LE
teur
nent al à tez à Uniaint- Unirsité
yale
part, e de loi,
sera
authentiquement démontré que telle est ln
volonté du Saint-Siège, (1)
DA eo
Dans ce dernier cas, comme toujours, je donne-
ral mon adhésion les veux fermés et sans disen-
ter.
Agréez, Monsieur le Vice-Recteur, l'assu-
‘ance de mon dévouement,
E. À. Car. TASCHEREAU, Arch, de. Québec, Visiteur et Chancelier Apostolique de
L'Université Laval.
1) On ne sera pas sans remarquer que, dans l'espace d’un
mois, les autorités Universitaires à Québec nous ont envoyé
trois opinions, pas pareilles du tout.
nu 1° D'abord Mgr Hamel, Pro-Recteur, agissant au nom de
Mur le Recteur, admet personnellement que la clause IX de
notre projet de loi # sauvegarde tous les droits conférés à l'U-
niversité Laval par la Charte Royale.” (Lettre du 16 sepà temibre 1891.)
2° Un peu plus tard, le Conseil Universitaire, se rangeant à
une opinion tout à fait contraire, est d'avis que notre projet de
loi empiète sur les droits octroyés au Conseil Universitaire
par la Charte Royale ;” cependant, pour certaines considéra-
tions, “il s'abstiendra de toute opposition à ce que ce projet
devienne loi.” (Résolution du ? octalbre 1891.)
0° Enfin Son Eminence le Cardinal Tasebereau, allant encore
MonTRÉAL, 16 octobre 1891.
Son Eminence le Cardinal Taschereau, Arch, de Québec, Visiteur et Chance. Apost.
de l’Université Lawal.
EMINENTISSIME SEIGNEUR
Au moment de partir pour la campagne, je reçois la lettre que Votre Eminence m'a fait l'honneur de m'écrire le 15 du courant. Je m'empresse de lui répondre, bien que je n’aie pas le temps de voir auparavant Mgr l’Arche-
vêque de Montréal, ni les Révérendissimes Evé-
plus loin, dit ‘que notre projet de loi crée une Université indépendante” et Elle nous fait savoir que, “en sa qualité de Chancelier Apostolique de l’Université Laval, Elle ne peut l’'approuver,” (Lettre du 15 octobre 1891.)
Cependant le résultat pratique de ces opinions contradietoires est idem et unum : retarder la reconnaissance légale de notre projet de loi, ce qui, dans notre opinion, mét en danger même l'existence de l'Université à Montréal,—J, B, P,
post.
rsité 6 de 3
peut
idiclé de
nger
ques ses suffragants. Du reste, je ne suis pas fâché de me trouver dans l’ousasion de prendre sur moi seul la responsabilité des quelques remarques qui vont suivre.
Votre Eminence me dit : # Sous pétexte de ‘ faire incorporer civilement les Admanistrateurs de l'Université Laval à Montréal, \e pro- “jet de loi que vous présentez à l'approbation “ du Conseil Supérieur de l’Université (sans “nous dire ce qu'en pense le Saint-Siège auquel “ vous l'avez soumis avant de demander notre
“avis), cré> réellement à Montréal une Uni-
versité tout à fait indépendante de l’Univer-
sité Laval telle que constituée par sa Charte “ Royale et son institution canonique.”
1° Eminence, veuillez m'en croire, il n'y a pas de frétexte dans notre conduite ; nous agissons par des raisons d'importance majeure, raisons si fortes que, dès mil huit cent quatrevingt-sept, l'Université Laval elle-même a demandé à la Législature d: Québec, et en à obte-
nu pour la Succursale de Montréal, l'organisa-
tion légale d’un syndicat financier, dans le genre
de celui que nous soumettons actuellement à l'examen du Conseil Supérieur de Haute Surveillance. Or, pour des motifs tout à fait évidents, ce syndicat n’a pu et ne peut fonctionner. Tout simplement nous voulons le remplacer, en y apportant les améliorations que permettent les circonstances de l'heure présente.
2° Nous ne soumeitons pas notre prejet de loi seulement à l’approbation, maïs encore à l'examen du Conseil Supérieur, ce qui constitue, ce me semble, une notable différence.
3° Nous ne voulons aucunement créer à Montréal une Université tout à fait indépendante de l’Université Laval. Preuve, la clause IX de notre projet de loi qui dit :
“ Rien de contenu au présent acte ne sera in- ‘€ terprété comme amoindrissant ou affectant en “aucune manière les pouvoirs, droits ou privi- ‘“ Jèges accordés à l’Université Laval à Québec “ où au Conseil de la diteUniversité par la Char- “te Royale de Sa Majesté la Reine Victoria, en
“ date du 8 décembre 1852, érigeant en corpo-
“ration civile la dite Université Laval à Qué-
nt à Surévi-
ner.
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ttent
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itue,
Tontlante
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à init en ri vi- 1ébec Jhara, en or po-
Qué-
“ bec, l'intention du présent acte étant de ne “ déroger en rien à la dite Charte.”
Autres preuves, les suggestions et les remarques que nous demandions au Conseil Universitaire et au Conseil Supérieur de nous faire, afin d'apporter, s’1l y a lieu, des modifications à no-
tre projet de loi :
‘“ Leur confiance égale le respect avec lequel
“ ïls sont prêts (les membres du Conseil d’affai- ‘res de l'Université Laval à Montréal) à re- “ cevoir les suggestions qu’il plaira à Votre Emi- ‘“nence et à Vos Grandeurs de leur faire, pour “ le succès de la tâche qu’ils ont entreprise sous “ la direction de leur vénéré Archevêque. ” (Lettre de l'abbé J. B. Proulx, Prêtre, Vice- Recteur de l'Université Laval à Montréal, à Son Eminence Cardinal Taschereau, 9 septembre 1891.)
“ Si vous, Mgr le Recteur, ou le Conseil Uni- “ versitaire, aviez quelques remarquesà mous “faire à propos de ce projet de loi, croyez que
“ nous serions très heureux de les recevoir et
‘d'en tenir compte.” (Lettre de lPabbé J. B.
‘ Proulx à Mgr Paquet, 9 s'ptembre 1891).
4° Nous n'avons pas envoyé à Rome notre projet de loi pour le faire ap”-ouver, dans ses détails, en dehors de toute participation du Conseil Supérieur. Notre but, comme tous les intéressés ont pu le lire, est clairement énoncé dans une lettre à Son Eminence le Cardinal Simeoni en date 26 juin 1891, laqu'lle se trouve en tête de l’opuscule que j'avais l'honneur d'adresser à Votre Eminence, le 9 de septembre dernier.
