NOUS
de no nécess ‘afin, Projet nir le s'éleve fleurit contrô] Je p plier
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Laval-
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loppeêques anchee mon ême Ja nneur récep- 1 AREA ts pouent à belle, 1889.) | Sémivais À éponse roteste sitaire, se me
tecteur
jusqu'ici, en est considérée par les hommes impartiaux de n'importe quel parti, comme une preuve indubitable.”?
Ces preuves ont été si claires et si abond
que mes adversaires d'un autre Camp que celui
de Québec, ne faisant pas attention que je tra-
antes,
vaillais en même temps pour la protection et la
liberté des intérêts locaux à Montréal, m’attri-
buaient, Pour me combattre, un motto à la
musulmane, Laval ou meurs !
Et, ici à Rome, dans la présente contestation, nous n'avons cessé de répéter que la législation
de notre projet de syndicat était absolument
nécessaire au maintien de l'union universitaire, ‘afin, lisions-nous dans notre Mémoire sur Le Projet de loi, \e 25 novembre 1891, afin de prévenir le danger qui existe sérieusement de voir s'élever à Montréal, si l'Université actuelle n’y fleurit pas, une Université laïque en dehors du contrôle légal de l’Episcopat.”
Je pourrais, à l'appui de cet avancé, multiplier les citations. Cette dernière suffira :
Cependant Jugit irrevocabile lempus, et tout
retard nous est fatal. La reconnaissance civile des administrateurs de l’Université Laval à Montréal est, pour la Succursale, une question de vie ou de mort. Ni plus ni moins il s'agit d'assurer le fonctionnement de la Constitution Fam dudum qui a déjà produit tant de bien à Montréal, entre autres choses l’union entre les deux Ecoles de Médecine, ou de voir ce décret apostolique sombrer sans ressource. Et sur les ruines de la Succursale s’élèvera une Université laïque indépendante.” (Æxposé de Mgr Racine à Mgr Persico, 29 janvier 1892.)
Donc cette phrase af firma semper maneret Lavallensis Universitahis unitas ne s'adresse pas à nous, le Saint-Siège le sait bien. Cependant elle n’a pas été mise là pour rien. Elle s'adresse à quelqu'un. Alors à qui ?
Elle s'adresse à celui qui, dans un moment de chagrin, a offert au Saint-Père l’indépendance de l’Université à Montréal.
Elle s'adresse à ceux qui sèment insidieusement dans les journaux des entrefilets allant à
dire que nous sommes venus à Rome demander
l'in esp d’of E PUr E men a éc pair pend Ai sons Saint
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endant
l'indépendance, afin de réveiller à Montréal des espérances endormies et de susciter des courants d'opinion dans cette direction.
Elle s'adresse à ceux qui menacent de fermer l’Université ou de faire un cop quelconque.
Elle s'adresse à ceux qui pensent comme ce membre important du Séminaire de Québec qui a écrit à un de vos Chanoines ‘que le Séminaire avait demandé à Rome l’Universit “ indépendante pour Montréal.”
Ainsi donc sur l'unité d'Université nous pensons comme le Saint-Siège ; et par contre le Saint-Siège, non parce que c’est notre idée,mais parce que c’est la justice, pense comme noussur les besoins spéciaux du district de Montréal.
V.—En effet, pour faire face à ces besoins, le Saint-Siège a établi, par la Constitution Ya» dudum un siège Universitaire à Montréal, «//era sedes ; et dans ce nouveau document il réaffirme emphatiquement sa volonté que ce siège Mont-
réalais subsiste et fleurisse, #{ Universitas
Lavallensis in utrâque sede....in dies magis
magisque florescai, Or ce que veut le Saint-Siège,
ce n’est pas le simple dédoublement spéculatif d’une chose, une apparence, ou comme on parlerait aux Champs-Elisées, une ombre de siège, mais un vrai siège qui “tienne lieu de l’Université Laval exerçant son magistère à Montréal.” Et voilà pourquoi la Sacrée Congrégation de la Propagande n’a aucune objection à notre projet de loi qui est destiné à donner à ce siège une base matérielle solide.
VI.—Poursuivaut cette idée, le Saint-Siège dit: £a que hucusque ab Apostolic& Sede acta sunt circa Succursalem Marianopolitanam Lavallensis Universitalis apperrime demonstrant ejusdem Apostohce Sedis sollicitu dinem prebendi studiosæ juventuti illius perillustris civitatis ac regionum finitimarum Secura ac opportuniora media ad excolendas sive scientias, sive artes ac litteras humaniores, que in ceteris Universitatrbus tradi solent.
