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nationale le plus beau fleuron de la ville de Montréal et de ne la laisser surpasser par aucune autre!
Qu'il me soit permis de faire remarquer ici que l’Ecole ne peut s'empêcher de dire qu’elle a toujours vu avec peine, mais sans jalousie, que d’autres établissements, du même genre, reçussent en purs dons des terrains d’un prix considérable, des sommes d'argent presque fabuleuses, des octrois de quarante mille piastres de la Législature de la province de Québec, pendant plusieurs années de suite, que celle-ci donnât tout récemment même une égale somme de quarante mille dollars à l’Université de Toronto |
Après avoir tant fait pour nos concitoyens d’une nationalité étrangère, après leur avoir donné dix mille piastres de l'argent de notre province pour celle d’Ontario, n’avons-nous pas le droit de nous plaindre et de dire qu’il est temps enfin, qu’il est juste même de voir à nos intérêts religieux et nationaux !
Espérons donc que la Législature provinciale, à :a prochaine session, fera d'elle-même pour Montréal, ce qu'elle a fait d'elle-même pour l’Université de Toronto et qu’elle fera plus encore!
Espérons que le Séminaire de St-Sulpice, se fera un point d'honneur de contribuer largement à l'érection de l'édifice nécessaire pour un si noble but! Espérons que nos bons curés, toujours si dévoués pour l’instruction, n’oublieront pas l’Université dans leurs dernières volontés. Espérons que les citoyens riches feront au moins une petite part de leur fortune à cette institution !
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occasion ni d’excuse pour l'indifférence. Il faut que chacun maintenant prête la main à cettegrande œuvre, que chacun y contribue pour sa part. Voyez le Collège McGill, nos concitoyens d'origine anglaise ne cessent de le doter de sommes d’argent considérables ; les dons de simples particuliers se montent à des centaines de mille piastres à la fois et lui viennent de tous côtés | Ne soyons pas forcés de rougir plus longtemps de notre apathie pour l'instruction universitaire ; n’oublions pas que nous sommes la portion la plus nombreuse de la population, et que c’est une honte pour nous de nous laisser devancer ! d’autant plus que nous avons certainement dans plusieurs de nos maisons d'éducation des cours classiques bien supérieurs. Courage donc ! achevons d'organiser notre département d'éducation à Montréal par l'établissement d’une si riche Université qu’il ne nous reste plus rien à désirer. Comptons à cette fin sur la divine Providence, voyons les beaux édifices religieux qu’elle nous a déjà donnés et qui se montrent de toute part dans notre ville. Pourquoi n’aurions-nous pas, nous aussi, notre Université comme œuvre catholique nationale ? Serait-il donc plus difficile pour nous, Canadiens, de réunir nos efforts et nos moyens dans ce but? Monseigneur, vous que le Saint Siège a mis à la tête de cet établissement si important pour propager les saines doctrines, nous comptons sur votre puissante protection. Nous nous rappelons, avec reconnaissance, votre zèle pour les élèves de notre Ecole, lorsque vous avez été son chapelain.
Que ne peut-elle donc pas espérer de Votre Grandeur, aujourd’hui que vous êtes non seulement son Vice-Chancelier, mais que vous êtes à la tête, comme archevêque, de: toute la Province ecclésiastique de Montréal ?
A la prière du Président, Monseigneur prononça une de ces improvisations dont il a le secret, et qui plaisent tant. Monseigneur a appuyé sur les heureux fruits que produit la bonne volonté, exhortant chacun à faire le sacrifice de ses goûts personnels pour le bien de tous.
M. l’abbé Proulx dut aussi se rendre à l’invitation du Dr Durocher. Son talent de littérateur, de narrateur et de diplomate, ne lui fit pas défaut... Tous les autres discours avaient
été applaudis, et le sien ne fit pas exception.
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