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prendre ; c’est ce que je dois conclure de votre lettre. J'aime à croire que je me suis mal exprimé. Je vais tâcher d’être très clair,
1° Je vous disais dans ma lettre du 8 octobre : # En me le donnant (un renseignement) vous vous disculpiez Au reproche qu'on devait nécessairement vous faire de n’avoir consulté l’'Université que longtemps après avoir consulté Rome.” Et plus loin j’appelais cela une o4jeclion sérieuse.
Sur cela vous dites : ‘“ Vraiment, j'ai beau y songer Je ne puis comprendre la nature de ce
reproche, surtout dans les circonstances présentes,
détails minutieux, d’accusations futiles, d'explications oiseuses, d'attaques hasardées, qui ne sont pas à la hauteur de la position et du caractère, et aussi j'aime à croire dans les habitudes, de celui qui l’a écrite.
Dans le temps, comme on le verra au No XL, je n'ai répondu qu'à un seul avancé de cette lettre, passant les cent autres sous silence. On me permettra de répondre ici, en de courtes notes an bas des pages, à quelques-unes de ces attaques, au fur et à mesure qu’elles se présenteront ; j'ai dit à quelques-unes,
car il faudrait un volume pour donner une réponse adéquate
aux questions sans nombre que soulève ce factum.—J. B. P.
lorsque nous avous agi avec tant de réserve, de franchise et de diligence.”
Permettez que je précis,
N'est-il pas de faitque vous communiqui:7, 1e 9 septembre, à l'Université, pour avis, un projet de loi dont la teneur était définitivement arrêtée le 29 avril ? N'est-il pas vrai que la brochure imprimée qui contenait le texte de ce projet de loi portait dans son titre que ce projet avait été souinis à l'examen du Saint-Siège, et contenait, comme datée du 26 juin, la lettre d'envoi au Cardinal Préfet ? N'est-il pas vrai qu'à part renseignement, l'envoi au Recteur de l'Université ne contenait aucune explication du motif de ce retard de deux mois, (1) écoulé entre la réduction définitive du projet (le 29 avril) et l'envoi à Rome (26 juin), non plus que la raison pour laquelle on n'avait pas consulté plus tôt l’Université, fût-c: en même temps qu'on
consultuit Rome ?
(1) Je suis encore à me demander comment et pourquoi aurais je ét' tenu de donner, tout d'abord, de s:mblables explications,
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Eh bien, il était dans l’ordre que, recevant ainsi votre communication officielle sans aucune explication, on vint à trouver étrange un retard de quatre mois el demi, ainsi que le fait de consulter Rome avant de savoir si l’Université n'aurait pas à faire valoir des observations utiles (1) à communiquer au Saint-Siège ; et vous deviez vous attendre à ce que l’on vous en fit un reproche, (2) et que l’on y vit wwe obgeclion sérieuse à donner sur le projet un avis favorable.
Ces reproches, ces plaintes, on aurait eu raison de les formuler contre vous, sans ces explications que vous m'avez données, une quinzaine de jours plus tard, dans cette conversation (à la bonne franquette, comme vous dites) que vous avez eue avec moi à ma chambre, et qui était de
nature à vous justifier. Vousle comprenez si
(1; Consulter Rome sur là propos du projet de loi n'empêchait pas, dans notre pensée, l'Université de nous faire des observations ; de fait, ces observations, nous les avons demandées, sollicitées, et l'Université nous les a, jusqu’à aujourd’hui, refusées.
(2) Non, vraiment, non.
bien alors que c’est de vous-même et sans aucune provocation de ma part; (1) que vous m'avez donné ces renseignements sazs lesquels vos retards eussent été aussi louches qu’injustifiables. C’est précisément pour cela et parce que ces renseignements vous justifiaient que j'ai dû (2) regarder cette conversation comme importante, bien que pourtant vous m'’ayez écrit que vous n'avez pas eu la pensée de lui donner aucun caractère officiel.
Ainsi, en résumé, avant de connaître (/ 22
(1) Monseigneur le Pro-Recteur, vous oubliez que deux pages plus loin, dans cette même lettre, vous dites : ‘ C’est. ce qui fait que j'ai été fort mal impressionné, comme vous avez pu le voir par ma lettre du 16 septembre.” Cette mauvaise impression que vous vouliez m° lsisser voir dans votre lettre du 16 septembre, n’aurait-elle pas pu être pour moi une provocation de votre part ? Mais, non, croyez-moi, je parlais surtout, comme
on le fait dans une conversation amicale, à la bonne franquette.
(2) C’est justement là qu'est l'erreur. Une conversation peut être très importante, sans perdre, pour tout cela, de son caractère de communication privée. Du reste, je n’aurais jamais protesté contre l’usage qu’on à fait de cette conversation, si on n'avait pas donné à quelques-unes de mes expressions un sens pius étendu que celui qu’elles comportaient naturellemnt et textuellement parlant,
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septembre au plus tôt) vos explications verbales, il était raisonnable de vous reprocher vos retards et de trouver dans ceux-ci wwe objection sérieuse. Voilà, Monsieur le Vice-Recteur, ce que j'ai voulu dire dans ma lettre du 5 octobre et ce que vous y trouverez, si vous voulez bien la relire.
2° Je vous ai écrit le 8 de ce mois : “ Ce qui, venant de votre part, eût excité peut-être des récriminations avec soupçon d’intentions peu bienveillantes. . , .”
Vous dites à ce propos: ‘“ Hélas! vous soulevez le coin d’un voile derrière lequel je n’aurais Jamais voulu voir. Que signifient, à propos de tout, à propos de rien, ces récriminations, ces soupçons, etc.? ”?
Pardon, Monsieur le Vice-Recteur, ce n’est pas à propos de tout, à propos de rien. D'abord il y avait dans ma lettre un few#êfre (1) qui était déjà une restriction et qui eut figuré avec avan-
(1) Peut-être, Mais, dans ces explications si explicites d’aujourd'hui, il n’y a certainement plus de place pour un peut-être
restrictif. Alors j'aurais saisi l'esprit plutôt que la lettre de votre parole,
tage dans la citation guillemettée que vous avez faite de ma phrase. Puis c'était à propos d’une seule chose parfaitement déterminée. (1)
Si, conformément à ce que vous semblez désirer dans votre lettre du 5 octobre, j'avais considéré votre conversation du 23 sej’ -‘1bre comme tout à fait privée, et ne m'en étais pas servi au Conseil Universitaire, celui-ci se serait trouvé absolument sans explication (2) et uniquement en présence d’un projet qu’on lui soumettait pour avis par une lettre datée du 9 septembre, bien qu'il eût été définitivemen£ arrêté le 29 avril précédent ; il aurait vu, sans pouvoir en comprendre la raison, que ce document, rédigé le 29 avril, n'était parti pour Rome que deux mois
plus tard ; il aurait constaté que rien n’indiquait
(1) J'avais présents à la mémoire, voyez-vous, les récriminae tions et les soupçons, éparpillés duns les pages d’une nombreuse correspondance qu'ont eue avec moi, depuisdeux ans,quelquesunes des Autorités Universitaires.
(2) Où est le mal? La question devant le Conseil Universitaire n'était pas d'examiner quand le projet de loi avait été fait mais bien si le projet de loi avait besoin de changements ou de
corrections, et, duns ce cas-1à, en quoi ?