Ainsi donc, le Suint-Siège n’hésite pas à proclamer hautement, apperrime demonstrant, que la grande ville de Montréal, peril/ustris civitatis,
ainsi que tout le district qui l’environne, ac
à ce gran étud mon sale, dudr prov plus nior V] form sale aux neces.
polita Ces tout
me sg!
regionum finilimarum, a,uu point de vue de sa jeunesse studieuse, s/xdiose juventuti, des besoins particuliers qu’il faut satisfaire par des mesures sages et opportunes, secura ac opportuniora media,et il avoue qu’il est très anxieux d'arriver à ce but, so/citudinem prebendi. Or, combien grande est sa sollicitude pour le bien de nos études universitaires, le Saint-Siège nous le montre d'abord par l’établissement de la Succursale, ensuite par l’octroi de la Constitution ?aw dudum, ces actes, acta sunt, allant au delà des
provisions de la Charte Royale qui ne pouvait
plus nous fournir les wedia secura et opportu-
niora.
VII.—Enfin le document actuel dit, en termes formels, que le Saint-Siège a donné à la Succursale une constitution, et une constitution adaptée aux circonstances: componere juxla rerum necessilates constitutionem Succursalis Marianopoltane.
Ces mots /#xta necessitates, quoique pour moi tout naturels, m'ont frappé et m'ont réjoui ; je
me suis rappelé, avec plaisir, avoir, dans notre
mémoire latin, en parlant de la Constitution Fam dudum, exprimé la même idée presque dans les mêmes termes: ce m’est un bonheur d’être tombé si juste, ‘ Sed Sanctissimus, in sua lanta providenti sapientia et paterna bencvolentia, que omnium filiorum suorum amplectitur commoda, ut Monte Regio satisfacerel necessitalibus circumstantiarum novis, nova suo documento addidit incrementa, disposilioncsque novas.”
Que le Ciel soit béni! Cette réponse est si complète qu’elle dépasse les espérances les plus belles que nous aurions pu concevoir. Eh bien! vous allez voir sion ne dit pas quelque part que nous avons éprouvé une défaite. On a répandu à dessein la rumeur que nous étions venus demander l'indépendance de l’Université à Montréal ; et comme nous retournons avec /’##1on on répandra une autre rumeur, que nos demandes n’ont pas été écoutées. Mais laissons faire : la gloriole
n’est qu’une fumée; le solide, c’est le succès dans
la justice, Au milieu des contradictions et des
tem dans en a nous pags peu
Du
Le tr
(1) A le chan justemi
obstacles se fondent et s'affermissent les choses utiles.
Valleyfield va nous retenir encore quelques temps. Puis, Mgr Racine ne veut pas s’embarquer dans les équinoxes, mon bras s’en réjouit, Nous en avons assez eu du roulis de /4 Touraine. Nous
nous proposons de partir du Havre par Za Cham-
pagne, (\) le 26 mars. De là on peut calculer à
peu près le jour que nous arriverons à Montréal. Du L‘"au 10 mars, si l’on m’écrit,on devraadresser comme suit: Chez Madame Durand, 3 cité du Retiro, entrée : 30 faubourg St-Honoré, Paris. À Rome comme à Paris, je suis toujours avec le plus profond respect, De Votre Grandeur, Monseigneur,
Le très humble et très obéissant serviteur.
J. B. PROUIX, ?rêtre.
(1) Ayant appris cela sans doute, {a Touraine, qui était sur le chantier depuis l’automne, s’est décidée à reprendre la mer justement le 26 de mars.
Collège Canadien, 117 rue des Quatre-Fontaines, Roue, 21 février 1892,
Monsieur X.... Moutréal.
MONSIEUR
Je réponds à votre lettre du 4 février. Merci pour toutes les nouvelles que vous m'y donnez, J'espère que la nouvelle de l'approbation de notre projet de loi ici va jeter de l’eau froide sur les ardeurs naissantes, et calmer les agitations des inquiets. Les phrases qui auraient pu porter ombrage à quelques membres des Facultés ont été retranchées. Le feu devra mourir faute d’aliment. Dans tous les cas, au retour, je ne doute pas que quelques explications nettes et franches ne fassent tomber les objections des gens raisonnables ; quant aux autres, il nous faut bien nous
en passer. Cependant, en attendant, si le Dr X..
donnait dans ce mouvement, il serait bon qu'il
il y
sa Ca tienn Oppor notre Québe quest qu'il quelq volon officie difficr
Merci nez,
notre
sût que le bill subira des modifications, et qu’on
n'était pas pour le présenter à la Législature sans le soumettre aux intéressés. Nous avions commencé par l’Université, puis chacun son tour, Tout ira bien.
