, un maître de l’université . Leipzig écrivait : ‘C’est arr nos épaules que repose le sort futur de la culture en

urope.

Les universités fr œu- Yre nou pas d’un peup p intellectuelle et morale de l’humanité est créée ce nécessaires de tous les génies nationaux.

Comme les armées alliées, elles défendent, pour leur part, la liberté du monde.

Le 3 novembre 1914.

Les Universités de Paris, Aix, Marseille, Alger, Besançon, Bordeaux. Caen, Cler-

mont-Ferrand, Dijon, Grenoble, Lyon, Montpellier, Nancy, Poitiers. Rennes, Toulouse.

Yves Guillot et le Professeur Bellet :

‘Comment donc pouvez-vous avoir le front d'affirmer qu'il est faux que l’Allemala guerre }.....Un a trouvé dans les poches de vos réservistes lés aient sous les armes longtemps avant la fin de juillet. Notre ami et le-Seneuil a lu cet appei dans les papiers militaires d'un Allemand qui

ce sont des Belges, et Un journal américain Si ce 80 i allemands en qu'est-ce que ces sol do L ité est que vos trou- - des écrits qui ont été saisis résident Wilson par la comés aux féroces inscripde fer de Bagdad ue la population faite en collaborati avec des représentante des Eta ir assez de considération pour quémander leu a tr ile était désarmée. Aujourd’hui vous approuves i vous également approuvé bliothèque d’ w’il vait pas là de Deutsch ultur. Votre belie culture militaire a eu pour fruit ilisation antérieure eu siècle des Vandales bliothèque...

a culture allemande. Si cette le mépris des traités, le mépris de la n nts, ne vous étonnesz

as que les a de la préserver à votre profit et à leur détriment

Réponse des Lettrés Anglais

Extraits d'un manifeste signé par un grand nombre de ‘‘British Scholare LE ‘ Quels qu'aient pu être les griefs de l'Autriche, le ton inoui de sa note à la Serbie était un défi à la Russie, une provocation à la guerre ; c'est ce que la Grande-Bretagne, comme le reste de l’Europe, a parfaitement compris. . te llem —— teneur de la auavoir approuvée après devait précipiter

mations.

alliée, a de propos présente guerre... =

‘ Pour nous comme pour la que, c’est une guerre défensive pour la Liberté et pour la Paix »

M. Fréderic Harrison, écrivain anglais :

& Ces professeurs semblent tout fiers de servir le nouvel Attila—disons plutôt le igula, car Attila du moins était un soldat de métier et ne se Cac it pas uge, derrière des embarras de fer de fil barbelé....

“ Ils semblent croire que le fait d’avoir remis au point quelques lignes de Sopohocle ou la découverte d’une nouvelle teinture chimique ue le Surhomme allemand de toute obligation d'humanité, de véracité et d’honorabilité. Leur parle-t-on d’ mutilés et de religieuses outragées en Belgique, ils répondent : Oui, mais songez donc à Kant et à Hégel !

‘ À les croire. l’homme qui a traduit Schopenhauer est un traître à la philosophie s’il a l’audace de blâmer les Allemands pour avoir brûlé Malines et pour faire marcher les prisonniers en avant de leurs troupes sous le feu de l'ennemi...

ti Que tout commerce intellectuel soit suspendu jusqu’à ce que ces professeurs offi ciels aient désappris J'infernal code des “ nécessités de guerre ” et de la ‘‘ domination mondiale ” que le Vice-Gérant de Dieu à Potsdam, sous les yeux indignée du monde civilisé, leur a commendé d’inculquer à la grandissime race teutonique. . . .””

L'opinion américaine

sentiment de la grande presse américaine, qui est resté après plus de huit mois de guerre et de Propagande effrénée de la part des Panégyristes allemands.

Du New-York Times du 4 décembre 1914 :

‘ Lorsque Von Bethmann-Hollweg dres avait averti St-Pétersbourg ‘que nentale à l’occasion d it ainsi qu’à so; « Si le veto de |’ concl: irrésisti » forcément, à notre à l’Aut icke, non seulement il J aurait pas eu guerre du tout. Quand on veut barrer un Cours d’eau dét d'opérer à Proximité de la source.

alle que, si l'Angleterre avait gr une attitude ferme la guerre, “l’action Médiatrice de l’AI] ne t-P bo Vienne aurait réussi,” ses Parol nOUS, on sait parfai nt i ë Edward a épuisé tous les édiati i de l’Entente et obstacle. La mé.

ricain ne peut être dupé ni fourvoyé sur ce point. Il est trop bien ts.

Ici la «

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