‹ Développement des éléments du système nerveux cérébro-spinalChapitre 115 sur 163 · Goldscheiier, Ijjc. cil · texte numérisé non relu

Goldscheiier, Ijjc. cil

0. Mayet. Traité de diagnostic médical et de séméiologie, ISO', p. dOO.

])leiii. L’écüiilemeiit devient alors continu, et Furine coule goutte à (foutte, presque sans interruplion. Cette incontinence par regorgement peut conjurer quelque temps les accidents mortels d’une ru])lure de la vessie : elle est ainsi presque providentielle. Ilfaut ajouter cependant que la vessie paralysée contient constamment 200 à 300 qrammes d’urine, malgré l’écoulement continuel, et ne peut être vidée complètement que parle cathétérisme, qui est d’ailleurs absolument indi({ué.

2'^ Dans un autre cas, le coma est profond (3® degré de Mayet). Alors l’insensibilité, l’inertie musculaire, les troubles respiratoires et circulatoires sont poussés à leur plus haut degré, et les réflexes sont complètement abolis. L’anesthésie est alors plus forte, presque absolue. C’est dans ce cas qu’elle atteint la tonicité du sphincter, qui est une des dernières à céder. Ce tonus est en effet quelque chose de spécial. Ce n’est ni la contraction proprement dite, ni le relâchement complet du sommeil chloroformique, mais un état intermédiaire permanent, équivalant à une véritable fonction. C’est un état de souscontraction qui n’est autre chose qu’un axe réllexe permanent (Brissaud) (i). C’est précisément cet arc réllexe qui ne fonctionne plus. T/évacuation se fait ici très fréquente, c’est rincontinence absolue.

3° Toutefois dans la plupart des cas, l’incontinence est, séméioloqiquement et pathogénicpiement, tout autre.

Les malades conrmés au lit, urinent bien sous eux. Mais qu’on change leur linge aussitôt mouillé, on voit qu’ils

1. 3rissaiul. La maladie de Parkinson. Leçons sur les Mal. Nerveuses, p. 498.

restent proj)res [)endant plusieurs lieiires. Ce u’est qu’au hout d’im temps assez Inuq qu’ils évacueront de nouveau, et en une seule fois, en quantité assez considéra blé. Si l’on se contente d’un examen superficiel, d’un interrogatoire rapide, on peut être induit en erreur, croire à un écoulement permanent. Mais si Ton interro[]e avec soin l’entourage, et qu’on examine fréquemment l’état des draps et alèzes, on voit que la vessie se laisse paisiblement remplir, et ([u’elle n’évacue son contenu qu’une fois pleine, exactement comme dans une miction normale. Un cathétérisme pratiqué peu d’instants après la miction, ne montrerait pas une goutte d’urine dans la vessie ; il montrerait la réplétion au contraire, pratiqué un assez long temps après (Geffrier) (1).

Ou’y a-t-il donc de particulier dans cette miction où les malades urinent à leur insu ? C’est un réflexe ordinaire (béré) (2). L’arc réflexe ]>ersiste, seul l’arc cérébral, conscient est roiu[)u dans un de ses chaînons (Gelfrier). Nous croyons pour notre part, qu’on peut aussi invoquer dans ces cas un processus relevant: ou de Vacte instinctif ou plutôt de Xacte subconscient^ par suite de la persistance d’une très vague ])ersonnalité, qui s’ignore.

En résiuné, il existe plusieurs variétés séméiologiques d’incontinence, dont les modalités diflerentes se.retrouvent dans les comas, et doivent d’ailleurs être soigneusement distinguées les unes des autres par le praticien.

( Incontinc?ice par regorgement.

Incontinences Incontinence vraie, (otale.

( Incontinence mictionnelle.

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