Vous ne sauriez croire les efforts que Québec a faits ici pour nous mettre des obstacles, surtout pour entraîner des retards. Mgr Paquet a, dans un certain milieu des amis dévoués et déterminés, Mais, à Rome il y a cela de bon. Quand on peut faire arriver sa cause au mérite, il n’y a pas d'amitié qui tienne, c’est le règne de la justice. Il était bien Opportun que nous vinssions. Sans notre voyage, notre travail, nos efforts et nos éclaircissements, Québec aurait réussi à endormir et enterrer la question, du moins jusqu’à l'été; c'était tout ce qu’il désirait. $’il a des anis dévoués, je connais quelqu'un dont la modération et la bonne volonté ne sont pas cotées très haut en lieux officiels. Le Saint-Siège comprend très bien les
difficultés et les délicatesses de notre situation.
Priez pour moi, et croyez que je demeure avec une haute considération, Monsieur,
Votre très humble et très dévoué serviteur.
J. B. PROULX, ?rêtre.
Collège Canadien, 117 rue des Quatre-Fontaines, Roue, 21 février 1892.
Sa Grandeur Mgr N. Z. Lorrain, Ev. de Cythère, Vic. Ap. de Pontiac.
MONSEIGNEUR
Moi aussi, j'ai fait un rêve. (1) Nous retournions au Canada par la ligne Allan. Vous voyez que c’est un rêve, car nous sommes bien décidés à prendre la ligne française au Havre. Or, à la
Rivière-du-Loup, vous vintes à notre rencontre.
(1) Allusion à une lettre envoyée par Mgr Lorrain, le 18 janvier 1892, Voir, plus haut, le N° XVII,
Evid pensé «6 Que arrive cyclor est pa s'appe c'est u a sign:
vatoir.
plus e pendæ au bou envelo règne :
dans l’ plomb passons entrion chemin dorait rayonn:
tion en
Evidemment c’est un rêve, vous n’y vez jamais pensé. Après lessaluts d'usage, je vous demandai : ‘4 Quelles nouvelles à Montréal? —Ah! vousallez arriver au milieu d’une tempête. On a signalé un cyclone qui arrive par la Baie d'Hudson et qui est parti d’un mont au fond du Nord, lequel s'appelle Vaticaning.” Il n’y a plus à en douter, c'est un rêve, la géographie est trop mêlée.‘ Qui a signalé cette tc npôte, vous dis-je ?—L’observatoire de Kepawé.” Le rêve s’embrouillait de plus en plus. Le vaisseau file. Il est midi. Cependant le temps est sombre. Nous débouchons au bout de l’île d'Orléans. Le Cap Diamant est enveloppé de nuages épais, un morne silence règne sur la rive, tout le monde est enfermé dans l’intérieur des maisons : une atmosphère de plomb pèse sur les choses et les hommes. Nous
passons attristés. Le lendemain matin nous
entrions dans la Baie d’'Hochelaga. En rêve le
chemin prend du temps à se faire. Le soleil levant dorait les clochers de la ville, le Mont Royal rayonnait de splendeur et de verdure, la popula-
tion en habit de fête encombrait les quais. Mais
me dites-vous, un peu désappointé, où est donc la tempête ? j'avais reçu pourtant des renseignements bien précis.— Je n’en doute pas, vous répondis-je, mais je sais, pour l'avoir entendu dire (car jen’y suis jainais monté), que l’observatoire de Kepawé n’est pas toujours très fidèle, Quelques-unes de ses longues-vues ont des verres coloriés, et il paraît que la base dévie d’un millième de millimètre. C’est peu de chose, mais quand on examine à distance, cette déviation produit une grande différence de résultat. Et veici comment 1l se fait que quelquefois les tempêtes que l’on croit destinées à l’un tombent sur la tête de l’autre.” Sur ce je me réveillai, et je me dis : il est indubitable que, dans les temps anciens, Dieu a parlé quelquefois aux hommes par le moyen des songes : exemple Pharaon et Joseph. Monseigneur, je sais que vous participez grandement à la sagesse du patriarche Joseph et je serais très heureux que vous pussiez medonner l'explication de ces incohérences de la nuit. Jus-
qu'au dix de mars on m'écrit à Parës, chez
Madame Durand, 3 cité du Retiro, entrée: 30
faub
nous d'av
avec
AuR
Méde.
se SON bâtiss penda rap po
tait, 1
st donc iseigne- 8, VOUS ntendu l’obsers fidèle, s verres le d’un e, INAÏS viation tat. Et fois les ombent illai, et s temps LomunLes ‘aon et rticipez seph et donner it. Jusda chez
rée : 30
faubourg St-Hoïoré; ensuite à Montréal, où nous comptons arriver dans les premiers jours d'avril. Au revoir! Monseigneur, et vous savez avec quelle amitié respectueuse je suis,
De Votre Grandeur,
Le très dévoué serviteur.
