PREFET DE LA SACREE CONCRECATION DE LA PROPACANDE
Rome, 10 décembre 1891.
Eminentissime Seigneur,
Pour donner une connaissance plus complète sur la question du “ Projet de loi pour constituer en Corporation les Administrateurs de l'Université Laval à Montréal,” au mémoire que nous avions l'honneur de présenter à Votre Eminence le 25 octobre dernier, mous ajoutons aujourd'aui, tout entière,
demandes et réponses, sans en omettre aucune pièce,
la correspondance que l'Administration de l'Univer-
sité Laval à Montréul « eue à ce sujet, soit avec Votre
Eminence, soit avec Son Eminence le Cardinal Taschereau, Archevéque de Québec, soit avec Nossei-
gneurs les Archevéque et Evéques de la Province
ecclésiastique de Montréal, soit avec Mgr B. Paquet,
Recteur de l'Université Laval, soit avec son Pro- Recteur, Mgr Th. E. Hamel.
Nos intentions ont toujours été droites, nos démurches loyales. Nous n'avons rien à cacher ; au contraire, nous «vons tout à gagner à ce que les choses soient connues parfaitement. C'est pourquoi nous sommes bien aises de luisser la parole à ces documents officiels qui, tunt d'un côté comme de l'autre, purleront pour euT-ménes.
Comme cette correspondance est trop longue pour étre lue tout d'un trait, nous donnons, immédiatement, en téte de cette brochure, afin qu'on puisse embrasser comme dans un coup d'œil l'ensemble des matières qui y sont traitées et des opinions qui y sont émises, un sommaire assez détaillé de chaque lettre.
Votre Eminence ne serw pus sans remarquer la déférence et les égurds que nous avons toujours voulu apporter dans notre conduite et dans nos paroles,
méme au milieu des divergences d'opinion les plus
tran ont (
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tranchées, vis-à-vis les personnes et les autorités qui
ardinal ) ont droit à notre respect.
Nossei- : | ses 4 Veuille Votre Eminence croire que nous demeurons rovince |
avec la considération lu plus haute et la vénération Paquet, —. ;
: a plus profonde nm Pro- PRRDRAIONSE,
À De Votre Eminence,
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| Les très humbles et très obéissants serviteurs,
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8 soient + ANTOINE, Ævèque de Sherbrooke.
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SOMMAIRE
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—Les membres du ‘ Conseil d’affair:s de l’Université Laval à Montréal ” soumettent un projet de loi pour constituer civilement les Administrateurs de l’Université Laval à Montréal, à l'examen du Conseil Supérieur de l’Université Laval. (4 sept. 1891.) —Le Vice-Recteur de l’Université Laval à Montréal, l’abbé J. B. Proulx, transmet aux membres du Conseil Supérieur le susdit projet de loi avec une lettre où sont exposées les principales raisons qui militent en fazeur de ce projet: 1° les garanties qu'il donne à l'influence de l’épiscopat dans la direction des affaires monétaires de l’Université à Montréal ; 2° sa supériorité, sous ce rapport, sur le syndicat financier qu’il est destiné à remplacer ; 3° la nécessité où l’on se trouve à Montréal de créer, à courte échéance, un fonds monétaire offrant toutes les garanties d’une administration sérieuse, et cela sous sous peine de voir s'élever une Université
laïque. La lettre se termine par ces mots significatifs: ‘ Leur confiance (aux membres du Conseil d’affaires) égale le respect avec lequel ils sont prêts À recevoir les suggestions qu'il plaira à Votre Eminence et à Vos Grandeurs de leur faire, pour le succès de la tâche qu’ils ont entreprise sous la direction de leur vénéré Archevêque.” (9 sept. 1891.)
—Le Vice-Recteur de Montréal envoie à Mgr B. Paquet, Recteur de l’Université Laval, une copie du susdit projet de loi, en lui disant formellement: ‘Si vousmême, Monseigneur le Recteur, ou le Conseil de l’Université, aviez à nous communiquer quelques observations à propos de ce projet de loi, croyez que nous serions très heureux de les recevoir et d'en tenir compte.” (9 sept. 1891.)
—Mgr Th. Hamel, Pro-Recteur de l'Université, en l’absence du Recteur, accuse réception du projet de loi et dit que, dans son opinion personnelle, il serait “ surpris si le Conseil Universitaire se permettait de suggérer la moindre modification au projet présenté,” entre autres raisons, ‘* parce que la clause IX sauvegarde tous les droits conférés à l'Université Laval par la Charte Royale.” (16 sept. 1891.) —Le Vice-Recteur fait remarquer aux Evêques de la Province de Montréal qu'il