Kaes. AUg. Zeitschr. f. Psgch.. 1895, p
les nécessités de la profession du sujet exigent plus d’applications, fiait par atteindre aussi l’attention consacrée à la satisfaction des liesoins d’évaciialion. De son coté, le profond affaissement de V observation, de la réflexion, de la critique empêche le paralytique de saisir assez nettement, quel est pour l’acte le moment le plus convenable (Erreurs de temps, d’endroits, etc.). L’association des idées, est, de plus, viciée ou sérieusement empêchée; et chaque idée erre, sans relation avec les autres, à l’aventure.
Notons que les troubles de la mémoire jouent forcément un rôle direct moins grand, ces troubles portant surtout sur l’acquisition de faits nouveaux, et les habitudes mic’ionnelles étant acquises de vieille date.
Cette désintégration intellectuelle explique • l’indifférence totale du malade pour ce qui l’entoure et l’inconscience où il est de son état.
II. — Il faut tenir compte d’un autre élément très influent qui intervient aussi dès le début: les modifications DU CARACTÈRE. Lcs réactioiis du sujet, au contact du monde extérieur, sont complètement modifiées. Les femmes, jadis irréprochables, n’ont plus soin d’elles-mêmes, manquent de toute pudeur. Des hommes intellectuellement élevés deviennent indilTérents à leurs jirincipes les plus chers, et étalent une grossièreté, un cynisme, dont on ne saisit pas dans l’entourage la véritable significalion. Il semble ijuc les tendances instinctives, n’étant plus réfrénées, s’émancipent complètement, et qu’alors, éclatent sans rien qui les modère, les manifestations brutales et réflexes des instincts surexcités (Magnan et
Sérieux (1). Aussi les actes d’évacuation soiil-Üs empreints d’une inconvenance dont l’histoire médico-légale n’est plus à faire.
— Ajoutons-y enfin I’affaiblissement de l’inhibition VOLONTAIRE. Le malade, incapable de réflexion, ne sait j)lus résister aux sollicitations des penclianls et des appétits. Stimulé par les exigences d’instincts auxquels manque leur contrepoids habituel, il est à la merci de ces derniers. Il se laisse aller avec une inconscience complète aux actes les plus insolites.
E/l î'ésiuné^ tous ces actes, l’évacuation mictionnelle et fécale en premier lieu, témoignent de la modification totale et de la désintégration de l’individualité psychique.
Toutes ces indications générales sont nécessaires à l’étude des troubles sphinctériens, dont elles servent à différencier les modalités si diverses. Ce sera en effet, tantôt le trouble de mémoire on d’association, tantôt la déchéance morale qu’il faudra accuser, et nous chercherons à retrouver, chemin faisant, dans nos observations, ceux de ces processus possibles à définir.
Mais, d’une manière générale, rien n’est ])lus curieux, cliniquement, que rincontinence des [laralytiques.
Voici, par exemple, un individu dont la figure radieuse, l'excitation des discours, les gestes singulièrement exubérants sont en rapport avec les idées de grandeurs ou de richesses. Tandis qu’il les développe compendieusement, on s’aperçoit qu’il s’est soudain oublié. Ou bien l’accident arrive, alors que, le teint frais, la face colorée, car l’ap-