Voici :
‘ C’est pourquoi j'ose espérer que Votre Emi- “ nence, que la Sacrée Congrégation d2: la Pro- ‘ pagande et que notre Très Saint Père le Pape ‘ auront peur agréable ce projet de loi qui a été “ préparé avec tant de soin, et qu’ils ne désap- “ prouveront pas le dessein que Nosseigneurs ‘‘les Archevêque et Evêques de la Province “ ecclésiastique de Montréal ont d’en demander “ la sanction civile à la prochaine session de ln
‘ Liégislature de la Province de Québec.”
Du moment que nous avons constaté que notre
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intédans meoni en têresser
rnier.
Emi- , Pro- Pape
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notre
projet de loi, ##5e, n’était pas désagréable à la Cour de Rome et que, pré facte, elle ne désapprouvair jas notre dessein (1), nous avons fait ce que nous avions décidé de faire dès le commencement : suivre la voie régulière, et soumettre notre projet de loi, pour examen, au Conseil Universitaire et au Conseil Supérieur.
Après cela, m’appartient-il de dire ce que pense le Saint-Siège, au risque de mal interpréter sa pensée ? Ne suffit-il pas que notre conduite, vis-à-vis les autorités universitaires, soit prudente, sincère, franche et loyale? Loyalement et franchement nous avons demandé l'avis du Conseil Supérieur ; le Conseil Supérieur dans ces conditions, il me semble, peut donner son avis sanscourir le danger de se conipromettre. C’est ce que notre manière d'agir proclame plus haut que mes paroles.
Votre Eminence ajoute : ‘ Dans ces conditi- ‘ ons, je ne puis, pour ma part, em ma qualité
“de Chancelier Apostolique de l'Université
(1) Voir, au Supplément, le No I,
“ Laval, approuver ce projet de loi, etje l'appuierai qu'autant qu'il me sera authentique- “ment démontré que telle est la volonté du Saint- ‘“ Siège.”
2° D'abord, Eninence, ni dans mes écrits, ni dans mes paroles, il n'a été question de la volonté du Saint-Siège. Nous avons mis devant vous notre projet de loi, purement et simplement, ne faisant valoir en sa faveur que ses mérites intrinsèques et les résultats bienfaisants que nous en aitendions, Après tout, Le fait d'avoir été à Rome tout d'abord ne peut constituer contre nous un argument,
6° Nous nous trouvons vraiment, daus une position singulière, Votre Eminence a dit à Mgr l'Archevêque de Montréal que notre projet de loi renferme des dispositions qui empiètent sur les droits de l'Université, et sa lettre d'hier répète la même chose eu d’autres termes. Nous voulons connaître, avec précision, quels sont ces empiétements, afin de les corriger, bien plus, nous Supplions dans ce seas. Et, pour toute
réponse, nous avons que “ Votre Eminence ne
une Mgr , de sur lier ous
Ces
peut approuver ce projet de loi” Mais, je le répète, ce n’est pas une approbation pure et simple que nous avons demandée; ce sont des suggestions, des avis, des conseils, des corrections, afin de pouvoir satisfaire l'Université, en même temps que nous sommes obligés de donner satis-
faction aux intérêts de Montréal.
Ces intérêts sont si pressants, que Nossei-
gneurs les Evêques de la Province ecclésiastique de Montréal écrivaient dernièrement à Rome :
“ Nous travaillons, au milieu des difficultés
les plus variées, à rallier à l'Université, sui- “ vant les désirs des décrets romains, toute la “population catholique du District de Mont- “réal, nous avors déjà obtenu dans ce sens, “par l’union des deux Ecoles de Médecine, un ‘succès qui dépasse toute espérance : il est mal- “ heureux que notre action ne soit pas toujours “ bien comprise par ceux-mêmes qui auraient le “ plus d'intérêt, ce semble, à la voir réussir.
“Ilexiste à Montréal, il ne faut pas se le ca-
“cher, un grand danger qu'il s'organise une
“Université laïque en dehors de tout contrôle “ Tégal de l’Episcopat, si nos difficultés conti- ‘“ nuent;...
‘ Nous jouons, probablement, la dernière
chance de voir les laïques en masse marcher
avec nous sur la question universitaire. Ils
le font avec beaucoup de sincérité, mais aussi
avec une certaine impatience. N’allons pas, “ par des retards, pour des motifs d'ordre secon- ‘“ daire, frustrer leur attente et les fruits de ‘ leur bonne volonté.”
Je ne vous cache pas, Eminence, qu’un des devoirs les plus pénibles de ma charge est d’avoir à communiquer votre honorée lettre du 15
du courant au Conseil d'affaires de l'Université
Laval à Montréal. Je crains que, dans le public
(car Le public s’ap recevra bien, à la fin, que nous sommes arrêtés dans notre marche),on interprète cet arrêt d’une manière qui nuir:
grandement aux meilleurs intérêts et de l'Université et de la Religion. Je ne rencontrerui pas le Conseil d’affaires, je crois bien, avant
mercredi soir, le 21 du courant; que je serais
trôle
onti-
nière cher . Ils aussi
pas, eCon-
s de
des d’alu 15 rsité ablic que ),on luir V'Urerai vant
erais
se PTT me
heureux si, d'ici là, Votre Eminence trouvait
bon de me faire parvenir une répons: plus
favorable !
Dans cet espoir, je prie Dieu de nous éclairer tous ensemble de ses divines lumières, et je prie Votre Eminence, avec les sentiments ue la
vénération la plus sincère, de me croire, Eminentissime Seigneur,
Son très humble et très dévoué surviteur,
J. B. PROULX, /#re.
ST-HYACINTHE, 16 octobre 1891.
À M. l'abbé J. B. Proulx, Chan. et Vice-Recteur U. L. M.
Mon cHER MONSIEUR,
J'accuse réception d’une copie de la lettre que vous venez d'adresser à Son Eminence le Cardinal Taschereau pour le prier de vous don-
ner son sentiment, et celui de ses Suflragants,
sur notre projet de bill d’incorporation des Administrateurs de l’Université Laval à Montréal.
