I. — GÉNÉRALITÉS
En suivant notre plan, qui va dn simple au complexe, des états purement végétatifs aux états de conscience et d’attention, nous voyons apparaître ici, non plus le phénomène réflexe pins ou moins compliqué, traduisant ou la perte de connaissance, ou la déchéance organique fonctionnelle, mais bien le phénomène psychique et entièrement psychique. Un élément nouveau qui intervient alors* et dont l’intervention est capitale, est donc bien la conscience, non plus morcelée, mais dans son état complet de développement. Ce sont précisément les déviations ({ii’elle ollre alors, qui servent de base à l’étude des vésanies.
C’est qu’en effet, à chaque type empiriquement vrai de troubles mentaux doit, a priori, correspondre un genre particulier de trouble de la conscience générale, celle-ci, étant comme le résumé des troubles élémentaires dont ce type est composé et que différencie leur mode de supj)ression ou d’entrave. C’est dans ce sens ([ne Krallt-Ebimf parle d’un état de conscience inélancoli([ne, paranoïque, maniaque, etc.
Comme ce sont ces différents états de la conscience qui vont nous servir à classer les modalités du gâtisme
chez les vésaniciiies, quel(|ues mots d’explication sont jiécessaires.
CaiBseï^ lisycliiciiieis siibeaiiseieiites. — La conscience, telle (jii’elle est formée par la nature des représentations qui la remplissent pendant l’unité de temps, n’est pas une entité constante. Selon la netteté des conceptions, il y a divers degrés dans sa lucidité. Au degré le plus élevé, c’est le sentiment de soi-même, avec la parfaite conscience de sa propre faculté de conception, ce qui suppose une perception sensitive exacte, soumise au libre arbitre et puisant dans raccLimulatiou antérieure des souvenirs (vie psychique cojisciente). Mais à ce monde de la vie intellectuelle consciente est rattachée par des transitions multiples toute la sphère de la vie psifchique inconsciente (Kraift-Ebing) (1) sorte de psi/chisme inférieur pour (Irasset (2), de beaucoup le plus étendu et le plus important. 11 est sans cesse en activité, utilisant toutes les excitations que les nerfs sensibles amènent à l’écorce cérébrale, régularisant et coordonnant les mouvements imprimés par un acte de la conscience (volonté) et les faisant accom|)lir automatiquement, avec égale sûreté et promptitude. Il s’assimile les multiples sensations d(‘ tous les instants pour les transformer en impressions, en pensées, en [)rocessus psychicjues compli({ués, dont le résultat se présentera à la conscience sons la (orme d’opinions, d(* jugements ou de passi(3iis. C’est à cette