LL
eee LE AR
MonrTR£ÉaL, 13 octobre 1891.
Son Eminence le Cardinal Tascherenu,
Archevêque de Québec.
EXMINENTISSIME SEIGNEUR,
Le 9 de septembre dernier, j'avais l'honneur de transmettre à Votre Eminence une requête signée par les membres du Conseil d’affaires de l'Université Laval à Montréal, soumettant à son examen ainsi qu’à celui des membres du Conseil Supérieur ‘ un projet de loi pour incorporer civilement les Administrateurs de l’'Université Laval à Montréal.”
Chargé spécialement par le Conseil d’affaires de présenter la susdite requête, et “ de donner verbalement et par écrit toutes les raisons et développements à l'appui d’icelle, ” j’adressai au Conseil Supérieur, en même temps que la
requête une lettre qui se terminait par ces
paroles : Leur confiance (aux membres du Conseil d'affaires) égale le respect avec lequel ils sont prêts à recevoir les suggestions qu’il plaira à Votre Eminence et à Vos Grandeurs de leur faire, pour le succès de la tâche qu’ils ont entreprise sous la direction de leur vénéré Archevêque, ”
Le 23 septembre, du N° 84, rue d'Auteuil, Québec, j'écrivais à Votre Eminence, entre autres choses: “Si, dans l’examen de ce projet de loi, il se présentait quelques objections ou quelques points obscurs, je serais heureux d’être admis à les réfuter ou à les expliquer.”
Si J'ai été bien informé, Votre Eminence a vu des objections possibles à quelques points de notre projet ; cependant, Elleaurait exprimé le désir ‘ que nous attendions que le Conseil s’en soit occupé pour travailler notre affaire.”
Or, le Conseil Universitaire s’en est occupé, comme il appert par la lettre de Monseigneur le Pro-Recteur Hamel, à moi adressée, en date du 2 octobre courant (N° X).
Et la résolution du Conseil Universitaire, en
En nul EST AN
det de pro aus de
not
Ev
définitive, a été que le Conseil “ s'abstient de tout autre commentaire sur ce projet de loi, et s’abstiendra de toute opposition à ce que ce projet devienne loi.”
Les choses étant ainsi, vu l’espoir qu’exprimait la reauête du Conseil! d’affaires : “ espérant que ce projet de loi... pourra recevoir son approbation (du Conseil Supérieur) à temps pour être soum's aux Chambres à la prochaine session de la Législature de Québec, ce q'i, dans notre humble opinion, importe grandement... ; ?? après en avoir conféré avec Monseigneur l’Archevêque de Montréal, je prends la liberté de demander respectueusement à Votre Eminence de vouloir bien nous émettre son désir sur notre
projet de loi, et faire en sorte que nous ayons
aussi sur ce sujet l’opinion des autres Evêques
de la Province ecclésiastique de Québec, comme nous avons déjà celle des Archevêque et Evêques de la Province de M: ntréal.
Je ne puis me dispenser de réunir, avant longtemps, le Conseil d’affaires de l'Université
Laval à Montréal, pour lui rendre compte de la
mission dont il m’a chargé ; et, comme de juste, pour que la chose fût satisfaisante et convenable pour tous, je désirerais pouvoir donner à ces hommes honorables une réponse, quelle qu’elle soit, et je la souhaite aussi favorable qu'est grand et profond le respect avec lequel je suis,
De Votre Eminence.
Eminentissime Seigneur,
Le très humble et très obéissant serviteur,
J. B. PROULX, Prêtre, VRUL M.
PS.—Comme les considérants de la résolution du Conseil Universitaire renferment quelques petites inexactitudes, j'en aiécrit à Mgr le Pro- Recteur; et, pour Votre information, j’inclus,
sons cette enveloppe, une copie de ma lettre.
Son
son ep 66 y dise 0] (N°
a à M, tend trav
r'ÉSO
Cha d'ob
juste, nable A
à ces elle ju’est
suis,
M Éd ser qu