Féré.,Loc. ci^., p
Pratiquement, dans les comas, la rétention, qui répond aux cas moyens, est plus fréquente que l’incontinence, llappelons qu’il en est de même dans les (Hats hustéri- ([iies avec ou sans létharf/ie où rincoiitinence, soit primitive, soit secondaire, est aussi plus rare, (Gilles de la la Touretle) (i). La rétention dépend plus souvent alors d’une paralysie vésicale que d’un état spasmodique du col. (Lebrelon (2), Lejamptel (3), Guingand) (4). LHe peut d’ailleurs débuter en même temps qu’une paraplégie.
liieonliiBeiBee Rectale. — Ce que nous venons de dire pour le sphincter urinaire, peut s’appliquer au sphincter anal. La paralysie ou le relâchement du sphincter anal jn'édoininent suivant les circonstances. Mais la constipation surtout, est un phénomène des plus communs dans les états comateux.
Quand il y a incontinence, les fèces sont évacuées une à deux fois par jour, ({uelquefois plus, quelquefois moins.
SOM3n:iL UYSTÉRIOUE
On peut rapprocher ici certaines attaques de sommeil chez des hystériques.
1. Gilles (le la T(au*otte, Traite de Vhystérie, 2“ partie, II, p.
2. Lebreton. Des différentes variétés de la paralysie hystê: ique, Th. Paris, 18()S.
3. Lejamptel. Etudes sur les paralysies musculaires d'origine }iy stérique, Th. Paris, 1892.
4. Guiiig’aa l. Note sur la rétention d'urine d'origine hystérique. Th. Paris, 1879.
En ellet, la conscience y est comme en élat de rêve, entièrement absorbée par des phénomènes intérieurs limitée à une sphère très étroite de représentations fixes, intellectuelles ou émotionnelles (Janet) (1). La réception des impressions du monde (Extérieur et de celles du propre corps peut être entièrement suspendue, et le malade rester à peu près totalement inerte, semblant n’avoir pas plus de pensée que de mouvements. Une observation typique va nous montrer ce que deviennent les sphincters dans ce cas.
Observation I (Résumée).
(M. Gilles de la ToiireLte) (2)
Mlle H... B..., 25 ans. Antécédents héréditaires chargés, hystérifiues et alcooliques. A la suite d’une vive frayeur (1883), une série d’attaques hysiériques subi ntran tes. Après la dernière, tombe en l’état léthargique où elle est encore en 1887.
Thrismus, alimentation artificielle. Selles de plus en plus rares, involontaires. Miction également rare, involontaire. Règles disparues. De temps en temps, tous les mois environ, attaques convulsives : grande hystérie. La perte de connaissance reste toujours totale. Zone liystérogène sternale. Hémorrhagie buccale suivie de la disparition temporaire de la zone hystérogène.
Le faciès est celui d’une femme amaigrie, plongée dans un sommeil calme et profond. Respiration calme, légère, lente. Pouls 95-9L Température a.xillaire 37-37.8. Anesthésie tolale. Imminence de contracture généralisée. E.vagération des rélle-
1. Janet. Etat mental des Hystériques, les Accidents mentaux, p. 101.
2. Gilles de la Tourette. Des attaques de sommeil hystérique. Arch. de Neurol,, tome XV, 1888, p. 99-102.
xes roLuliens, trépidation spinale. Organes thoraciques et abdominaux paraissent sains. La percussion indique que la vessie est presque coniplèteinent vide. L'.i miction est involontaire, les urines très peu abondantes. De temps en temps on vide le rectum, toujours peu chargé de matières dures, à l’aide de lavements appropriés.
exions.. — Le qâtisme est ici alisolument complet. Il tant remarquer qu’il n’existe pas de rétention d’urine. S’est-elle montrée au début et l’incontinence n’a-t-elle été que secondaire ? C’est possible, d’autant plus que M. Gilles de la Tourette dit plus loin : la miction devient souvent involontaire pour peu que le sommeil se prolonge un jour ou deux. Mais les renseignements manquent sur ce point. L’incontinence primitive s’exjilique d’ailleurs très bien. Cette imminence de contracture qui est généralysée (à noter l’exagération très grande des réllexes rotuliens), ne peut-elle porter aussi sur le detriitor uri/iœ, qui se contracte, sitôt amassée la plus petite quantité d’urine? Ce fait que la vessie a toujours éié trouvée vide à la palliation et à la percussion s’accorde avec cette sujiposition.
Dans les cas où la toiqieur paraît moins complète, c’est la rétention qui survient. Ainsi, dans les observations de Boutges (1) où le coma varie d’intensité d’un jour à l’autre, où un côté se contractui'e alors ({ue l’autre en résolution, on voit la rétention d’urine persister pendant toute la durée de l’a-lfection (3 semaines dans l’observation IX).