Mailgré la peine que vous savez que Son Eminence a ressentie au sujet de ce projet de loi, peine que nous lui avons causée bien involontairement, j'ai la confiance que sa réponse sera encourageante, parce qu'Elle ne peut vouloir autre chose que la prospérité sous tout rapport de l'Université à Montréal, qui est la fille de l'Université de Québec et que leSaint-Siège à établie lui-même, telle qu’elle est aujourd’hui.
Dans cet cespoir, je demeure votre tout
dévoué en N.S$.
f L. Z,, £v. de St-Hyacinthe.
| des font-
Emie loi, olon-
sera uloir rt de > l'Uablie
tout
Je.
ST-HYACINTUE, 17 octobre 1891.
Au Révérend J. B. Proulx, Chanoine, Vice- Recteur, Montréal.
Mon cuEr MoNStEuUR,
Je vous suis bien reconnaissant de l'envoi des cinq documents qui accompagnaient votre lettre d'avant-hier. J'ai lu le tout avec le plus vif intérêt.
Grâce à votre prodigieuse activité, vous nous tenez parfaitement au courant de toutes et de chacune de vos opérations de Vice-Recteur, et vous nous communiquez toutes les nouvelles, bonnes où mauvaises, qui concernent ln grande œuvre dont le Saint-Siège nous a confié le soin et la direction, Ilen résulte que nous sommes
aussi bien renseignés que si nous demeurions
sur les lieux, En disant ous, je veux parler de
Mgr l’Evêque de Sherbrooke, et de votre humble serviteur.
Je souhaite de tout mon cœur que le Conseil Universitaire revienne au plus tôt de ses préventions contre votre manière d’agir et la nôtre dans l'affaire du projet de loi pour l’incorporation civile des Administrateurs de Laval à Montréal. Assuré ment nous n’avons pas voulu peser sur cet honorable Conseil en soumettant ce projet de loi à l'examen, et non à l’approbation, du Saint-Siège. Ce nuage une fois disparu, il n’y aurait plus, il me semble, de points noirs à l'horizon. Tout va si bien à Montréal, pourquoi n’en serait-il pas ainsi du côté de l'Université mère ! Espérons que le Cielle voudra bientôt.
Avec cette confiance, je demeure toujoursavec bonheur,
Votre bien reconnaissant en N.S.
+ L. 2, Æv. de St- Hyacinthe.
nble
iseil ven-
la pour ‘s de s pas soul’apdisints réal, de
vou-
avec
ST-LIN DES LAURENTIDES, 19 octobre 1891.
Sa Grandeur Mgr A. Racine, Evêque de Sher-
brooke.
MONSEIGNEUR
Sous ce pli vous arrive une lettre très importante de Son Eminence le Cardinal Taschereau en date du 15 octobre, et la répnnse que je lui fis immédiatement sous ma propi'e responsabilité.
A cette réponse, avec votre bienveillante permission, j'ajouterai quelques remarques.
1° Lorsque nous présentâmes notre projet de loi au Conseil Supérieur, Son Eminence, si j'ai été bien informé, purla et agit de manière à empêcher les membres du dit Conseil de donner sur ce projet leur opinion. Alors, à quoi bon pour nous de consulter le Conseil Supérieur, comme c'était notre devoir, et comme nous en donnait
la direction Son Eminence le Cardinal Simeoni
dans sa lette du 4 août dernier ?
2° Lorsque le Conseil Universitaire nous fait savoir “ qu’il s'abstiendra de toute opposition à ce que ce projet devienne loi,” Son Enminence, en sa qualité de Chancelier Apostoliq'ie, nous déclare qu’elle ne l’approuve pas. Est-ce régulier ? Peut-être ; mais, certainement, ce n'est pas conciliant. Il estsi facile de nous dire en quoi, dans le détail, notre projet de loi empiète sur les droits du Conseil Universitaire ; et, de notre côté, nous sommes si bien disposés à y apporter toutes les modifications possibles, Car, ce ne doit pas être, après tout, l’idée elle-même de ce syndicat que l’on regarde comme empiétant sur les droits de l’Université, ce qui reviendrait à dire que les droits de l’Université à Québec sont absolument incompatibles avec les intérêts, les besoins et le développement des études universitaires à Montréal.
3° Lorsque nous présentons le projet de loi le
plus catholique du monde, et que, dans sa réduc-
tion, nous tâchons de nous inspirer de la constitution JAM DUDU M qui suppose et admet, elle, une administration à Montréal : gui Montis Regii
Succursalem administrant, on nous dit: Votre projet de loi “ crée réellement une Université tout à fait indépendante de l’Université Laval, telle que constituée par sa Charte Royale et son institution canonique.”
Ceci me rappelle qu’un jour, Mgr Paquet, pas très content, avançait que la constitution Fa» dudum détruisait en grande partie les conditions posées lors de l'établissement de la Succursale, desquelles faisait mention la bulle d’érection canonique: ‘‘[l semble pourtant, dit-il, qu’on aurait pu et dû agir autrement envers l’Université, la principale intéressée, vu surtout que les conditions posées, lors de la concession de la Succursale, avaient été insérées dans la bulle d’érection canonique Zxéer varias sullicitudines, conditions que la nouvelle constitut’nn modifie et détruit en grande partie,” (Extrait du rapport du Recteur de l’Université Laval au Conseil Supérieur pour l’année 1888-89). Cepen-
dant, Rome n’en a pas moins maintenu dans
toute son intégrité la constitution Ya» dudum.
Cela me rappelle encore que, une autre fois,
Mgr Paquet était d'avis, avec quelques autres, que notre bill d'union froissait les droits de l'Université et blessait les décrets romains, “D'un autre côté, dit-il, la loi proposée, d’après l'opinion de plusieurs de nos plus habiles légistes, paraissait froisser les droits de Laval et blesser les décrets pontificaux.” (Extrait de ln déclaration de Mgr le Recteur de l’Université faite devant le Counité des bills privés, le 27 novembre 1890.) Cependant, le Saint-Siège n’en a pas moins approuvé notre bill duns toute sa teneur.
Cette fois aussi, il pourrait bien se faire que l’on donnât, à Québec, à notre projet de loi une interprétation trop sévère et des intentions trop radicales.
