‹ Devant Québec et Rome ou Collection de documents se rapportant au projet de loi pour incorporer les administrateurs de l'Université Laval à Montréal [microforme]Chapitre 39 sur 82 · XXXVI · texte numérisé non relu

XXXVI

SHERBROOKE, 23 octobre 1891.

Au Révérend J. B. Proulx, Chan.

Monsieur LE VICE-RECTEUR, (

La lettre que Son Eminence le Cardinal Taschereau, déclarant qu'il désapprouve notre pro- |

jet de bill, indique clairement quelle sera l’ac-

tion du Conseil Universitaire. La réponse à votre lettre ne sera pas favorable. Alors, dans le moinent actuel, que faut-il faire ?

1° Comme les Membres du Conseil Supérieur n'ont pas, à la dernière séance. donné leur opinion sur le projet de loi qui leur était soumis, Mgr l’Archevêque de Montréal et ses deux

Suffragants qui ont approuvé ce projet de loi,

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deux

de loi,

doivent écrire à tous les Évêques, sans aucun délai, leur demandant de donner leur opinion par écrit. (1) Son Eminence le Cardinal Taschereau a déjà déclaré qu’il désapprouvait le dit projet. C’est le seul moyen que nous ayons de faire connaître au Saint-Siège l'opinion et les sentiments des Evêques sur cette question.

2° Son Eminence le Cardinal Taschereau a choisi le terrain de la lutte, Rome : impossible de reculer.

3° C’est à Mgr l’Archevêque de Montréal qu'il appartient de choisir celui qui doit aller défendre, à Rome, les intérêts si graves de l'Université Laval à Montréal.

(1) En conformité avec cette opinion, quoique sous une forme un peu différente, il fut demandé à Son Eminence le Cardinal Taschereau de vouloir bien nous émettre son opinion sur le projet de loi,et de faire en sorte que nous ayons aussi celle des autres Evêques de la Province de Québec, de sorte à ce que nous sassions, d’une manière précise, ce qu’il fallait en retrancher pour en faire un projet en tous points acceptable à l'Université. Son Eminence jugea que, dans les circonstances, Elle n’en pouvait rien faire. (Voir N°:XXXIIIet XXXIV.) Ilne nous restait plus que de demander au Saint-Siège de vouloir Lien, lui, rouns faire rendre, en écrivant sur ce point à Son

Eminence, ce que nous croyons être tout simplement justice,

Dans mon humble opinion il n’y a pas de temps à perdre.

Videant consules ne respublica detrimentum capra.

Veuillez agréer l’assurance de mon sincère

attachement.

f ANTOINE, Z%. de Sherbrooke.

ST-HYACINTHE, 24 octobre 1891.

Au Révérend J.B,. Proulx, Chan, V.R.U.L.M.

Mox cer MONSIEUR,

J'ai pris communication des deux lettres que vous venez d'écrire, l’une au Cardinal Simeoni et l’autre au Cardins] T'aschereau.Elles me paraissent très utiles toutes deux. Il est bien important que le Saint-Siège soit informé de toutes les

difficultés qui nous viennent de l'Université

Mère pour asseoir légalement et solidement la

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branche Montréalaise, dont la Constitution € Fam dudum ” nous a confié le soin. J'ai grande confiance en notre cause : il faut néanmoins prendre toutes nos précautions pour

parer toute surprise fâcheuse.

En faisant bien des vœux pour que votre prochain voyage à Québec soit couronné d’un

plein succès, je demeure tout vôtre en N.S.

f L. Z., Ev, de St-Hyacintie.

MonrTréaL, 26 octobre 1891.

Sa Grandeur Mgr Edouard Charles Fabre, Ar-

chevêque de Montréal.

MONSEIGNEUR

J'ai l'honneur de vous communiquer, sous ce pli, une nouvelle lettre de Son Eminence le Cardinal Archevêque de Québec, datée du 23 du courant, (N° XXXIV.)

Comme Son Eminence désire ‘terminer ici

une correspondance inutile,” je me rendrai volontiers à son désir, du moins pour le moment, quitte à revenir à la charge, lorsque la nécessité se fera sentir : cur nécessité ne connaît pas de loi.”

Mais comme cette lettre comporte d'assez nombreux commentaires, et que le respect actuellement m'empêche de les adresser à Son Eminence, Je vous demande la permission, Monseigneur, de les communiquer à Votre Grandeur.

“ Je vous ai dit tout ce que la position que vous ‘me faites me permet de vous dire.”

Je n'ai fait à Son Eminence aucune position embarrassante. L’aurais-je voulu, du reste, l'aurais-je pu ? Si réellement il existe une telle position, elle à été faite par d’autres qui auraient donné des informations que je ne connais pas, ou bien, tout simplement, elle est la conséquence de craintes chimériques où de soupçons trop tenaces.

Mgr l'Evêque de St-Iyacinthe, dans une lettre qu’il m'adresse le 23 d'octobre courant,

résume admirablement la situation : “ Malgré

rai VOoment, cessité

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d'assez t actu- 1 Emi- Jonseindeur.

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