STUPEUR
Nous rattachons à rinconscieiice des comateux, en dehors de tonte considération théorique, et nous tenant seulement sur le terrain séméioIor)ique, certaines formes de stupeur, surtout celles qui s’accompaqnent de catatonie, où le malade ne perçoit aucune des impressions venues du monde extérieur. Comme il est immobile, il est aussi insensible.
On comprend ce que peuvent dans ces cas devenir les sensations internes. L’appétit n’existe plus, le besoin de dormir est altéré, la fatique n’est meme pas ressentie (possibilité d’attitudes lonquement prolongées). Ainsi le malade suivant de M. Dubuisson se tient depuis des années, dans une attitude qui paraît invraisemblable. — Dans ces conditions, les besoins d’urination et de défécation n’existent pas plus et le gâtisme se produit : l’évacuation s’accomplit par le moyen, soit du réllexe simple, persistant encore, sans aucune impulsion ni iidiibition cérébrale, soit plutôt de la persistance des actes relevant de l’instinct ou d’une origine subconsciente, telle que nous la trouvions tout à l’heure. En tous cas, ces malades sont souvent d’une excessive malpropreté (Dagonet) (1). Ajoutons que si la stu[)eur se prolonge plus longtemps (plus d’un an) elle aboutit à la démence et au gâtisme définitif