Rome à compris n os besoins. Sans blesser la Charte Royale et sans froisser l1 bulle d’institution canonique, on peut ajouter à l’ensemble universitaire des compléments et des perfectionnements qui, n'empiétant en quoi que ce soit sur les droits de Laval à Québec, assurent, protègent, et sauvegardent les plus chers intérêts
de notre jeunesse catholique à Montréal.
tutres, ts de nains, "près ristes, lesser déclafaite mbre L pas neur, e que | une
trop
er la stitumble tionsoit pro-
Srêts
4° Son Eminence le Cardinal Chancelier Apostolique de l’Université me dit : “,,.,. et je ne l’approuverai (ce projet de loi) qu’autant qu'il me sera authentiquement démontré que telle est la volonté du Saint-Siège.”
Je suis à me demander ce que veut dire ce mot ‘‘authentiquement.” Serait-il venu de quelque part une communication de la volonté du Saint-Siège qui ne serait pas considérée comme une démonstration suffisamment authentique ?
Toujours est-il qu’elle n’est p18 venue de moi, puisque le Conseil Universitaire, dans ses considérants, fait remarquer que M. le Vice-Recteur Proulx a reçu de Rome “ une réponse qu’il n’a pas cru devoir communiquer à ce Conseil,” et que de suite il ajoute: “ Considérant que par là le Conseil Universitaire se trouve duns l’ignorance de ce que le Saint-Siège approuve ou n’approuve pas dans le susdit projet de loi.” La communication ne vient pas de moi, puisque, en second lieu, Son Eminence le Cardinal Tasche-
reau, dans sa lettre, met entre parenthèses les
mots suivants : “ Sans nous dire ce qu’en pense
le Saint-Siège, auquel vous l’avez soumis (le projet de loi) avant de demander notre avis.”
Pourtant, dans la bouche d’un homme qui parle avec autant de précision que le Cardinal Archevêque de Québec, ce mot “authentiquement ” m'intrigue, surtout lorsqu'il vient après cette phrase du Conseil Universitaire, qui affirme pourtant que je l’ai laissé dans l’ignorance de ce que le Saint-Siège approuve ou n’approuve pas: ‘“ Par respect et par soumission
pour le Saint-Siège.” Le Conseil Universitaire respecterait-il une volonté du Saint-Siège qui n’existerait pas, et se soumettrait-il à un désir qu'il ne connaîtrait pas? Qui poéest capere, capiat.
5° Le terrain de la lutte, si Québec ne revient point sur ses pas, nous est indiqué, nous est imposé; il ne nous appartient pas, en définitive, d’en choisir un autre: Rome.
Pouvons-nous reculer ? Que diraient les laï-
ques qui ont travaillé avec nous? Que dirait toute la ville de Montréal? Les défiants (et ils
sont légion) ne crieraient-ils pas à lu trahison ?
is (le avis.” e qui rdinal tique- ‘après , qui l’igno- | n’APission sitaire Je qui 1 désir
apere, evient bst im-
itive,
es laï-
dirait (et ils
ison ?
Si nous abandonnons la tête du mouvement, d'autres en prendront la conduite, et mèneront les choses plus loin que ne le désirerait même Québec. Pour le district de Montréal, c'est la division dans toutes les classes de la société, les mauvais jours d'autrefois reviennent; pour l’influence épiscopale, dans les sphères universitaires, c’est le submergement. Adieu, pour toujours, le développement de l'Université à Montréal sous le contrôle légal des Evêques ; impossible de faire renaître, avec le même bon esprit, l'élan actuel: l’occasion envolée ne reviendra plus.
Pour moi, mon parti est bien pris, depuis longtemps, de saug-froid,irrévocablement. Aucun trouble, aucun effort ne me coûtera pour promouvoir l'œuvre à laquelle vous m'avez fait l'honneur de mn’associer, pourvu qu’on lui laisse ses chances naturelles de succès; mais, pour lui donuer, au milieu d’exigences linpossibles, un travail 1écessairement stérile, dans des condi-
tions qui nous forcent à heurter toutes les aspi-
rations local 4, par conséquent à languir, végéter, et à la fin avorter misérablement, jamais!
L'impasse est sérieuse, le moment critique, ln décision à prendre pleine de conséquences. Il s'agit de savoir si le projet de loi doit être abandonné; sil doit être remis; s’il y a espérance, par un nouvel effort, d'obtenir de Québec une réponse favorable ; ou si nous devons aller à Rome immédiatement, Dans ce dernier cas, il n’y «a pas de temps à perdre... C’est pourquoi, en vous envoyant ces lettres et ces réflexions diverses, j'ai recours à votre prudence et à votre expérience, toujours dans les sentiments de la considération la plus haute et de la confiance la plus profonde, avec lesquels je me souscris,
De Votre Grandeur, Monseigneur,
Le très humble et très dévoué serviteur,
J. B. PROUIX, Prêtre, V. R. U. L. M.
tot
ce
le
végéter, is!
critique, ences, Il tre nbanspérance, ébec une s aller à er Cas, il ourquoi, éflexions 2t à votre nts de la finance la
cris,
eur,
Prêtre,
ARCUEVÊCHÉ DE QUÉBEC, 19 octobre 1891.
Révérend M. J. B. Proulx, Ptre, V.R. U. L. M.
MONSIEUR
En réponec à votre lettre du 16 courant, permettez-moi de vous dire que vous êtes bien pressé après avoir perdu plus de quatre mois pour aller chercher à Rome à faire approuver simplement le dessein d’un projet de loi que vous saviez y être bien accueilli du moment qu'il satisferait tous les intéressés. Or, l'Université, dont le Saint-Siège m’a chargé, comme Chancelier Apostolique, de surveiller les intérêts, n'est-elle pas grandement intéressée dans tout ce qui se fait à Montréal sous son nom ?
Votre lettre du 16 est la meilleure preuve de
ce que je vous ai dit: le Syndicat financier est
le prétexte, ou si vous l’aimez mieux, l’à propos ; ? 2
am 190 = le but final est de créer un corps qui n'ait pas besoin du Conseil Universitaire. (1) Le Syndicat de 1887 était purement financier et n’empiétuit sur aucun des droits du Conseil Universitaire. Faites un projet de loi analogue, et je serai heureux de l’approuver. Mais quant à con-
sentir à ce que l'on donne aux ‘Administrateurs
(1) Si Son Eminence a voulu dire que les Administrateurs de l'Université Laval à Montréal n'auraient pas besoin du Conseil Universitaire, pour gérer les affaires pécuniaires du Siège montréalais de l'Université, Elle a parfaitement raison, puisque déjà, depuis deux ans, l'Archevêque de Montréal gère ces affaires suns avoir à en rendre compte à personne,et puisqu'il ne peut en être autrement, vu que, entre autres raisons, Mgr Paquet, Recteur de l'Université, écrivait au Vice-Recteur Proulx de Montréal, le 18 août 1889: ‘“ Par le fait de la nomination du Vice-Recteur, le Séminaire à abandonné l’admihistration financière de la Succursale le jour même de cette nomination. Par conséquent, vous pouvez prendre possession de la maison et de tout ce qu’elle renferme, et administrer le tout au nom de 1 Succursale où de Mgr l'Archevêque de Montréal.”
