‹ Devant les tisonsChapitre 48 sur 49 · PRÉFACE · texte numérisé non relu

PRÉFACE

llle ego qui quondam... Moi qui, autrefois, ai démontré aux faiseurs de romances qu'on ne peut danser ni sur ni som la fougère, pas plus que sous la covdrette ; que le papillon et la rose ne sont inséparables que dans les vers libres ; qu'un papillon ne se pose sur une rose qu'à défaut d'autres fleurs, et lui préfère toujours le cbardon : il est un autre préjugé que j'attaque aujourd'hui, non par un vain amour du paradoxe, mais par un noble amour de l'humanité, mû par le désir de prémunir les hommes contre les écueils ou je me suis brisé. Je sais que l'expérience d'autrui ne nous sert jamais de rien ; que souvent même nos erreurs personnelles sont comme les chutes de l'aveugle, qui ne l'empêchent pas de retomber à chaque trou ouvert sous ses pas ; mais l'aveu que l'on fait de ses fautes, de ses erreurs, de ses folies passées, est un hommage qu'on a le plaisir de rendre soi-même à sa prudence, à sa perspicacité, à sa sagesse actuelle.

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