J.B. PROULX, Zyétre.
XX7Y MonrTréaL, 1° février 1892.
Au Rév. J, B. Proulx, Vice-Recteur U. L. M
Collège Canadien, Rome.
Mon cer MONSIEUR PROULx,
Ces jours derniers, tous les professeurs en
Médecine sur la demande du Docteur Y. X Z
se sont réunis deux fois dans nos salles de la
bâtisse de la Place J acques-Cartier, et se sont plu
pendant des heures durant à lire votre troisième rapport. C'était Y. X. Z... qui lisait et commen.
tait, les autres ouvraient les Yeux et les oreilles,
Nous avons connu ces détails par M. A... .qui, à la sortie d’une de ces séances apostropha ainsi M.R....: “Il paraît que vous avez fait le rat, vous avez grugé les livres pour vous instruire comme les rats de la Fontaine.” Sur l’air surpris de R....,il dit: Nous venons d'entendre lire les lettres de M. Proulx, Y. X.Z,...enavaitun volume.”
Aujourd’hui sur le journal # Presse, nous avons, je crois, un écho de ces séances, je vou:
envoie l’article........
Votre secrétaire bien infidèle,
J. U. ETHIER, Prêtre, Sec. U. L. M.
Collè
Je Vos 1 savez me de
La face € en a sont t ciel b sou v] plein pourr.
du ch:
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Collège Canadien, 117 rue des Quatre-Fontaines ROME, 23 février 1892.
Révérend U. Ethier, Secrétaire U. L. M., 45 Place Jacques-Cartier, Montréal.
MoN CHER Ami,
Je réponds à votre envoi du 1° de février.
Vos lettres sont toujours les bienvenues, vous le savez. Merci pour les nouvelles variées que vous me donnez dans votre dernière.
Laissez dire, laissez fire. Nous sommes en face d’une nouvelle petite tempête, comme il y en a déjà eu tant d’autres. Ces orages, paraît-il, sont nécessaires pour décharger l'atmosphère. Le ciel bleu reviendra, Il est bon que la soupape s'ouvre d'elle-même pour laisser sortir le trop plein de vapeur : les chaudières, certaines têtcs pourraient éclater. Cela n'enrayera pas la marche
du char qui va et ira son train régulier et sûr,
Des pêcheurs en eau trouble ont vu leurs espérances renaître par la mort du Cardinal Simeori et par certaines nouvelles envoyées d’ici par des agents officieux tout à fait mal informés. Ils ont relevé la tête, et recommencé à souffler le chaud et le froid. Tant mieux ! [ls se font connaître de tous. Tant va la cruche à l’eau qu’à la fin elle se brise, Tout ce petit manège se trouvera figé par les nouvelles vraies qui sont déjà parties par la malle ; ces lettres officielles vont tomber sur les esprits en ébullition comme une douche d’eau froide. Nous avons obtenu oué, rour, TOUT ce que nous avons demandé. On avait semé sur notre chemin des montagnes d'obstacles. Grâce à Dieu elles sont franchies. Les embarras malveillants ont cela de bon qu'ils fournissent l’occasion d’éclaircir bien des points obscurs, et qu’ils
deviennentau besoin des leviers desuccès. Gardez
le silence sur cette nouvelle, jusqu’à ce que Mgr
l’Archevêque ait par’£ : et alors encore contenter, vous de dire que vous savez que tout est obtenu, et rien de plus.
Nous serons retenus ici par d'autres affaires
qu qu
pre
s espéimeoni Jar des [ls ont chaud tre de elle se gé par par la sur les d’eau UT ce notre \ Dieu lants Casion qu'ils
rardez
ffaires
qui ne regardent pas l'Université, encore quelques semaines peu notnbreuses, puis
prendrons la route du Canada
nous re- . Je vous renvoie l’article de /4 Zresse que vous m'avez envoyé, \ Le CL LA à N , L apres Y avoit ajouté quelques notes. Ce n'est ni . . , A, 6 . .
pour le public, ni pour les médecins, ni pour qui que ce soit, mais bien pour vous seul, afin d'établir comme J'ai coutume de le faire lorsque vous êtes près de moi, autant que de droit une note uni-
forme dans notre manière de voir et de penser,
Je vous félicite sur vos travaux apostoliques.
Contiauez à bien Préparer vos zm2provisations, De cette façon vous serez toujours intéressant, et vous ne perdrez pas le goût du travail, Le travail et la prière, tout est là pour le jeune prêtre. Vous ferez bien mes saluts à votre père et à votre mère, et n'oubliez pas notre appariteur qui s'instruit comme le rat de la Fontaine. — Uroyez que je suis toujours
Votre ami dévoué,
J. B. PROULX, 2rétre.