I. — Les démences
L u premier fait ressort de toutes les statistiques : le nombre extrêmement considéral)le de qâfeux qui se rencontrent dans les alîections démentielles en général, tous les déments étant destinés à le devenir tôt ou tard.
On sait, d’antre part, le très grand nombre de déments dont on peuple, bien à tort, nos asiles d’aliénés, et cela avec une croissance progressive. Alors qu’au temps d’Esquirol (1^26-1833), les malades atteints de démence constituaient les 18 0/0 des entrants à l’Infirmerie du Dépôt, actuellement, ils en représentent les 29 0/0 (Garnier (1), Toulouse (2). Posons donc ce premier point, bien connu de toutes les personnes ayant approché les asiles, que sur la généralité des malades gâteux qui y sont soignés, la proportion des démentiels est, dès l’entrée, considérable.
D’ailleurs, on sait combien est vaste, en pathologie mentale, le groupe des démences. Jfaltération organique qui dissocie les fibres d’associations cérébrales se retrouve sous une (Hioloçjie extrêmement variée. Ce sont les états