Si, au contraire, comme le contexte le porte à le croire, Son Eminence veut réptter en d’autres termes ce qu'Elle à dit dans sa lettre du 15 octobre, ‘que notre projet de loi crée en réalité une Université indépendante de l'Université Laval,” je ne puis admettre cette proposition, et on en trouvera la réponse à la lettre suivante.—J, B, P,
hi
l'ait pas Syndit n’em- Univere,et je it À con-
rateurs
istrateurs Jesoin du iaires du nt raison, tréal gère e,et puiss raisons, c-Recteur la nomi- 6 l’admi- : de cette ossession nistrer le
réque de
oire, Son lle à dit i crée en aval,” je
uvera la
de l'Université de Montréal'’ les droits qui relèvent du Conseil Universitaire, je ne saurais le faire que s’il m'est démontré que tel est le désir du Saint-Siège (puisque le mot volonté vous paraît trop fort). C'est ce qui est loin de m'être démontré.
Au reste, je vais n’en assurer. Cela ne prendra pas les quatre mois que vous avez perdus à aller chercher une réponse dont, d'après ce que vous me dites, vous deviez connaître le sens sans qu'il fût nécessaire de le demander. C’est ce qui me fait croire que vous y êtes allé pour y chercher autre chose, Et, comme Je ne connais pas la teneur de la réponse que vous avez reçue, rien ne me dit si le Saint-Siège ne désire pas que je laisse passer cette loi-ci, précisément ce à quoi j’objecte, comme pour celle de l’année dernière qui a enlevé à l'Université le contrôle d'une de ses facultés à Montréal. (1)
Si ce retard vous dérange dans vos calculs,
(1) En réponse à la proposition que renferme ce dernier
membre de phrase, voir, au Supplément, le Numéro V,
veuillez, au moins ne pas vous en prendre à moi, lorsque vous disposiez d’un temps amplement suffisant pour consulter d’une manière opportune tous ceux que cela concerne, Agréez, Mousieur,
L'assurance de mon dévouement,
E. A. Carp. TASCHEREAU, Arch. de Québec.
MonTRÉAL, 21 octobre 1891.
Son Eminence le Cardinal E. A. Taschereau,
Archevêque de Québec.
EMINENTISSIME SEIGNEUR
Je n'ai reçu que ce matin, 21 octobre, la lettre que Votre Eminence me faisait l'honneur de m'écrire le 19 du courant. Je suis heureux de le dire, cette lettre, d’un côté im’a causé un très grand plaisir, vu que je la reçois avant de ren-
contrer le Conseil d’affaires, et qu’elle me laisse
ndre à ample-
manière
"eau,
la leteur de ux de an très le ren-
: laisse
espérer que nous pourrons finir par nous enten-
dre.
Nous entendre! Vénéré Seigneur, sil n’y avait dans cette affaire que Votre Eminence et nous, il ÿy aurait déjà longtemps, j'en suis persuadé, que l’entente serait complète,
D'un autre côté, je regrette qu’on ne nous dise pas, d’une manière précise, ce que nous devrions retrancher de notre projet de loi, pour en faire un projet que Votre Eminence serait heureuse d'approuver,” et ce en quoi il donne à d'autres “les droits qui relèvent du Conseil Universitaire.” C'est possible que le Conseil trouve que notre projet affecte ses droits; et, c'est justement parce que c’est possible que, en le soumettant à l'examen du Conseil Supérieur ct au Recteur de l'Université, nous avons demandé des suggestions et des remarques, avec promesse d'en tenir compte. Si on avait Jugé à propos, de suite, de nous répondre 44 hoc, la question très probablement serait déjà finie,
Le mot “ volonté du Saint-Siège,” dans la lettre que Votre Eminence m'a écrite le 15 du
courant, ne m'a pas paru trop fort. J'ai voulu simplement dire que, à l’occasion du projet de loi, ni dans mes paroles, ni dans mes écrits, il n’a été question de ‘ volonté du Saint-Siège” ; bien plus, il n’a pas été question même de ‘‘ désir.”
Que j'aie“ perdu du temps,” c’est certainement une chose qui est matière d'opinion; et mon opinion sincère, avec celle d’un grand nombre, est que, dans les circonstances, j'ai été le plus vite qu’il m'a été possible.
Quant à la croyance “que je suis allé à Rome pour y chercher autre chose,” que notre projet de loi n’est ‘qu’un à-propos,” et que “le but final en soit de créer un corps qui n’ait pas besoin du Conseil Universitaire,” je me vois dans la pénible nécessité de dire (et je le fais sans amertume et avec le plus grand respect) que ce ne sont là que des interprétations, dont je ne doute aucunement de la sincérité, mais que l’on ne pourra jamais appuyer sur rien de tan-
gible : car, je n'ai jamais eu ces intentions dans
ma pensée, et je n'ai Jamais dit ni écrit ce que
voulu jet de
rits, il
taineon; et | nomété le
Rome projet le but it pas e vois le fais spect) , dont is que e tans dans
ce que
je ne pensais pas. A l'encontre, outre mes paroles et mes lettres, je pourrais apporter le témoignage de Nosseigneurs les Aichevêque et Evéques de la Province de Montréal, pour qui je n'ai rien de caché, ninsi que celui des membres du Conseil d’affaires qui ont travaillé avec moi avec tant d'assiduité et de persévé “nce, hommes tous parfaitement honorables.
Si j'ai relevé quelques mots, +r0yez, Eminence, que mon dessein n’est pas de récriminer : loin de moi cette manière de faire, Mais je serais tellement satisfait si ]n loyauté de ma conduite pouvait enfin être acceptée à Québec, comme eile l’est généralement À Montréal, Dans tous les cas, je ne désespère point qu'un jour \iendra où, à Québee comme à Montréal, l'on croira à mon dévouement aux meilleurs inté:
rêts de l'Université Catholique dans la Province de Québec, comme an respect ct à la vénération qu'a toujours eus pour
Votre Eminencs,
Eninentissime Seigneur, Le très humble et très dévoué serviteur,
J. B. PROULX, Prre,
MonrrRéaL, 21 octobre 1891.
