‹ Devant Québec et Rome ou Collection de documents se rapportant au projet de loi pour incorporer les adminstrateurs de l'Université Laval à Montréal [microforme] (volume 2)Chapitre 2 sur 70 · REMARQUES PRÉLIMINAIRES · texte numérisé non relu

REMARQUES PRÉLIMINAIRES

Nous étions au 19 de Janvier. Le vénéré Cardinal Simeoni, Préfet de la Sacrée Congrégation de la Propagande, venait de nous être enlevé, Par une mort inattendue, au mom nt où le règlement de notre difficulté avec l'autorité universitaire au sujet du #roje/ de Loi Pour constituer en Corporation les Administrateurs de l'Univer- Sté Laval à Montréal entrait dans une phase pratique, Nous nous trouvions relancés dans les retards et les incertitudes. Quand, maintenant,

le nouveau Préfet allait-il être nommé?.... quand

notre affaire pourrait-elle venir devant la Con-

ne

grégation ?... Cependant tout délai prolongé

nous était fatal, irrémédiablement. Dans cette impasse, Mgr Racine résolut d'écrire, pour lui exposer notre situation, à Notre Très Saint Père le Pape lui-même.

En même temps, pour donner au Saint-Père

une preuve irrécusable de notre bonne volonté

et de notre esprit de conciliation, il voulut lui |

offrir de retrancher du bill, #roprio motu, tout M

ce qui y déplaisait à Son Eminence le Cardinal

Taschereau, pourvu toutefois que ces retranche-

ments ne s’attaquassent pas aux principes consti- À tutifs du projet de loi, Mais, comme le Cardinal 8 Archevêque de Québec n'avait jamais voulu | préciser ce qu’il aimerait à y voir disparaître, À Mgr Racine me demanda de lui iudiquer quels È pourraient bien être, à mon avis, exactement les .

les points sur lesquels portait son déplaisir, ainsi À

que celui du Conseil Universitaire.

Je répondis par écrit (Document N° II). Je

couchai également sur le papier les raisons pour |

lesquelles j'étais d'opinion, de mon côté, ‘‘ que le

moment était arrivé, far un effort quelconque,

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Pen qi de démontrer au Saint-Siègeque Québec voulait, non pas seulement amender notre projet de loi,

mais bien virtuellement le tuer par là #mporirisation" (Document N° III. )

La lettre au Saint-Père futécrite le 23 janvier; puis, tantôt l’un, tantôt l’ autre, nous envoyâmes au Secrétaire de la Propagande, au Minutante, au nouveau Préfet quand

il fut nommé, des lettres courtes et pressantes, aujourd'hui pour réfuter une objection, demain pour exposer un point de vue (Documents Nos VI, VII, VIIL, IX, XIV et XV) ; et nous ne cessâmes nos instances que quand l'assurance d’une réponse à bref délai nous fut donnée.

Je laisse maintenant la parole aux docuinents eux-mêmes.

Collège Canadien, 117 rue des Quatre-Fontaines, Roue, 19 janvier 1892.

Sa Grandeur Mgr A. Racine, Evêque de Sher-

brooke.

MoNSEIGNEUR,

Vous me demandez- quels pourraient bien être, dans mon opinion, les points de notre projet de loi auxquels les autorités Universitaires à Québec objectent.

Je regrette, Monseigneur, que nous soyons dans la nécessité de faire, à tâtons, cette étude ; car il aurait été si simple pour l’Université de nous formuler, en paroles claires et précises, quelles étaient ses objections; bien plus, il me semble que c'était son devoir.

A-t-on craint d'émettre ce que nos Supé-

rieurs communs auraient trouvé des prétentions |

insoutenables ? A-t-on craint de donner la preu- B

ve oste dans la tution nous, d’ rément pas Carr servatio de faire Je vie elles qu projet d reau, Cl Laval ; « te à notr il ‘ crée tout à fai telle que son insti 1891); 2 un corps versitair parce qu’

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preu-

ve ostensible qu’on n’avait pas encore accepté, dans la pratique, certaines clauses de la Constitution Yam dudum ? Nous ne craignons pas, nous, d'exprimer ce que nous demandons, carrément ; pourquoi, d’un autre côté, ne vient-on pas carrément exposer ses remarques et ses observations, d'autant plus que nous promettons de faire l'impossible pour en tenir compte ?

Je viens de relire une à une les lettres officielles que m'a envoyées, à l’occasion de notre projet de loi, Son Eminence le Cardinal Taschereau, Chancelier Apostolique de l'Université Laval ; et j’y trouve que Son Eminence s’objecte à notre projet de loi : 1° parce que, à son sens, il “ crée réellement à Montré1l une Université tout à fait indépendante de l'Université Laval telle que constituée par sa Chart: Royale et son institution canonique (lettre du 15 octobre 1891); 2° parce que “ le but final en est de créer un Corps qui n'ait pas besoin du Conseil Universitaire ” (lettre du 19 octobre 1891); 3°

parce qu’il ‘ donne aux administrateurs de l'U-

niversité de Montréal les droits qui relèvent du

— (On

Conseil Universitaire” (lettre du 19 octobre 1891). Et c’est tout,

Ainsi donc, d’après Son Eminence le Cardinal Taschereau, notre projet emprètesurles droits du Conseil Universitaire, mais où, mais comment, mais en quoi ? pasun mot, dans sa correspondance, sur ce point qui, après tout, est le principal, le nécessaire. Devinez, si vous pouvez.

Le Conseil Universitaire est un peu plus explicite : ‘* Nonobstant, dit-il, les clauses VI et VII du projet de loi susdit, qui empiètent sur les droits octroyés au Conseil Universitaire par la Charte Royale ” (Extrait des délibérations du Conseil Universitaire, tenu le 2 octobre 1891); et Mgr Hamel, Pro-Recteur de l’Université; agissant au nom de Mgr le Recteur, vient confirmer un peu plus tard cet avancé du Conseil.

Car, le 8 octobre 1891, oubliant que tout autre

avait été d’abord son impression, (1) il m’écri- 4

vait”....bien que l’empiétement des articles ‘

(1) En effet, le 16 septembre, il était d'avis que “ la clause ; IX sauvegarde tous les droits conférés à l’Université Laval par la Charte Royale,” — J, B, P,

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