‹ Devant les tisonsChapitre 37 sur 49 · POUR TOUTE OHE ÉTERNITÉ · texte numérisé non relu

POUR TOUTE OHE ÉTERNITÉ

Des pâtés de poissons bien supérieurs à ceux de la Poissonnerie anglaise;

Des symphonies plus belles, sMl est possible, que celles de Beethoven ;

Des cravates mieux faites et mieux empesées que celles de Walker;

Un nouveau sens qui ouvrit à Fintelligence et à la pensée un nouveau monde et un ordre de choses inconnu ;

Un vin de Champagne qui ne grisât pas ;

Des huîtres fraîches au mois d'août ;

Les riantes et nobles sensations du premier amour toujours renouvelées et toujours les mêmes ;

Des dentelles plus belles que les dentelles de Halines ;

Un pied aussi petit que celui de madame Pauline Pell... :

Des combats, du sang, des victoires et des couronnes;

De hautes montagnes, où Tair pur inspire de nobles pensées, où Tesprit se dégage du corps comme d'un poids incommode, et prend son essor vers le ciel ;

Un billard plus élastique qu'aucun billard connu , avec un bleu divin , qui ferait faire de magnifiques effets de queue ;

Des infortunes à soulager, un concert de bénédictions des pauvres;

Une rivière avec une eau admirable à regarder couler;

Je laisse ici des lignes que chacun remplira selon son goût pour ne pas commettre de passe-droit.

Pour ce qui est de Tenfer,

Il faudrait y mettre la même variété.

Ce qui est le paradis des uns serait l'enfer des autres.

Les choses les plus insipides peuvent être du goût de quelques-uns; on a vu des gens se plaire à voir hurler le drame par M. Frédérick-Lemaître ; aussi laisserons-nous chacun se faire un enfer à sa guise.

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