Sa Grandeur Mgr Ed. Chs Fabre,
Archevêque de Montréal.
MonNSEIGNEUR,
La tension se relâche quelque peu (1). Le Cardinal Archevêque de Québec vient de m’écrire pour me dire: “ Faites un projet de loi analogue (au Syndicat de 1887), et je serai heureux de l’approuver.”
Il ne peut pas m'avoir écrit pour un autre motif; car, à part cela, il n’est question, dans sa lettre, que du temps que j’ai perdu, du but final qu’aurait notre projet de loi, de la volonté ou du désir du Faint Siège qui devrait lui être démon-
mes
(1) J'ai toujours eu un si grand désir de voir régner la bonne entente entre les deux sièges de l'Université, que je ne puis m'empêcher de me réjouir, chaque fois que je vois poindre de ce côté une lueur d'espérance, serait-elle faible et incertaine, — J. B. P.
e m’éde loi
» serai
\ autre dans sa ut final 6 ou du
démon-
Ja bonne e ne puis oindre de rtaine,—
tré pour déterminer son approbation, de la supposition que j'ai été à Rome pour y chercher autre chose, de l'ignorance où j'ai laissé Québec touchant la réponse que j'ai reçue de Rome,etc : toutes choses qui, en affaires sérieuses et importantes comme l’est celle-ci, ne nécessitent pas la lettre d’un Prince de l'Eglise, surtout après celle du 15 courant, excepté peut-être pour la nouvelle que Son Eminence allait consulter Rome.
Je vous envoie la copie de cette lettre, et celle de la réponse que j'y fais. J'ai cru de mon devoir de relever quelques paroles, afin de ne pas paraître admettre que j’ai pris une position tout autre que celle que nous avons décidée et prise en réalité. Notre terrain est ferme, sûr, sagement circonscrit: on ne m’en sortira pas. Pour ne point fatiguer Son Eminence par une réponse trop longue et trop minutieuse, j'ai sauté à pieds joints par-dessus bien des choses, entre autres les suivantes :
1° “ Permettez-moi de vous dire que vous
“êtes bien pressé après avoir perdu plus de
“quatre mois pour aller chercher à Rome à faire
‘ approuver simplement le dessein d’un projet ‘ de loi que vous saviez y être bien accueilli du “ moment qu'il satisferait tous les intéressés.”
Est-ce que cette raison ne suffirait pas pour consulter Rome ? Quelques-uns des intéressés ne pouvaient-ils pas se montrer un peu difficiles ? L'expérience du passé, sur ce point,n’était pas tout à fait rassurante ; et l'expérience du présent nous montre assez que notre prudence avait sa raison d’être.
Du reste, voici l’ensemble des raisons qui nous ont conduits, tout d’abord, à Rome; je les trouve dans un compte rendu des délibérations du Conseil d’affaires :
“ Nous savions fort bien que ce projet de loi, en ce qui regarde les intérêts généraux de l’Université, ne serait-ce qu’indirectement, régulièrement devait être présenté au Conseil Supérieur de l’Université Laval.
‘ Nous l'avons envoyé à Rome, tout d’abord, pour faire honneur à la première autorité, en lui donnant, avant toute autre, connaissance de no-
tre dessein, Nous l'avons envoyé à Roine, pour
projet eilli du ssÉs.”?
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régu-
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abord, en lui de no-
>, pour
faire acte de bons catholiques ; car, si Rome, #rcma facte, avait trouvé notre projet impraticable, nous l’aurions retiré.
“Nous l'avons envoyé à Rome, pour prévenir tout retard. Car, au Conseil Supérieur, quelqu'un même de l'extérieur aurait pu dire : Avant que le projet de loi ne soit soumis à l’étude, référons-en à Rome...”
29 Or l'Université, dont le Saint Siège m’a “ chargé, comme Chancelier A postolique, de sur- “ veiller les intérêts, n’était-elle pas grandement “intéressée dans tout ce qui se fait à Mont- “ réal sous son nom.”
Elle y est certainement, et c’est pour cela que nous lui avons soumis notre projet de loi, ne la regarderait-il qu’indirectement. Mais d’un autre côté, l'Université, loin d’augmenter les embarras d’une position difficile, surtout par rapport à elle, doit être tenue de nous aider à satisfaire les aspirations légitimes et les vrais intérêts de cette partie du pays.
3° “ Votre lettre du 16 est la meilleure preu-
“ve de ce que je vousai dit : leSyndicat finan-
“ cier est le prétexte, ou, si vous l’aimez mieux, “à propos ; le but final est de créer un corpsqui ‘ n'ait pas besoin du Conseil Universitaire.”
Pure affirmation. Où est la preuve ? Qu'on veuille bien relire ma lettre du 16 courant : je prétends qu’elle prouve tout le contraire.
4° “Le Syndicat de 1887 était purement finan- ‘“cieret n’empiétait sur aucun des droits du ‘ Conseil Universitaire. Faites un projet de loi analogue, et je serai heureux de l’approuver.”
Faut-il qu’il soit absolument analogue ? Sous le rapport de la catholicité, notre projet de loi est certainement supérieur …au Syndicat de 1887. Si l’on trouve qu’il empiète sur les droits du Conseil Universitaire, faut-il que nous recommencions à neuf le travail tout entier, que nous le représentions de nouveau, au risque d'arriver à un résultat qui ne satisferait pas ces Messieurs. Pourquoi, plutôt, ne pas nous dire formellement en quoi nous empiétons. Nous le demandons.
N'est-ce pas la voie ordinaire de procéder ? De même, le travail serait sûr, court et facile.
5° Mais quant à consentir à ce que l’on don-
mieux, rpsqui re.
Qu’on
nt: je
finanits du de loi rer.”
? Sous le loi ts du ecom- > nous rriver ieurs, ment dons.
? De
don-
“ neaux ‘ Administrateurs de l’Université à “Montréal” les droits qui relèvent du Conseil “ Universitaire, je nesaurais le faire que s'il ‘m'est démontré que tel est le désir du Saint- “Siège (puisque le mot vo/outé vous paraît trop ‘: fort). C’est ce qui est loin de m'être démontré.”
Sans doute, Son Eminence Elle-même à trouvé trop fort le mot “ volonté ”. Elle a été bien aise d'y substituer celui de “ désir ”. Mais je suis À me demander pourquoi me faire dire, à moi, sans que je n’y aie donné lieu ni de près ni de loin, que je l’ai trouve trop fort?
6° “ Au reste, je vais m’en assurer,”
On va à Rome, fort bien. Après cela, dites, était-ce mal pour nous d'y aller ? Mais, si on présente à Rome nos démarches sous la couleur qu'on nous les présente à nous-même, il importe que nous y allions aussi, de notre côté.
7° “ Cela ne prendra pas les quatre mois que “vous avez perdus à aller chercher une réponse
‘ dont, d’après ce que vous me dites, vous deviez 9 ,
“ connaître le sens, sans qu’il fût nécessaire de
“le demander. C’est ce qui me fait croire que
“ vous y êtes allé pour chercher autre chose.”
Pourquoi ces suppositions gratuites ? Quel bien peut-il en résulter? Ne vaudrait-il pas mieux croire à nos affirmations claires et catégoriques ? Za solution des diverses questions n’en deviendrait, ce me semble, que plus aisée.
8° Et, comme je ne connais pas la teneur de “ la réponse que vous avez reçue, rien ne me “ dit si le Saint-Siège ne désire pas que je laisse ‘ passer dans cette loi-ci précisément ce à quoi ‘6 j’objecte comme pour celle de l’année dernière ‘ qui a enlevé à l'Université le contrôle d’une “ de ses facultés à Montréal.”
Je n'applaudis de n’en avoir pas communiqué davantage, lorsque je vois comment on utilise une conversation bénévole que j'ai eue dans sa chambre avec Mgr le Pro-Recteur, et comment on torture mes lettres pour leur faire dire le contraire de ce qu’elles exposent. À quoi bor rappeler que l’année dernière on a été forcé, à Québec, d'accepter un projet de loi auquel on objectait tout comme objecte à un autre projet cette année. Si l'Université, dans sa pensée, a
perdu, à Montral, le contrôle d’une deses facul-
? Quel t-il pas catégous n’en e, neur de ne me e laisse à quoi ernière
e d’une
ommuent on ai eue eur, et r faire À quoi i forcé, uel on projet sée, à
facul-
tés, c'est que le Conseil Universitaire l'a choisi, en interprétant la lui de cette manière, et en s'empressant de publier cette interprétation dans son annuaire, avant tout fonctionnement de l'union des deux Ecoles de Médecine (1)
9° # Si ce retard vous dérange dans vos cul-
‘ culs, veuillez, au moins, ne pas vous en pren- ‘ dre à ro, lorsque vous disposiez d’un temps “ amplement suflisaut pour consulter d’une ma- “ nière opportune tous ceux que cela concerne.”
Mes calculs ont l'habitude d'être dérangés ; pourvu qu'ils réussissent, cela me suffit. Par trois fois, Son Eminence m'accuse d’avoir perdu du temps. Vous savez, vous, Monseigneur, combien nous avons fait diligence.
Jene dis rien du ton de mauvaise humeur qui règne dans cette lettre, il m'est facile de l'excuser ; du reste, c’est un écho lointain des paroles dont Son Eminence à cru devoir se servir à propos de notre projet de loi, devant les
Evêques assemblés, lors de la réunion du Conseil
(1) Voir, au Supplément, le-Numéro V,
Supérieur au mois de septembre dernier. Je demande à Dieu de conserver mon calme. Et, c’est pour que le calme ne soit pas troublé que je ne communique ces réflexions, pour le présent, qu'aux seuls À rchevêque et Evêques de la Province de Montréal, pour qui je n’ai pas de secrets et dont je suis avec la plus haute considération,
Monseigneur,
Le très humble et très obéissant serviteur,
J. B. PROULX, Prêtre, V. RU. L. M.
MoxrrfaL, 22 octobre 1891.
Son Eminence le Cardinal Simeoni, Préfet de la
Sacrée Congrégation de la Propagande, EMINENTISSIME SEIGNEUR,
Son Eminence le Cardinal Taschereau, Archevêque de Québec et Chancelier Apostolique
de l’Université Laval, me fait comprendre qu’il
. Je de- Et, c’est 1e je ne présent, la Pros de se-
onsidé-
t de la
gande,
u, Àr-
tolique
e qu'il
consulte Rome à propos de notre “ projet de loi ” pour incorporer civiiement les “ Administrateurs de l'Université Laval à Montréal.” Très bien. Tout mon espoir est en Rome...
Toute notre difficulté se résume en deux mots:
1° Nous présentons un projet de loi non pas, à l'approbation pure et simple, mais à l’examen, mais à la discussion, mais à la critique. On nous répond, à Québec, d’une manière générale et vague, qu’il empiète sur les droits universitaires. Nous demandons qu’on veuille bien nous indiquer en quoi il empiète précisément. afin d'y apporter remède. Noussommes sincères, Que pouvons-nous faire davantage ? Cependant, on s’obstine à ne rien préciser, et à répondre : nous n’approuvons pas.
Malheureusement, en refusant de se rendre à nos demandes réitérées, justes et rationnelles, de nous envoyer des remarques ou des suggestions, on fait naître dans les esprits le soupçon que l'on veut temporiser, afin d'empêcher l’établissement légal d’une Corporation qui est absolu-
ment nécessaire à la consolidation du Siège
Montréalais de l’Université, et, pour les raisons que j'ai déjà données dans d’autres lettres, d’une nécessité urgente.
2° Nous avons cru devoir envoyer, tout d’abord, à Rome notre projet de loi. Où est le mal ? Eh bien, à Québec, on paraît peiné de cela, et l’on semble croire que nous voulons peser sur la liberté de leurs délibérations avec des décisions de Rome. Or, ni dans mes paroles, ni dans mes écrits, ni de près ni de loin, sur sujet, il n’a été question de la volonté ou du désir de Rome.
Votre Eminence pourra se convaincre de ces deux avancés en lisant la lettre que les Evêques de la Province de Montréal lui ont écrite à la date du 24 septembre dernier (N° VIIT), les documents que j’ai déjà eu l’honneur de lui envoyer sur cette question, et les deux lettres ci-jointes de Son Eminence le Cardinal Taschereau au Vice-Recteur de l’Université Laval à Montréal (N° XXIV et XXIX), ainsi que les deux réponses qui leur ont été faites. (N" XXV et XXX.)
AÏSONS
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Dans sa deuxième lettre, le Cardinal Archevêque de Québec dit que “ l’Université a perdu le contrôle d’une de ses facultés à Montréal. Je ne suis pas prêt à admettre cette proposition dans toute son étendue. Et, si l'Université a perdu de son contrôle, c'est qu’elle l’a choisi elle-même en s’empressant du publier dans son Annuaire une décision prématurée, que je n'ai Jamais pu comprendre. Veuillez prendre connaissance, sur ce sujet, des réflexions que je soumettais à Mgr l’Archevêque de Montréal, le 25 août dernier. (1)
J'espère, Eminence, que rien ne viendra déanger la politique Inrge et modérée que nous suivons à Montréal, sous l'inspiration du décret Jam dudum qui a été le salut de toute l'Université, même de ceux qui l’ont reçu avec peine. L'union est établie entre les factions diverses, les rancunes disparaissent, la paix renaît dans les esprits, le calme règne dans les feuilles publiques, toute notre jeunesse rentre sous la direc-
(1) Voir, au Supplément, le N° V.—J. B. P,
tion universitaire des Evêques : voilà le travail de deux ans. Sans doute, notre situation a encore bien des délicatesses, elle demande beaucoup de prudence, de réserve et de fermeté. C’est pourquoi j'ai l'espoir que, à Rome, au siège de la sagesse et de la prudence, on ne permettra pas qu'il soit rien fait qui puisse arrêter le développement de notre action pacifique et salutaire,
rien qui nous rejette dans le trouble et les divi-
sions du passé, si fuuestes pour la religion, et si
ennuyeuses pour la Cour romaine.
Dans cette confiance, je demeure avec les sentiments du respect le plus grand et de la vénération la plus profonde.
De Votre Eminence, Eminentissime Seigneur,
Le très humble et très dévoué serviteur,
J. B. PROULX, Prêtre, PV, RU, L. M.
ravail ion 4 beau- , C’est ge de ra pas dévetaire, divi-
, et sl
S Sen-
véné-
MoxtréaL, 23 octobre 1891.
Son Eminence le Cardinal Taschereau, Arch. de Québec, Chancelier Apostolique de l’Uni-
versité Laval.
EMINENTISSIME SEIGNEUR
Avec l'approbation, et même sur l’avis de Mgr l’Archevêque de Montréal, je descendrai à
Québec, probablement dans le courant de la
semaine prochaine, pour demander à Votre Emi-
nence de vouloir bien nous dire ce que nous devons retrancher ou changer dans notre projet de loi pour en faire un projet acceptable en tous points à l’Université. (1)
Croiyez-moi, Eminence, autant nous sommes
décidés à rencontrer les besoins et les nécessités
(1) Avant d'aller à Rome, mettant de côté tout sentiment de
susceptibilité, nous voulions épuiser tous les moyens à notre
disposition pour satisfaire l’Université. Mais en vain !
du Siège Montréalais de l’Université, autant nous avons résolu, dès le commencement, de n’empiéter sciemment sur les droits de qui que ce soit.
Je prends sur moi la liberté de donner avis de ma visite prochaine à Votre Eminence, afin que, si Elle le juge à propos, Elle puisse faire, ou faire faire une étude précise sur les modifications à apporter à notre projet de loi.
Je prie Votre Eminence de croire aux sentiments de profond respect et de haute considération avec lesquels je suis,
De Votre Eminence, Eminentissime Seigneur,
Le très humble et très obéissant serviteur.
J. B. PROUELX, 7rêfre, PF, À, 0, L, 07.
ser
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Quésec, 23 octobre 1891.
Révérend M.J. B. Proulx, Prêtre, V.R. U. L. M.
Monsreu,
Permettez que je termine ici une correspondance inutile. Je vous ai dit tout ce que la position que vous me faites me permet de dire. Ne connaissant pas la teneur de la réponse que vous avez reçue de Rome au sujet de votre projet de loi, je ne puis, non plus que l'Université, proposer à celui-ci aucun amendement. La position eût été bicndifférente si vous nous aviez consultés avant d'aller à Rome. (1)
J'ai du reste soumis mes doutes au Saint-
Siège et j'agirai conformément à la solution qui
(1) Ah! voilà le mot de l'énigme : nous avons eu le malheur de consulter Rome, sur un point d'intérêt général, avant de Consulter Québec !
me sera donnée. Vous ne pouvez blâmer cette démarche, puisque vous persistez à soutenir que vous n'avez pas perdu du temps en prenant quatre mois simplement pour faire approuver le projet de votre loi.
Veuillez, je vous en prie, ne plus répéter l'insinuation que je nevous exprime pas mes idées quand je vous écris.
Agréez, Monsieur, l'assurance de mon dévoument.
E. A. Carr. TASCHEREAU, Arch. de Québec.
St-Hyacinthe, 23 octobre 1891.
Au Révérend J. B. Proulx, Chan.
Mox cHER MoNSIEUR,
J'ai reçu vos deux lettres du 20 et 21 courant ainsique votre correspondance échangée avec
Son Eminence le Cardinal Taschereau sur le pro-
dt gp
dt. btp
cette ir que renant
aver le
répéter
as mes
dévou-
courant se avec
r le pro-
jet de loi d’incorporation des Administrateurs de Laval à Montréal.
Malgré tout ce que les Evêques de la Province de Montréal ont pu dire devant le Conseil Supérieur présidé par Son Eminence, pour at-
tester que, dans l’envoi à Rome de ce projet de
loi, ils y avaient été avec les intentions les plus
droites et sans nul dessein de contrarier le moins du monde le Conseil Universitaire et encore moins de nous soustraire à ce Conseil, on ne veut pas nous croire, et on nous prête des idées d'indépendance que nous n'avons jamais eues et que nous ne voulons pas avoir, comme le prouve bien du reste le texte même du projet de loi. Que devons-nous faire en présence de cette pénible situation ? Désarmer et rejeter notre projet de loi ? Non, absolument non. Continuons de voguer contre vent et marée, et, avec l'assistance du Saint-Siège qui ne nous manquera pas,notre nacelle arrivera à bon port. Mais soyez toujours le pilote attentif, prudent et ferme, et nous vous seconderons de toutes nos forces.
En vous donnant mes encouragements les plus
sincères, je demeure comme toujours votre tout | dévor/ en N.S$. | T L. Z., Evêque de St- Hyacinthe. |